Crawl : le test blu-ray

Réalisateur
Alexandre Aja
Acteurs
Barry Pepper, Kaya Scodelario, et Morfydd Clark
Pays
USA
Genre
Epouvante et Horreur
Durée
88 min
Titre Original
Notre score
6

Quand un violent ouragan s’abat sur sa ville natale de Floride, Hayley ignore les ordres d’évacuation pour partir à la recherche de son père porté disparu. Elle le retrouve grièvement blessé dans le sous-sol de la maison familiale et réalise qu’ils sont tous les deux menacés par une inondation progressant à une vitesse inquiétante. Alors que s’enclenche une course contre la montre pour fuir l’ouragan en marche, Haley et son père comprennent que l’inondation est loin d’être la plus terrifiante des menaces qui les attend…

Produit par Sam Raimi, le nouveau film d’Alexandre Aja s’inscrit dans le registre du film d’attaque animale, précisément le film de croco dont les titres les plus marquants sont L’incroyable alligator de Lewis Teague (1980), Solitaire (2007) de Greg Mac Lean et Black water (2007).

Dans le cadre d’une Floride balayée par un terrible ouragan qui occasionne une impressionnante montée des eaux notamment, en huis clos dans une maison inondée, Aja orchestre un survival intense entre la belle, Kaya Scodelario vue dans Le labyrinthe et les bêtes, des alligators féroces.

Sur un rythme soutenu, on rentre rapidement dans le vif du sujet, Aja montre dès le premier quart d’heure les bêtes et ne joue pas sur la suggestion, avec le hors-champ, à l’inverse de Spielberg dans Jaws. Les attaques des bêtes au design réussi (hormis une poignée de plans avec des animatroniques les créatures sont numériques) sont frontales, brutes et violentes. Puis, avec la montée du niveau de l’eau, les bêtes vont être progressivement dissimulées, avec pour effet d’accroître la tension dramatique. Aja joue habilement avec la topographie de la maison inondée, sur le plan horizontal comme vertical, du sous-sol jusqu’au dernier étage et la lumière (zones d’ombre, eau trouble) pour dynamiser ce survival anxiogène. Les séquences d’attaques sont bien orchestrées et le découpage soigné tout comme le sound design.

On pourra tiquer sur la pertinence de (courts) flash-back pour donner de l’épaisseur psychologique aux deux personnages principaux mais le film compact, resserré autour du duo père/fille, est d’une grande efficacité, le spectacle est là, primal, violent. Kaya Scodelario est bad-ass à mort face aux alligators, de redoutables antagonistes. Quentin Tarantino a adoré Crawl et l’a inclus dan son top 3 des films de 2019!

Technique

Ce disque blu-ray Universal propose une copie superbe avec des noirs abyssaux et un florilège d’effets sonores pour faciliter l’immersion du spectateur.

Bonus

Au rayon des suppléments figure comme pièce de résistance un bon making-of de 30′, accompagné de scènes alternatives, de scènes coupées, d’un module sur les effets spéciaux signés Rodeo FX et d’une compil des attaques d’alligators du film.

Crawl : le test blu-ray
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