Critique de la série Elle
Synopsis
Six ans avant d’atterrir à Harvard, Elle Woods est une ado de Beverly Hills qui a tout planifié pour sa vie de lycéenne. Mais son père doit s’installer à Seattle pour son travail et toute la famille suit. Elle débarque dans une ville grise où sa personnalité rose et pétillante détonne complètement au milieu des ados en flanelle et Doc Martens. Elle va devoir se faire une place, gérer ses histoires de cœur et se retrouver mêlée à une drôle d’affaire qui secoue son nouveau lycée.
Avis de Zast
Elle est une préquelle du film culte avec Reese Witherspoon (La Revanche d’une blonde, Wild). On part donc avec un a priori. La grande réussite de la série, c’est Lexi Minetree qui incarne la jeune Elle Woods. La ressemblance avec Reese Witherspoon est frappante. On croirait revoir l’actrice au même âge, avec les mêmes intonations et les mêmes mimiques. Elle a d’ailleurs été choisie personnellement par Reese Witherspoon parmi près de 5000 auditions.

On retrouve tout de suite la couleur fétiche du personnage. Le rose est partout, dans ses tenues, dans ses accessoires et dans la décoration de sa chambre. C’est ce qui la rend attachante mais c’est aussi ce qui va lui poser problème.
Le point de départ est simple. Elle a seize ans, elle mène une vie parfaite à Beverly Hills et elle a un plan précis pour réussir son année de lycée. Le jour de son anniversaire, son père chirurgien esthétique rate une opération du nez sur une célébrité. Le scandale éclate et la famille doit partir à Seattle. Nous sommes en 1995, en plein style grunge. Sa personnalité toute rose ne passe pas du tout auprès de ses nouveaux camarades. Tout le monde porte des couleurs sombres quand elle arrive en robe fuchsia sur ses talons. Le décalage rappelle un peu Clueless.

Une bonne partie de la série repose sur ce décalage. Elle a du mal à s’intégrer, on la prend pour une fille superficielle et elle doit prouver qu’elle vaut mieux que cette image. Il y a une scène amusante où elle est invitée à une pool party et arrive en bikini rose alors que l’expression ne désigne pas une vraie fête au bord de la piscine à Seattle. Elle est la seule en maillot.

À côté de ces galères, il y a les histoires de cœur avec Miles le sportif du lycée qui s’intéresse à elle et Dustin le skateur militant qui la pousse à revoir sa vision du monde. Une intrigue traverse aussi toute la saison. La secrétaire du lycée, jouée par Amy Pietz (Aux frontières du réel, Caroline in the City) est renvoyée de façon injuste. Elle sent que quelque chose ne va pas et elle mène une enquête. C’est là qu’on devine la future avocate. La série mélange les difficultés d’intégration, le drame adolescent et cette enquête.
Ce qui fait plaisir, ce sont les nombreux clins d’œil au film. On découvre comment Elle récupère son chihuahua Bruiser, encore tout petit.

Il faut aussi noter que c’est le dernier rôle de James Van Der Beek (Dawson) avant sa disparition et physiquement il était déjà très amaigri. Il joue le superintendant des écoles qui se présente à la mairie.

Je trouve que Elle est une bonne série. On sourit souvent, la reconstitution des années 90 est soignée et Lexi Minetree tient l’ensemble sur ses épaules. C’est une série que l’on peut trouver superficiel mais on passe un bon moment (on a enchainé les 8 épisodes en deux fois). Elle m’a donné envie de revoir La Revanche d’une blonde dans la foulée. Si vous aimez les comédies adolescentes dans l’esprit de Clueless ou du film original, vous devriez y trouver votre compte.
