Toutes nos envies

Réalisateur
Acteurs
Pays
Genre
Drame
Durée
120
Titre Original
Toutes nos envies
Notre score
10
Claire, Jeune juge au tribunal de Lyon, rencontre Stéphane, juge chevronné et désenchanté, qu’elle entraîne dans son combat contre le surendettement. Quelque chose naît entre eux, où se mêlent la révolte et les sentiments, et surtout l’urgence de les vivre.

 

 

 

Film présenté en avant-première au Gaumont Multiplexe de Montpellier

 
L’avis de Fabien
 

Après un superbe Welcome centré sur le sort des réfugiés clandestins en France, Philippe Lioret s’attaque avec Toutes nos envies, toujours dans la veine d’un cinéma engagé comme le réussissent les cinéastes anglais comme Ken Loach, à un autre phénomène de société grave, en l’occurrence le surendettement de ménages victimes des pratiques douteuses des sociétés de crédit.

 

A l’image du cinéaste britannique, le réalisateur de Je vais bien, ne t’en fais pas adjoint à ce sujet social une progression dramatique rigoureuse autour de plusieurs personnages: au cas d’une jeune mère de famille asphyxiée par les dettes contractées par son mari démissionnaire se superpose l’histoire d’amour platonique des deux juges émus par l’affaire dont l’un est confronté à de graves problèmes personnels. Le volet juridique est bien imbriqué dans l’histoire  personnelle de ces deux juges altruistes : l’un est réputé et quelque peu désabusé par le système, l’autre, débutante, apporte son optimisme et son énergie à ce tandem très attachant.

 

Comme à son habitude Lioret trouve le ton juste dans les situations dramatiques jamais pesantes car filmées avec pudeur préférant une économie de dialogues et le pouvoir suggestif des silences et des regards. L’attention portée aux détails du quotidien, la justesse des réactions témoigne d’une recherche de réalisme, d’authenticité toujours aussi percutante.

De plus si le film évoque la mort il y souffle un élan vital via le personnage combatif de Marie Gillain qui l’éloigne de tout pathos.

 
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Deux grands acteurs sont les vecteurs des divers sentiments qui traversent le récit : Marie Gillain, la redécouverte d’un talent sous-exploitée dans le cinéma français dans un rôle exigeant entre force et fragilité en duo avec Vincent Lindon, la sobriété exemplaire d’un de nos plus grands acteurs capable d’être crédible et convaincant quelle que soit son rôle.

Leurs personnages, à l’image de ceux des précédents films de ¨Philippe Lioret, sont combatifs au quotidien, déterminés à ne pas se résigner face au malheur et croire en l’Autre ; ils sont dans la vie quelles que soient les difficultés rencontrées et  nous emportent dans leurs histoires souvent douloureuses mais porteuses d’espoir quant à la démonstration de la capacité de l’homme à lutter contre l’adversité (le système économique et politique, la douleur, le deuil) grâce à l’entraide, le partage, l’amour.

 

Ne résistez pas à l’envie de voir ce beau film humaniste !

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Après un très fort Welcome centré sur le sort des réfugiés clandestins en France Philippe Lloret s’attaque dans Toutes nos envies, toujours dans la veine d’un cinéma engagé comme le réussissent les cinéastes anglais comme Ken Loach, à un autre phénomène de société grave en l’occurrence le surendettement de ménages victimes des pratiques douteuses des sociétés de crédit.

A l’image du cinéaste britannique, Lloret adjoint au sujet social une progression dramatique rigoureuse : au cas d’une jeune mère de famille asphyxiée par les dettes contractées par son mari se superpose l’histoire d’amour platonique des deux juges émus par l’affaire dont l’un est confronté à de graves problèmes personnels. Le volet juridique est bien imbriqué dans l’histoire  personnelle de ces deux juges altruistes : l’un est réputé et quelque peu désabusé par le système, l’autre, débutante, apporte son optimisme et son énergie à ce tandem très attachant. Comme à son habitude Lloret trouve le ton juste dans les situations dramatiques jamais pesantes car filmées avec pudeur préférant une économie des dialogues et le pouvoir suggestif des silences et des regards. De plus si le film évoque la mort il y souffle un élan vital via le personnage combatif de Marie Gillain qui l’éloigne de tout pathos. L’attention portée aux détails du quotidien, la justesse des réactions témoigne d’une recherche de réalisme, d’authenticité toujours aussi percutante.

Deux grands acteurs sont les vecteurs des divers sentiments qui traversent le récit :

Marie Gillain, la redécouverte d’un talent sous-exploitée dans le cinéma français et Vincent Lindon, la sobriété exemplaire d’un de nos plus grands acteurs capable d’être crédible et convaincant quelle que soit son rôle. Leurs personnages, à l’image de ceux des précédents films de Lloret, sont combatifs au quotidien, déterminés à ne pas se résigner face au malheur et croire en l’Autre ; ils sont dans la vie quelle que soit les difficultés rencontrées et  nous emportent dans leurs histoires souvent douloureuses mais porteuses d’espoir quant à la démonstration de cette capacité de l’homme à lutter contre l’adversité (le système économique et politique, la douleur, le deuil) grâce à l’entraide, l’amour.

Ne succombez pas à l’envie de voir ce beau film humaniste !

Toutes nos envies
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