Maggie

Réalisateur
Henry Hobson
Acteurs
Abigail Spencer, Arnold Schwarzenegger, et Joely Richardson
Pays
Suisse et USA
Genre
Drame, Horreur, et Thriller
Durée
95 min
Titre Original
Notre score
5

Alors qu’une terrible pandémie se propage à travers les États-Unis, le gouvernement impose de placer les malades infectés par le virus en quarantaine, où ils se transformeront en zombies, totalement retranchés du monde. Lorsque Maggie, 16 ans, apprend qu’elle a été contaminée, elle s’enfuit. Mais son père, Wade Vogel, est déterminé à la retrouver et à la protéger coûte que coûte, même s’il lui faut affronter les forces de police…

Avis de Manu

Depuis qu’il est remonté en « salle », de tous les films de genre que Schwarzie a choisi de tourner, Maggie semble être celui où le comédien joue sa gamme la plus inédite. On reste dans un même ton mais le ménagement de jeu dont il fait preuve est suffisamment en retenue et d’une dramaturgie cohérente pour que son interprétation marque un pas.

Entre la surprise de retrouver le comédien sur le terrain de la simplicité, le côté friable et humain qu’il donne à son personnage, Arnold Schwarzenegger étonne.

Si l’interprétation se dessine ainsi, c’est à n’en pas douter, par une direction d’acteur à la mesure du long-métrage, film d’horreur à la patte dramatique, qui prend des accents auteuriste à certains moments. Plus original et inattendu que réussit, Maggie tente ce mélange des genres.

maggie

On sort donc des purs films clonés du genre, pour tenter une jolie et intime offensive sur un autre versant. Cela ne fonctionne pas complètement, le film manque cruellement de rythme mais une certaine ambiance vient porter l’ensemble au-delà de ce que l’on pouvait attendre.

Ici, le gore se dessine dans une esthétique réaliste, loin de l’hémoglobine pure du genre, vue sur la dernière décennie (et même plus).

Hélas, hors des frontières esthétiques et de l’originalité, ne reste qu’un petit film à l’ambiance marquée, dégageant une vraie proposition mais surfant peut-être sur trop de diversité de ton pour ne pas s’inscrire sur une même vague. A contre-courant Henry Hobson est au minimum le dépositaire de sa propre grammaire cinématographique qu’on demande à voir exploiter sur un sujet plus dense et moins classique.

Reste donc l’interprétation très solide d’un comédien en la présence du colosse Schwarzie, surprenant dans un rôle dans lequel on ne l’avait pas encore vu. Emprunt d’une certaine mélancolie, Maggie reste entre l’objet de curiosité, et la bande démo autant pour son réalisateur que pour un acteur revenu de loin depuis son retour face caméra. Hélas à force d’être trop dans le méditatif, rien ne s’élève au final de cette proposition.

Maggie
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