Réalisateur
Jun Robles Lana
Acteurs
Eddie Garcia, Luz Valdez, et Rez Cortez
Pays
Philippines
Genre
Comedie et Drame
Durée
Titre Original
BWAKAW
Notre score
8

René, un vieil homosexuel qui approche 70 ans, est persuadé qu’au crépuscule de sa vie, il est trop tard pour aimer, entretenir l’amitié et qu’il n’y a plus qu’à attendre la mort. Il s’y est préparé et a même acheté un cercueil pendant les soldes d’été. Son seul compagnon est un chien des rues (Bwakaw) qui erre près de sa maison et le suit dans tous ses déplacements. René le nourrit mais s’interdit toute marque d’affection. Mais un jour Bwakaw tombe malade et le vétérinaire diagnostique un cancer. René en est très affecté et se rend compte que le vieux chien compte en fait beaucoup pour lui.

Présenté dans la catégorie « Visages des Cinémas d’Asie Contemporains » au 19ème FICA de Vesoul

L’avis de Yanick « Wolverine » Ruf :

Les Philippines n’en sont pas à leur premier test sur l’homosexualité. Une fois de plus, c’est le sujet d’un film, mais cette fois-ci, il s’agit d’une comédie dramatique. Le personnage principal, René, vit avec sa vieille chienne Bwakaw, qui est atteinte d’un cancer. Jun Robles Lana, le réalisateur, a donc pris ce sujet comme point de départ de cette histoire. Pari osé que de vouloir mettre de la comédie là-dedans, mais pari réussi tout de même ! Mais attention toutefois, l’humour omniprésent est souvent une sorte d’humour noir anglais revisité à la sauce philippine. Cela nous donne un mix curieux tout autant qu’intéressant. On aurait jamais imaginé voir la maladie et l’homosexualité traités dans le même film sous cette forme !

Bwakaw1

Les acteurs sont tous très bons et l’ensemble est totalement réussi. On se laisse entraîner avec cet homme qui nous fait rire malgré son caractère plutôt cynique. Curieuse sensation mais on en redemande quand c’est bon à ce point ! On aimerait voir plus de films de cette qualité, et l’on se dit que les Philippines n ‘ont pas dit leur dernier mot en matière de cinéma. Gageons que de nombreux autres films tout aussi bons arriveront de ce pays à la filmographie montante, malgré des moyens extrêmement limités pour les réaliser.

Un grand BRAVO au FICA pour nous permettre de découvrir ce genre de petites merveilles !

BWAKAW
8
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