The Immigrant

Réalisateur
James Gray
Acteurs
Jeremy Renner, Joaquin Phoenix, et Marion Cotillard
Pays
USA
Genre
Drame et Romance
Durée
120 min
Titre Original
The Immigrant
Notre score
8

1921. Ewa et sa sœur Magda quittent leur Pologne natale pour la terre promise, New York. Arrivées à Ellis Island, Magda, atteinte de tuberculose, est placée en quarantaine. Ewa, seule et désemparée, tombe dans les filets de Bruno, un souteneur sans scrupules. Pour sauver sa sœur, elle est prête à tous les sacrifices et se livre, résignée, à la prostitution.
L’arrivée d’Orlando, illusionniste et cousin de Bruno, lui redonne confiance et l’espoir de jours meilleurs. Mais c’est sans compter sur la jalousie de Bruno…

 

 Film présenté en compétition au 66ème Festival International de Cannes

Avis de Fabien :

The immigrant est le premier film en costumes d’époque et le premier portrait de femme pour James Gray mais recèle des thématiques récurrentes chères au réalisateur de La nuit nous appartient : trahisons et rivalités familiales, nécessité du sacrifice pour changer de vie, renonciations à ses idéaux face aux contingences du réel…

Selon une logique feuilletonnesque l’héroïne Ewa (Marion Cotillard) connaît différentes prisons, Ellis Island où elle est retenue à son arrivée sur le territoire américain, le cabaret/hôtel où elle est contraint à se prostituer pour réunir assez d’argent pour sauver sa sœur malade.

Ce mélodrame est bâti selon une structure opératique chère au réalisateur américain qui a toujours avoué son admiration pour Le parrain avec des scènes calmes comme celle étonnante du spectacle d’un magicien charismatique (Jeremy Renner) le soir du réveillon dans Ellis Island et des accélérations dramatiques où Gray réussit de grands moments de cinéma : le meurtre escamoté d’un personnage jalousé par celui de Joaquin Phoenix, la confession de épiée par le même sombre individu.

The immigrant présente des personnages forts et complexes : le moineau perdu se révèle endurant et capable de pardon pour son souteneur qui se révèle à la fin. Marion Cotillard y simplement émouvante, dans un de ses meilleurs rôles, Joaquin Phoenix intense en souteneur un peu fou et amoureux de sa nouvelle protégée pour qui il est prêt à commettre l’irréparable.

La lumière ocre et en clair-obscur de Darius Khondji participe à  la beauté crépusculaire de ce mélodrame impeccablement mis en scène et interprété.

 

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The Immigrant
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