Tropical Malady

Réalisateur
Acteurs
Pays
Genre
Drame
Durée
115
Titre Original
Sud pralad
Notre score
5

Keng, le jeune soldat, et Tong, le garçon de la campagne mènent une vie douce et agréable. Le temps s’écoule, rythmé par les sorties en ville, les matchs de foot et les soirées chaleureuses dans la famille de Tong. Un jour, alors que les vaches de la région sont égorgées par un animal sauvage, Tong disparaît. Une légende dit qu’un homme peut être transformé en créature sauvage… Keng va se rendre seul au couer de la jungle tropicale où le mythe rejoint souvent la réalité.

L’avis d’Umungus : Prix du Jury à Cannes en 2004, de nombreuses très bonnes critiques dans la presse spécialisée, … Pourquoi?

Pour commencer, Tropical Malady n’est pas un film à proprement parler ni même un film à sketchs mais plutôt deux moyen métrages collés ensemble avec un vague lien entre les deux. C’est déjà en soi une pratique à la limite de l’escroquerie intellectuelle et cinématographique!

La première moitié est une « histoire d’amour » complètement ridicule entre deux hommes, un soldat et un paysan. Enfin, si l’on peut parler d’histoire d’amour, on dirait plutôt deux enfants de primaire qui se taquinent et se chamaillent! A plusieurs reprises, on a la désagréable impression de visionner un reportage avec des « acteurs » complètement perdus et en pleine improvisation attendant un « CUT! » qui ne viendra jamais.

La seconde partie qui raconte une légende thaïlandaise est la plus intéressante des deux. C’est aussi le seul élément fantastique du film. En effet, le paysan va disparaitre dans la jungle et se transformer en bête sauvage. Le soldat va essayer de retrouver son ami. La traque est intéressante montrant la relation très spéciale qui se lie entre le chasseur et le gibier et les rôles qui s’inversent parfois.

Le tout est très lent, certes, mais laisser tourner (et surtout ensuite monter) dix secondes après que le personnage soit sorti du cadre sans aucune action, c’est de l’abus! Pas étonnant que dans ces circonstances on arrive vite à une durée de 115 minutes. Surtout que la photo et les cadrages n’ont rien d’exceptionnels… J’ai eu beau chercher, je n’ai pas trouvé le chef d’oeuvre que certains y ont vu.

Si vous tentez le coup, je vous conseille de garder la télécommande à portée de main, vous allez en avoir besoin pour l’avance rapide. Bon courage!

Tropical Malady
5
Plus d'articles
Beatrice Cenci – Liens d’amour et de sang : le test blu-ray