Ernest et Célestine

Réalisateur
Acteurs
Pays
Genre
Anime
Durée
80
Titre Original
Ernest et Célestine
Notre score
10

Dans le monde conventionnel des ours, il est mal vu de se lier d’amitié avec une souris. Et pourtant, Ernest, gros ours marginal, clown et musicien, va accueillir chez lui la petite Célestine, une orpheline qui a fui le monde souterrain des rongeurs. Ces deux solitaires vont se soutenir et se réconforter, et bousculer ainsi l’ordre établi.

 

Ce film est diffusé dans le cadre de la thématique Compétition Nouveau Genre  à la dix-huitième édition de L’étrange festival

Avis de Manuel Yvernault :

 

Avec Panique au village, fruit de leur précédente collaboration, Stéphane Aubier et Vincent Patar avaient réussit à imposer, en version long métrage, leur style unique, film d’animation à l’humour débridé, hystérique, hors des univers numériques et à la génétique made in Belgique.

Benjamin Renner s’adjoint donc à ce duo pour livrer une adaptation des livres pour enfants, Ernest et Célestine.

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Choix qui pourrait surprendre tant l’univers des deux films semble distant, au premier abord, voire totalement opposé. Il en résulte pourtant une douce magie, qui opère comme par délicatesse et qui donne à Ernest et Célestine ce charme disparu des films d’animation, simple, enchanteur et joueur de la forme même du support.

 

Graphiquement séduisant par son travail de pastel, le film n’est pas uniquement destiné aux enfants puisque les situations toutes plus malicieuses les unes que les autres invitent avec une facilité confondante les adultes dans ce monde polisson.

 

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Le propos, véhiculé entre le monde des ours et des souris, n’est ici que vecteur d’un message de tolérance pour le moins original, sans jamais tomber dans la lourdeur que le récit pouvait imposer. La présence de Stéphane Aubier et Vincent Patar impose cette patte si drôle et touchante que les deux réalisateurs avaient déjà versés dans Panique au village. Plus ancrée dans le monde de l’enfance et moins cartoonesque, Ernest et Célestine n’en n’est pas moins délicieux, mais offre sur un autre support et dans une forme différente, l’émergence d’un conte où chacun, petits et grands, y trouvera son « conte », par enchantement, tendresse et jubilation de tours malicieux. Enfantin sur le principe, grand dans la réussite.

Ernest et Célestine
10
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