Barbecue

Réalisateur
Eric Lavaine
Acteurs
Florence Foresti, Franck Dubosc, Guillaume De Tonquédec, Jérôme Commandeur, Lambert Wilson, et Lionel Abelanski
Pays
France
Genre
Comedie
Durée
98 min
Titre Original
Barbecue
Notre score
7

Antoine, à l’aube de ses cinquante ans, mène une vie saine partagée entre des amis de longue date et un travail dans l’entreprise familiale. Celle-ci va être chamboulée lorsqu’Antoine, victime d’un infarctus, va se voir conseiller de « faire plus attention ». Lui qui était, jusqu’ici, l’élément modérateur de ce microcosme va adopter l’attitude inverse et commencer à penser à soi avant de penser aux autres. Mais ce changement va en entrainer bien d’autres…

L’avis de Taz

« On ne change pas une recette qui gagne » et le réalisateur Eric Lavaine ne déroge pas à la règle dans sa nouvelle comédie, la cinquième en cinq longs métrages, ne prenant que peu de risques pour s’assurer un succès au box-office.

D’abord grâce à un casting de choix, composé d’acteurs qui lui ont réussi jusqu’ici, Franck Dubosc (tout en retenue, enfin!) et Lionel Abelanski (immuable)… et de valeurs montantes, Guillaume De Tonquédec que l’on ne présente plus, Florence Foresti ou bien encore Jérôme Commandeur (confirmant tous deux leur attrait pour le cinéma, qui le leur rend bien). Tous gravitent autour d’un Lambert Wilson toujours aussi charismatique, parfaite incarnation du « nouveau quinquagénaire » remettant sa vie en question.

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C’est d’ailleurs là que se trouve la deuxième idée du film: un scénario simple, traitant de sujets (trop?) en vogue. On y retrouve donc, pêle-mêle, les quinquagénaires (ne sont pas vieux, ni « has been »), les choix de vie, l’amitié, les vacances dans le midi, etc…

Barbecue se regarde comme on lirait une nouvelle, sans y faire vraiment attention et sans y prêter trop d’ambition. Moins viscéral que Les petits mouchoirs et moins abouti que Le cœur des hommes… Traitant des mêmes sujets, il ne fait, finalement, que les effleurer sans jamais y apporter la moindre profondeur mais en gardant une légèreté salvatrice.

La mécanique entre les acteurs est bien réglée et leur complicité semble sincère, si bien que l’on se plait à les voir évoluer dans leur petit monde aseptisé.

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On ne retiendra pas Barbecue pour avoir révolutionné le genre, mais comme un film léger et distrayant, s’appuyant sur une mécanique bien huilée. Une heure et quarante minutes pour se changer les idées dans un décor cévenol magnifique (y aurait-il une promo sur les lieux de tournage dans le sud de la France en ce moment?).

Barbecue
7
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