Brazil

Réalisateur
Acteurs
Pays
Genre
Comedie et Science fiction
Durée
145
Titre Original
Brazil
Notre score
10
Sam Lowry, fonctionnaire modèle d’une mégapole étrange, à la fois d’hier, beaucoup d’aujourd’hui et tout à fait de demain, a des problèmes avec sa maman et avec l’Etat, tout puissant. Pour couronner le tout, des songes bizarres l’entraînent chaque nuit sur les ailes d’Icare, à la recherche d’une jeune femme blonde, évanescente, inaccessible. Chaque fois qu’il est sur le point de l’atteindre, leurs trajectoires se séparent et le songe s’interrompt cruellement.
Pourtant une nuit, la belle Jill Layton entre dans sa vie… Par le biais d’une erreur dans la machinerie fantastique qui préside à l’organisation de la vie quotidienne des citoyens de cette ville étrange, l’Ordinateur suprême a désigné le brave Buttle à la place de l’escroc Tuttle, activement recherché. Après le décès fâcheux du pauvre Buttle, Saw Lowry, jusque là employé rampant, est promu au Service des Recherches, très brigué… pour dédommager la veuve du défunt. La belle Jill habite au dessus de l’infortunée famille… En fait de recherches, Sam va passer son temps à retrouver la femme de ses rêves.
Sa maman, elle, a des soucis beaucoup plus terre-à-terre. Elle surveille fébrilement les résultats des multiples interventions de chirurgie plastique réalisées par une sorte de Grand-Maître d’une secte étrange dans cet univers incroyable. Et son cher garçon suit attentivement les évolutions du visage et du corps de sa mère, ainsi que celles, nettement plus catastrophiques, de sa tante, soumise aux mêmes supplices vécus avec délice, comme une règle de vie impérative là-bas : rester jeune.
Tout cela dans un univers de tuyaux, de pompes géantes, une sorte de ville-poumon gigantesque d’où Sam sortira amplement vainqueur de toutes les embûches pour retrouver sa belle. Mais à quel prix…
 
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L’avis de Fabien

 

L’ex Monty Python, Terry Gilliam, a rencontré dans sa carrière de nombreux soucis de production (Lost in la mancha, L’imaginarium du Docteur Parnassus) et de contrôle du montage (Les frères Grimm).

Le destin de son premier long-métrage majeur, sorti de l’aventure collective Monty Python, est symptomatique de ceux des films ambitieux, non commerciaux, parfois plein de bizarreries dans un univers complexe souvent décalé  qui connaissent des soucis sur la table de montage : Brazil passe d’une version européenne de 2h 22min à une durée américaine de 1 h 34 min où le récit charcuté se termine par une fin heureuse. En effet quand la 20th Century Fox, titulaire des droits internationaux, a diffusé dans le monde le film avec succès, Universal a décidé de procéder à un remontage total pour la sortie américaine afin de rendre plus claire la foisonnante narration et présenter de manière plus positive les personnages.

 

Pour cette satire rétro-futuriste assez folle où l’on croise des terroristes sympas, des employés de bureau rêveurs,  des bourgeoises accros à la chirurgie esthétique dans des décors remplis de tuyaux et de caméras, Gilliam pensait au titre de 1984 1/2 autant en hommage au 8 1/2 de Federico Fellini qu’en citation du classique 1984 de George Orwell.

Avec son architecture et ses décors expressionnistes, ses personnages extravagants (Katherine Helmond, Robert De Niro) autour de son attachant anti-héros qui tente de prendre le contrôle de sa destinée, ses envolées oniriques, son ton satirique pour dénoncer les sociétés totalitaires, Brazil constitue une exaltante expérience de cinéma.

 

Au fil du temps Brazil est devenu un classique au fil du tempsdont chaque nouvelle vision révèle son lot de détails significatifs.

Dire que la sortie de la version longue pour la première fois en France en blu-ray est un bonheur absolu pour tout cinéphile digne de ce non est un doux euphémisme.

 

 

Test blu-ray

 

Technique

 

Pour un film daté de 1985, le master proposé en HD haut débit est de qualité : excepté les scènes oniriques affichant un grain assez prononcé dû aux trucages employés dans ce type de scène, le reste du métrage affiche beaucoup de détails au niveau des visages, une profondeur de champ inespéré et des contrastes bien équilibrés. Sans être parfaite (une remasterisation en 4K pour un tel film culte aurait été idéale) l’image de ce blu-ray enterre définitivement celles des éditions DVD.

 

Comme pour la sortie salles, la VO est proposée en DTS-HD 2 canaux encodés en Dolby Surround : les scènes oniriques sont les plus marquantes en terme d’acoustique. De manière générale les dialogues sont clairs et la musique bien ventilée. La VF en Dolby Surround est de fait moins précise tout en étant acceptable.
 
Bonus
L’unique bonus de cette édition digibook FPE avec livret inédit est un très bon making of d’époque qui délivre en 30′ beaucoup d’information sur le film.
Le luxueux packaging de cette édition blu-ray met en valeur ce film culte proposé dans un master à la hauteur des attentes des nombreux fans de ce sommet de la carrière de Terry Gilliam.

 

Brazil
10
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