La fille du puisatier

Réalisateur
Acteurs
Pays
Genre
Drame et Romance
Durée
107
Titre Original
La fille du puisatier
Notre score
5
En coupant à travers champs pour aller porter le déjeuner à son père, Patricia rencontre Jacques. Elle a dix-huit ans, il en a vingt-six. Elle est jolie, avec des manières fines de demoiselle ; il est pilote de chasse et beau garçon. Un peu de clair de lune fera le reste à leur seconde rencontre. Il n’y aura pas de troisième rendez-vous : Jacques est envoyé au front. Patricia attendra un enfant de cette rencontre. Les riches parents du garçon crieront au chantage, Patricia et son père, le puisatier, auront seuls la joie d’accueillir l’enfant. Une joie que les Mazel leur envieront bientôt et chercheront à partager, car Jacques est porté disparu…

Film présenté en avant-première au cinéma Cézanne d’Aix en Provence (13). Retrouvez l’interview du réalisateur Daniel Auteuil ici.




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Premier film en tant que réalisateur pour Daniel Auteuil. Bien entendu, il s’est attaqué directement à un film de sa région en adaptant un roman de Marcel Pagnol, certes pas le plus connu du grand public même si ce dernier a tout de même fait l’objet d’une première version en 1940 avec Fernandel et Raimu en tête d’affiche.




Cette fois-ci, nous retrouvons Kad Merad  surjouant un peu trop le personnage de Félipe aux côtés de Daniel Auteuil. Ce dernier est un habitué des personnages de Pagnol qu’il a déjà interprétés à deux reprises dans Jean de Florette et Manon des sources. Pas de problèmes donc pour son jeu d’acteur. Pour incarner la « fille perdue », le réalisateur a cherché afin de dénicher une jeune fille dont le visage inspire l’innocence nécessaire au rôle. C’est Astrid Berges-Frisbey (La première étoile, Un barrage contre le pacifique) qui a été retenue. Aucun faux pas pour elle non plus. Pas plus que pour le couple des parents du jeune Mazel, campés par Jean-Pierre Darroussin et Sabine Azema, excellents comme d’habitude, même si au premier abord, on a un peu de mal à cerner le personnage de Sabine. Mais bon, elle s’adapte très vite à la situation et donne le ton qu’il fallait à son personnage.






On notera également une petite interprétation de Marie-Anne Chazel, complétant un casting très complet. Au final, ce remake tient toutes ses promesses et l’on sent que le jeu des acteurs est à la hauteur du scenario.

Marcel Pagnol aurait certainement aimé cette version et ce n’est certainement pas pour rien que ses descendants l’on confiée à Daniel Auteuil au sommet de sa carrière de comédien et mûr pour une réalisation de qualité.


Exceptionnellement émouvant !

 


La fille du puisatier
5
  1. superbe film, daniel auteil juste et émouvant au possible. Le reste de la distribution est aussi à la hauteur. Je dis BRAVO Monsieur AUTEIL.

  2. Film vu ce jour. Partant sceptique par rapport à l’oeuvre de M. PAGNOL avec RAIMU et FERNANDEL je craignait d’être déçue. Bien au contraire, ce film est extraordinaire du début à la fin. Les interprêtes sont d’une grande émotion et d’une grande justesse.
    L’émotion dégagée par DANIEL AUTEUIL est époustouflante.
    Sortie de la salle en larmes.
    Bravo à DANIEL AUTEUIL et à tous les acteurs d’une grande qualité.
    Quant à la musique et les paysages, je manque de mots : CATARI CATARI ……..fabuleux (mais qui interprête la chanson ??? CARUSO ou TONY PONSET ténors disparus) ??????

  3. 😆 Avant de voir la version de Daniel Auteuil, j’avais eu la curiosité de regarder la version de Marcel Pagnol, celle qui a bercé pendant de longue années mes rêves de Provence.
    Mais force est de constater que la version couleur de 2011 de Daniel Auteuil, est plus agréable à l’ œil que celle de pagnol.je suis sorti émerveillé de la salle, et je compte bien la revoir sous peu.
    M.D.

  4. Je n’ai pas encore vu ce film.
    Je ne le ferai que si la version actuelle a expurgé le couplet larmoyant à la gloire de Pétain dont on entend l’appel à l’arrêt de la lutte, préfiguration de l’Etat Français et les mesures raciales.
    Je ne suis là que parce que des hommes de bien ne l’ont pas écouté.

    David Ben Eliyahou

  5. C’est tout « simplement » magnifique d’ingénuité, de naïveté et de fraîcheur provencale Superbe musique et un fond de Caruso..les faux airs de Jacques Perrin de Duvauchelle et la fraîcheur d’Astrid Bergès.Seul Kad Mérad, trop vieux pour le rôle dénote un peu mais son jeu est excellent.
    Bravo.

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