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Skyfall

 

 
Overview
 

Genre:
 
Titre Original: Skyfall
 
Durée: 143
 
Date de sortie: 26/10/2012
 
Realisateur: Sam Mendes
 
Acteur: Daniel Craig,Judi Dench,Javier Bardem
 
Pays: Etats-Unis/Grande-Bretagne
 
Note
 
 
 
 
 


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Posted 25 octobre 2012 by

 
Full Article
 
 
Lorsque la dernière mission de Bond tourne mal, plusieurs agents infiltrés se retrouvent exposés dans le monde entier. Le MI6 est attaqué, et M est obligée de relocaliser l’Agence. Ces événements ébranlent son autorité, et elle est remise en cause par Mallory, le nouveau président de l’ISC, le comité chargé du renseignement et de la sécurité. Le MI6 est à présent sous le coup d’une double menace, intérieure et extérieure. Il ne reste à M qu’un seul allié de confiance vers qui se tourner : Bond. Plus que jamais, 007 va devoir agir dans l’ombre. Avec l’aide d’Eve, un agent de terrain, il se lance sur la piste du mystérieux Silva, dont il doit identifier coûte que coûte l’objectif secret et mortel…
 
 
 
 
L’avis de Fabien
 
Pour ses 50 ans de cinéma, le célèbre agent secret 007 s’est offert la crème des professionnels du cinéma : à la mise en scène Sam Mendes reconnu pour ses drames psychologiques (Les noces rebelles), à la photographie le chef op des frères Coen Roger Deakins et un casting en or avec entre autres Ralph Fiennes et Javier Bardem aux côtés des impeccables Daniel Craig et Judi Dench.Encadré par un prologue situé en Turquie, parmi les plus spectaculaires de la saga et une partie de campagne écossaise d’une grande intensité dramatique, Skyfall séduit par l’élégance de sa mise en scène qui exploite à merveille le potentiel cinématographique de magnifiques décors où se déroule l’intrigue de ce Bond qui à bien des égards est un retour aux sources.A l’image du travail effectué par Christopher Nolan sur le dark knight qui nous a présenté les origines du mythe dans Batman Begins avant de le faire vaciller dans The dark knight rises, Sam Mendes évoque la résurrection d’un homme, renaissance dont le prix est l’affrontement avec les fantômes du passé : le passé de M en la personne du psychopathe Silva revient la hanter, l’enfance de Bond a une grande place dans le dernier acte. Excellent directeur d’acteurs, Mendes s’appuie sur un magnifique trio pour constituer le coeur dramatique de son récit qui est avant tout une histoire de famille complexe où se débattent pour survivre Daniel Craig, Judi Dench et Javier Bardem. Les silences et les regards ont toute leur place dans ce Bond qui propose de nombreuses respirations pour mieux dégainer des scènes d’action très bien orchestrées (oublié le montage frénétique des scènes d’action peu inspirées de Quantum of solace).

Ce troisième Bond sous l’aire Craig, décidément le meilleur interprète de 007 avec Sean Connery, est le retour jubilatoire aux fondamentaux de la saga, des personnages phares (Q,  miss Moneypenny) aux gadgets et véhicules (le Walter PPK version 5.1.1, l’Aston Martin DB5) en passant par quelques brins d’humour. De plus un James Bond qui se respecte se doit de présenter un méchant redoutable : Javier Bardem compose un bad guy d’anthologie, hacker péroxydé très dérangé entre le Joker et Max Zorin.

Tous les ingrédients d’un Bond réussi ont été réunis dans un shaker manipulé avec un grand professionnalisme par Sam Mendes. Le résultat tient de l’excellence. Bon anniversaire, Mr Bond.

 
skyfallphoto1
Avis de Manuel Yvernault :
 

Deux écoles, plusieurs avis. James Bond couvre près de 50 années de cinématographie et à su (dû) évoluer avec son temps. Il y a bien sûr les puristes, ceux qui le sont moins, ceux qui préfèrent telle époque, tel interprète ou le ton emprunté. En somme, James Bond on l’apprécie version old school ou version moderne.

Et comme 50 ans cela se fête (il paraît) les producteurs ont décidé de franchir le virage entamé avec Casino Royale. James Bond n’est plus et (re)naît.

Exit les gadgets qui faisaient le charme et la marque 007 des années passées, l’agent secret le plus populaire est (définie comme) moderne et n’a plus besoin d’une flopée de matériel (à la limite du gaguesque parfois) pour se sortir de situations périlleuses. Les James Bond girls sont également moins présentes qu’à l’accoutumé.

Cette proposition doit être acceptée afin de prendre toute la largesse des changements effectués sur cette nouvelle version de 007.

Pour ce changement radical, les producteurs, Barbara Broccoli et Michael G. Wilson, proposent du choix bienvenu et malin de Sam Mendes.




Le réalisateur a su dans un équilibre précis amener sa touche personnelle et respecter un univers ancré depuis 50 ans, tout en le modernisant avec respect. Rares sont les réalisateurs actuels qui savent apporter un découpage et une mise en scène soignée et non clippesque à des films d’actions. À cela s’ajoute la mise en scène théâtrale (Mendes est également un grand metteur en scène de pièces, notamment Shakespeare) des séquences où la dramaturgie prend plus de place.

C’est au travers ce doux mélange de classicisme et de modernisme tant sur le fond que dans la forme que le réalisateur réussit le pari de donner un nouvel élan à James Bond. Sans jamais oublier les origines du mythe, Mendes armé d’un scénario faisant la part belle aux hommages et références des 22 épisodes précédents, remodèle enfin, en lien avec son époque, les contours d’un personnage qui ces dernières années (hormis Casino Royale) n’avait pas su ce renouveler ou jouer de ses propres clichés. Ici tout est rassemblé pour un spectacle multicarte et totalement respectueux de ses origines.

Daniel Craig s’adonne à une parfaite interprétation quand Javier Bardem s’autorise à jouer dans les eaux troubles d’un jeu exagéré mais terriblement délicieux.

Certains pourraient reprocher un final peut-être trop « shakespearien » (voire Freudien ? dans un James bond !?), mais cela apparaît au final comme quasi nécessaire pour un renouvellement total de l’œuvre.

Même le générique début en sus de sa qualité formelle nous donne à écouter un titre (ici, Adele) d’une qualité très rarement égalée dans les derniers chapitres.

Rares sont les franchises qui, usées jusqu’à l’os, savent se renouveler, Skyfall en fait désormais partie. Il reste maintenant à savoir si cet élan pourra être soutenu tant la solidité de l’entreprise repose sur le fond même de ce qu’on fait subir au héros. Une renaissance dans ses plus hautes formes, une confirmation quant au devenir ? Toujours est-il qu’une promesse vient d’être faite.


zast

 


0 Comments


  1.  
    Anonyme

    😥

    Une grande perte non seulement pour l’animation, mais également pour le cinéma tout court!

    R.I.P.





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