Sans un bruit 2

Réalisateur
John Krasinski
Acteurs
Cillian Murphy, Emily Blunt, et Millicent Simmonds
Pays
USA
Genre
Fantastique, Horreur, et Thriller
Durée
97 min
Date de sortie
16/06/2021
Notre score
9

Après les événements mortels survenus dans sa maison, la famille Abbot doit faire face au danger du monde extérieur. Pour survivre, ils doivent se battre en silence. Forcés à s’aventurer en terrain inconnu, ils réalisent que les créatures qui attaquent au moindre son ne sont pas la seule menace qui se dresse sur leur chemin.

Trois ans après le carton du premier long-métrage signé John Krasinski produit par Paramount (336 M$ de recettes mondiales pour un budget de 17M$), Sans un bruit 2 débarque enfin sur les écrans français après une sortie retardée à cause de la pandémie mondiale.

L’ouverture se situe le jour 1 de cette histoire post-apo avec une séquence haletante d’attaque urbaine par des créatures belliqueuses où est plongée la famille Abbot au grand complet, bel hommage à La guerre des mondes de Steven Spielberg et aux Fils de l’homme d’Alfonso Cuarón pour un plan-séquence immersif dans une voiture fuyant l’invasion extra-terrestre.

Un des morceaux de bravoure de Sans un bruit était une pure séquence de suspense hitchockien autour d’un clou menaçant la mère enceinte dans la ferme infestée de créatures. Pour la suite des aventures de l’attachante famille Abbot, fini la (quasi) unité de temps, de lieu et d’action du premier volet, place à une odyssée périlleuse pour nos héros qui vont vite se retrouver séparés. Un montage alterné est convoqué à mi-parcours pour narrer les multiples péripéties et affrontements de la mère et de chacun des enfants avec les créatures qui les poursuivent à l’oreille dans un univers plus vaste et dans différents milieux clos (usine, train, île). Le personnage de mère courage d’Emily Blunt mis en avant dans le premier chapitre s’efface au profit des ados, thème spielbergien, au coeur des productions Amblin, des enfants plus malins et courageux que les adultes illustré par les formidables personnages, très bien écrits, de Noah Jupe qui gagne en confiance quand celui joué par Millicent Simmonds, la véritable star du film, est incroyablement bad-ass aux côtés de Cilian Murphy, très bon en père de substitution.

La mise en scène au cordeau de John Krasinski nous offre de beaux moments de tension dramatique comme cette tétanisante scène de cache-cache avec les créatures dans l’espace confiné d’une radio jusqu’à un final haletant qui laisse augurer d’un nouveau chapitre pour la famille Abbot. Entre plages de silence et explosions tonitruantes de décibels, avec de nombreux effets sonores mêlés au score de Marco Beltrami, Sans un bruit 2 travaille avec virtuosité la recherche de tension qui sous-tend l’idée de son. De plus les impeccables effets spéciaux signés ILM garantissent un beau spectacle visuel filmé en 35mm.

Cette suite qui tient toutes ses promesses est à voir évidemment sur grand écran. L’excellente saga de John Krasinski se poursuivra pour notre plus grand plaisir avec un prequel écrit et réalisé par Jeff Nichols.

Sans un bruit 2
9