Enfant 44 : le test blu-ray

Réalisateur
Daniel Espinosa
Acteurs
Gary Oldman, Noomi Rapace, et Tom Hardy
Pays
Angleterre, République Tchèque, et USA
Genre
Thriller
Durée
138 min
Titre Original
Child 44
Notre score
6

Hiver 1952, Moscou. Leo Demidov est un brillant agent de la police secrète soviétique, promis à un grand avenir au sein du Parti. Lorsque le corps d’un enfant est retrouvé sur une voie ferrée, il est chargé de classer l’affaire. Il s’agit d’un accident, Staline ayant décrété que le crime ne pouvait exister dans le parfait Etat communiste. Mais peu à peu, le doute s’installe dans l’esprit de Léo et il découvre que d’autres enfants ont été victimes « d’accidents » similaires. Tombé en disgrâce, soupçonné de trahison, Léo est contraint à l’exil avec sa femme, Raïssa. Prenant tous les risques, Léo et Raïssa vont se lancer dans la traque de ce tueur en série invisible, qui fera d’eux des ennemis du peuple…

Avis de Fabien

Publié en 2008, Enfant 44 est le premier volet d’une trilogie à succès, signée de l’écrivain britannique Tom Rob Smith. Véritable page turner, ce polar haletant, inspiré de faits réels, situe son intrigue sous le régime de l’Union Soviétique et retrace les aventures de Leo Demidov agent du MGB (la police secrète russe) intègre et dévoué, chargé d’élucider le mystère qui entoure une série de meurtres d’enfants.

Après avoir envisagé un temps de réaliser le film, Ridley Scott qui est resté producteur en a confié les manettes au réalisateur d’Easy Money et de Sécurité rapprochée Daniel Espinosa.

Disons le de suite cette adaptation est décevante, ceux qui ont apprécié le livre ne vont malheureusement pas retrouver son intensité, sa complexité dans le rapport entre les personnages, la relation de couple entre Leo et sa femme, les liens troubles unissant le héros au serial killer, gommés dans une recherche d’efficacité scénaristique.

Sur fond de dénonciation des ravages de la terreur, Enfant 44 empile les rebondissements, sans temps morts : le rythme est trépidant (le film dure 138 minutes) mais qu’aucune scène n’a le temps de s’installer, la tension dramatique est souvent désamorcée par un montage trop rapide et beaucoup d’excellents comédiens (Jason Clarke, Gary Oldman, Vincent Cassel) ne font que passer, avec une petite poignée de scènes pour faire exister leurs personnages intéressants sur le papier.

Malgré un montage au hachoir (majorité des scènes d’action brouillonnes) et l’opacité des personnages, Enfant 44 saura trouver son public, les amateurs de série B, avec sa belle facture esthétique (beaux décors de République tchèque, costumes impeccables et des plans globalement soignés), son ambiance noire et une interprétation de qualité avec mention pour Tom Hardy qui exprime superbement, avec le regard, la part de fragilité de ce colosse russe.

En somme cette adaptation manque d’âme pour rester inoubliable ce qui est d’autant plus dommage vu l’excellence du matériau de départ et de l’interprétation mais en l’état Enfant 44 s’avère être une bonne série B, bien rythmée avec de multiples rebondissements dans un cadre peu usité pour une enquête policière.

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Test blu-ray

Le piqué est par moment un peu juste mais le rendu hd est très satisfaisant.

Les deux pistes sonores délivrent un spectacle plaisant (paramétrage du volume étonnamment bas), avec en vo accents russes prononcés!

Bonus

Une trop courte featurette (5′) présente les coulisses du film.

Enfant 44 : le test blu-ray
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