Horizon 2 Forbidden West : nos impressions !

Après avoir crée la surprise avec son premier volet, Aloy est de retour avec Horizon 2 Forbidden West qui vient prolonger ses aventures entre machines futuristes et monde post-apocalyptique. Mais cette suite est-elle à la hauteur de Zero Dawn ?

Pour mémoire, Horizon Zero Dawn nous mettait dans la peau de la jeune Aloy qui, dans la quête de ses origines, en venait à faire la lumière sur le basculement de notre monde vers un environnement post-post-apocalyptique, où des progrès technologiques non maitrisés ont conduit l’humanité à un nouvel âge de pierre et les machines à remplacer la plupart de la faune sauvage. Et si Zero Dawn se concluait par la défaite de ces dernières, on sentait bien que le studio Guerilla avait encore des idées derrière la tête. « That’s a bingo » comme dirait l’autre, Forbidden West reprend peu de temps après la fin de Zero Dawn, et vient confirmer que la menace initiale n’a été que déplacée. C’est donc vers l’Ouest Prohibé qu’Aloy devra poursuivre sa quête, laquelle sera évidemment l’occasion de croiser des têtes connues, mais également de nouveaux personnages hauts en couleur, et bien évidemment de nouvelles machines encore plus retorses.

Vous l’aurez deviné, Horizon 2 met la barre encore plus haut que son prédécesseur, lequel demeure encore aujourd’hui une sacrée claque. Le ton est d’ailleurs donné dès le prologue qui, sous ses faux airs de tutorial, est l’occasion de mesurer le gap entre les deux opus. Un gap technique tout d’abord, Horizon 2 réussissant à être encore plus beau, affiné et stable sur la même console que le 1 (notre test s’étant déroulé sur PS4 Pro – on notera les chargements bien plus rapides). Mais également un gap artistique, Guerilla ayant visiblement repoussé la maitrise de son moteur Decima. Flore plus fournie, effets de lumière affinés, animations plus naturelles (notamment au niveau des visages)… On sent à chaque instant combien le studio a tenu compte des rares défauts du premier volet pour mieux chercher à les corriger dans ce nouvel opus.

Mieux : loin de chercher la facilité de resservir la même salade avec un nouvel assaisonnement, le studio a réellement cherché à approfondir son univers et son gameplay. Par exemple, si le rendu de l’eau a été largement amélioré par rapport à Zero Dawn, c’est pour mieux proposer de nouvelles phases sous-marines qui, mêlées à un level design réussi, permettent autant d’enrichir l’univers narratif (avec de nouveaux lieux et créatures mécaniques) que de gagner en potentiel d’exploration (certaines phases ne seront pas sans rappeler les tombeaux des récents Tomb Raider). Idem, l’ajout d’un paravoile à la Breath of the Wild et d’un grappin rétractable vient dynamiser les déplacements (sans compter les nouvelles possibilités de piratage des machines), tandis que les possibilités du focus (le gadget en réalité augmentée d’Aloy) ont été affinées, notamment au niveau des analyses du terrain permettant de mettre en surbrillance les zones d’escalade (on sent que l’expérience de Death Stranding sur le moteur Decima a été utile). Sans compter les différentes armes qui viennent gagner en variété et possibilités, même si on regrettera les limites de la roue des armes (limitant l’accès rapide des armes à une partie d’entre elles) qui demanderont régulièrement de jongler avec les menus en fonction des ennemis rencontrés et de leurs faiblesses aux différents éléments.

La dimension narrative n’est pas en reste. Si Zero Dawn bénéficiait déjà d’un lore proprement phénoménal qui, outre les passages impératifs de l’aventure principale, venait également récompenser les joueurs qui prenaient le temps d’explorer l’environnement, Forbidden West suit la même route en étoffant encore plus cet univers. En soignant le moindre élément, depuis la personnalité des personnages à la dimension politique, jusque dans des quêtes annexes bénéficiant d’un soin aussi appliqué que pour les quêtes principales, Forbidden West réussit à flouter ses lignes narratives et à donner le sentiment que la plus infime quête secondaire a autant d’importance dans cet univers que la plus grande des quêtes principales. Le tout étant conforté par le retour des dialogues à choix multiples, toujours aussi appréciables même si leur importance restera majoritairement assez minime. On appréciera également que le jeu nous laisse également le choix entre la VF, correcte, et la VO, un cran au-dessus en termes d’immersion, où on retrouvera à nouveau dans le rôle d’Aloy la comédienne Ashly Burch, désormais bien connue des fans de la série Mythic Quest.

Bénéficiant d’une durée de vie toujours impressionnante (comptez une vingtaine d’heures rien que pour l’histoire principale, le triple pour le 100% avec les quêtes annexes), Horizon 2 Forbidden West réussit la prouesse de faire encore mieux que Zero Dawn sans céder à la facilité. Plus belle visuellement, plus stable techniquement, plus riche narrativement et en termes de gameplay, cette suite ne se contente pas d’une simple resucée assortie d’un simple nouveau skin comme bon nombre de studios s’en seraient contentés, mais vient sublimer ses acquis en amenant tout ce qui a fait son succès à un niveau supérieur, apte à décrocher une nouvelle fois la mâchoire et la rétine. Une réussite totale.

Horizon 2 Forbidden West : nos impressions !
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