Critique de Anaconda
Synopsis
Doug et Griff sont amis d’enfance et partagent depuis toujours un rêve un peu fou : réaliser leur propre remake de leur film préféré, le cultissime Anaconda. En pleine crise de la quarantaine, ils décident enfin de se lancer, et se retrouvent à tourner en plein cœur de l’Amazonie. Mais le rêve vire rapidement au cauchemar lorsqu’un véritable anaconda géant fait son apparition et transforme leur plateau déjà chaotique en un véritable piège mortel. Le film qu’ils meurent d’envie de faire ? Va être vraiment mortel…
Avis de Yanick Ruf
Anaconda marque le retour triomphal de Jack Black dans un film d’action parodique qui rend hommage au nanar culte de 1997 réalisé par Luis Llosa, transformant ses excès en source d’hilarité pure.
Dès l’ouverture, le concept est posé : une bande de cinéastes amateurs, fans inconditionnels du film original qu’ils considèrent comme un chef-d’œuvre absolu, se lance dans le tournage d’un reboot. Logiquement, leur expédition dans la jungle les met face à un anaconda géant affamé, déclenchant une série de catastrophes hilarantes.

Jack Black, maître de la parodie Z-movie
Jack Black incarne ici un personnage survolté qui porte le film à bout de bras, alternant répliques absurdes et numéros physiques déjantés. Le ton oscille constamment entre comédie loufoque et pastiches d’horreur, avec des clins d’œil permanents à l’original : plans iconiques recréés en version moqueuse, dialogues décalés, situations grotesques.

Un casting hétéroclite au diapason
L’équipe d’acteurs, tous calibrés pour leurs rôles excentriques, fonctionne à merveille dans cette ambiance de faux low-budget. L’idée centrale, un film dans le film tourné par seulement 4 personnes, dont 2 acteurs principaux, est brillamment mise en scène, renforçant le côté méta et artisanal qui fait le sel de la parodie.

Moments cultes et scènes anthologiques
Certaines séquences volent la vedette : le duo improbable phacochère/écureuil, pure invention absurde, la désinfection par l’urine, un gag scatologique qui atteint des sommets de ridicule jubilatoire ou encore l’apparition surprise d’Ice Cube en cameo, jouant son propre rôle au milieu du chaos.
Contrairement au film de 1997 aux effets datés, Anaconda surprend par la qualité de ses CGI : le serpent géant est crédible, imposant, presque menaçant (ironiquement plus réaliste que l’original), ce qui renforce l’effet comique.

Un hommage réussi au nanar
Faire une parodie réussie d’un nanar était un sacré défi, mais Jack Black l’emporte haut la main. Ce film assume son ADN Z, recycle ses tics avec tendresse et délivre une heure et demie de rires francs. Un guilty pleasure assumé, parfait pour les soirées ciné sans prétention !


