La French

Réalisateur
Cédric Jimenez
Acteurs
Benoît Magimel, Gilles Lellouche, et Jean Dujardin
Pays
France
Genre
Historique et Policier
Durée
135 minutes
Titre Original
La French
Notre score
8

Au milieu des années 70, la France est depuis des années devenue la plaque tournante mondiale dans la synthétisation et la vente d’héroïne, principalement pour l’Amérique du nord. Divers groupes indépendants, répartis sur le territoire, fournissent ce marché international… C’est la « French Connection ».

A la tête de cette « pieuvre », le milieu marseillais, dirigé d’une main de maitre par Gaëtan Zampa, aussi juste qu’impitoyable.

Pierre Michel, jusqu’alors juge des mineurs, est nommé au grand banditisme afin d’assainir la ville de Gaston Defferre. Mais pour arriver à ses fins, il lui faudra adapter ses méthodes au mépris des règles et de sa propre sécurité.

 

L’avis de Taz

La French Connection a été une période marquante de la fin du siècle dernier en France… Les années aidant, c’est pourtant le premier film à parler aussi librement de l’histoire vraie du juge Pierre Michel (là où French Connection et French Connection 2 traitaient du sujet de la drogue  du point de vue américain et Le Juge s’inspirait de lui mais sans jamais le nommer)

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Aussi, fallait-il un enfant de Marseille tel que Cédric Jimenez, ayant connu la fin de cette période et même certains des protagonistes, pour nous proposer une oeuvre qui soit  ni démagogique, ni manichéenne, mais empreinte de l’atmosphère de l’époque. Egalement coscénariste, le réalisateur aime cette ville qu’il met brillement en scène, tout autant que ses personnage. Cela se ressent dans les lieux, le souci des détails et des anachronismes mais également dans les partis pris concernant le contexte politique et judiciaire qui y régnait.

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Pour y parvenir, Jean Dujardin en juge Michel habité, Gilles Lellouche en parrain impassible ou bien encore Benoît Magimel en caïd nerveux ne sont que quelques un des rôles interprétés avec justesse par un casting opulent. On se délecte d’y retrouver des figures régionales telles que Gérard Meylan, Eric Fraticelli ou bien encore Eric Collado… et l’on gardera en mémoire l’une des scènes clé, à la fin du film, durant laquelle Céline Salette crève littéralement l’écran.

Même si l’on peut regretter quelques baissent de rythmes, le film parvient à nous dépeindre avec sobriété, classe et respect l’histoire extraordinaire de ces années noires où corruption, drogue et banditisme se côtoyaient.

La French tient toutes ses promesses et se révèle être un très bon film historique, sobre et efficace.

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La French
8
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