Test Jeu : Puppeteer (PS3)

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Notre score
9

Exclusivité PS3 assez peu médiatisée à sa sortie en Septembre dernier, Puppeteer n’en a pas moins récolté bon nombre de critiques élogieuses, tant de la part des professionnels que des quelques joueurs s’y étant essayé. « Quelques » car le jeu fait partie des nombreux titres ayant souffert de la sortie du mastodonte GTA 5 (une semaine plus tard). Malheureusement encore trop peu connu des joueurs, Puppeteer n’en est pas moins une véritable perle qui mérite amplement une petite session de rattrapage, surtout en cette période où certains ne savent peut-être pas encore ce qu’ils vont déposer au pied du sapin.

Difficile de parler de Puppeteer sans commencer par sa plus grande qualité : son univers. En effet, dans le cadre d’une scène de théâtre en perpétuel mouvement, vous incarnez Kutaro, un enfant prisonnier du corps d’une marionnette et ayant la capacité de changer de tête (la sienne ayant été arrachée par le méchant Roi-Ours de la lune). Tout au long de son aventure pour vaincre le Roi-Ours et ses sbires, Kutaro pourra compter sur des ciseaux magiques aux multiples usages, un acolyte capable de léviter dans les airs et une galerie de personnages complètement déjantés. « Déjanté » serait d’ailleurs le meilleur mot pour décrire Puppeteer tant on ressent dès les premiers instants les influences barrées des concepteurs, quelque part entre les meilleurs productions de Tim Burton et les Monty Python. C’est bien simple, au milieu des dialogues, personnages et situations, entre trouvailles originales et références bien senties, ça part constamment en vrille. Il ne faut d’ailleurs pas longtemps pour comprendre que sous ses faux airs de jeu pour enfants, Puppeteer a bien l’intention de déconner sévère avec toute la famille.

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Car oui, contrairement à ce qu’on pourrait croire, Puppeteer est bel et bien un jeu pour tous les âges. A fortiori, on pourrait même dire qu’il fait partie de ces rares titres (tels les Mario) capables de réunir enfants, parents et même grand-parents devant un même écran. Ceci grâce à son univers génial, mais également grâce à son gameplay aux petits oignons, simple sans être simpliste. En effet, si l’on pouvait craindre un banal jeu de plates-formes, il n’en est rien, si bien que réflexes et réflexion seront régulièrement mis à contribution. Fin du fin, un deuxième joueur pourra prêter main forte à Kutaro en dirigeant son acolyte volant dans un gameplay dédié. En effet, si l’acolyte (dont l’identité évoluera au fil du jeu) perd l’aspect plate-forme du jeu, c’est pour mieux gagner la possibilité d’évoluer à sa guise dans le décor et d’aider le héros en le débarrassant des ennemis, en lui ouvrant la voie ou en récupérant des items pour lui (notamment les fameuses têtes, un peu sous-exploitées). Autant dire qu’il s’agit là d’un véritable travail de coopération comme on voudrait en voir plus souvent, d’autant que le jeu est assez long à finir (comptez facilement une quinzaine d’heures selon votre manière de jouer).

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Autre chose que l’on aimerait voir plus souvent, c’est la direction artistique à tomber par terre. Jouant à fond sur un univers de marionnettes en bois et de théâtre en carton-pâte, les graphismes sont tout simplement sublimes. Personnages et décors sont animés avec un talent que ne renieraient pas Pixar et Dreamworks, à tel point qu’on jurerait régulièrement être devant un film d’animation. En outre, les graphismes sont si détaillés qu’on se demande régulièrement si l’on n’est pas devant de la next-gen, sans compter les effets de profondeur/jaillissement 3D qui vous feront regretter de ne pas avoir une TV adéquate chez vous.

Enfin, un mot sur la bande originale de haute volée, composée par Patrick Doyle : awesome ! Autant que le doublage (anglais ET français) qui a bénéficié d’un soin impressionnant, atteignant des cimes si hautes dans l’humour et l’absurde qu’on se demandera régulièrement quelles substances les doubleurs ont pris pendant l’enregistrement. Difficile à dire, mais en tout cas, on veut bien la même chose !

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Vous l’aurez compris, avec son mélange de Tim Burton, Little Big Planet et Zelda Majora’s Mask (pour les têtes échangeables), Puppeteer est un indispensable ! Une vraie perle, de celles qui justifieraient à elles-seules l’achat d’une console PS3, même en ces temps trustés par la next-gen. Incroyablement soigné, accessible à tous, et surtout totalement loufoque et assumé, le titre de Sony pourrait même prétendre au titre de chef d’œuvre du genre. A posséder absolument !

 

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