Don’t Breathe – La maison des ténèbres

Réalisateur
Fede Alvarez
Acteurs
Dylan Minnette, Jane Levy, et Stephen Lang
Pays
USA
Genre
Horreur
Durée
88 min
Titre Original
Notre score
8

Pour échapper à la violence de sa mère et sauver sa jeune sœur d’une existence sans avenir, Rocky est prête à tout. Avec ses amis Alex et Money, elle a déjà commis quelques cambriolages, mais rien qui leur rapporte assez pour enfin quitter Détroit. Lorsque le trio entend parler d’un aveugle qui vit en solitaire et garde chez lui une petite fortune, ils préparent ce qu’ils pensent être leur ultime coup. Mais leur victime va se révéler bien plus effrayante, et surtout bien plus dangereuse que ce à quoi ils s’attendaient…

Avis de Manu

Dans sa conquête de réalisateurs étrangers qu’on abonne à un genre, voire qu’on embauche comme bons faiseurs au pays de l’oncle Sam, nous n’avions plus de nouvelles de Fede Alvarez depuis son premier long (et remake), Evil Dead, produit par Sam Raimi.

Ce dernier, encore à la production l’accompagne pour son second film, Don’t Breathe. Si la nouvelle version d’ Evil Dead était loin d’être honteuse, un futur prometteur semble s’amorcer pour l’avenir de ce jeune réalisateur. A partir d’un scénario original écrit à 4 mains, Fede Alvarez livre un film plutôt malin, habile et très ludique dans un genre qui s’endormait de plus en plus sur lui-même.

De l’influence des années 80 (Sam Raimi est bien dans les parages) à une vraie notion de renouvellement du genre, ce thriller horrifique nous rappelle les meilleures heures des home invasion (ici le procédé est inversé). Tout semble être réuni pour savourer ce frisson cinématographique, jusqu’à ce côté un peu vicelard que le genre semblait édulcorer parfois pour viser un plus large public.

Daniel Zovatto, Jane Levy and Dylan Minnette star in Screen Gems' horror-thriller DON'T BREATHE.

Bien sûr, les grosses ficelles et quelques invraisemblances sont au rendez-vous mais c’est le jeu de l’irréalisme propre au genre. Sur un rythme effréné, rien n’est laissé au hasard pour surprendre le spectateur (mention spéciale d’une scène qu’on ne spoliera pas avec le chien).

Sans réel artifice Fede Alvarez joue avec les codes et impose sa patte, un auteur à confirmer.

La casting est au rendez-vous, l’ensemble sonne juste et est surtout très efficace sans pourtant verser dans l’hémoglobine à tout va (l’opposé de son précédent film, comme quoi) avec une caméra qui sait autant se faire discrète que la mise en scène très travaillée. Même si nous avons déjà été mieux manipulé, l’effort consenti ici en fait un travail abouti, respectueux du genre et à l’ambition très sérieuse. On n’en attendait pas tant et finalement, c’est probablement un des films du genre les plus efficaces cette année, frissons garantis. Evidemment la facilité d’une suite viendrait tout gâcher…à bon entendeur.

Don’t Breathe – La maison des ténèbres
8
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