33 ème édition du Festival du film Italien de Villerupt

 

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La 33 ème édition du Festival du film Italien de Villerupt aura lieu du 29 octobre au 14 novembre 2010.

Le projet artistique de cette édition 2010 sera développé autour thème « Macho… ma non troppo » (Les hommes dans le cinéma italien)

Dragueur, frimeur, baratineur, un peu flagorneur… voyou, jaloux, volage surtout, mais aussi souriant, élégant, séduisant… narcissique, pathétique (parfois), sympathique, bref, humain…Tel paraît l’homme italien… du moins est-ce ainsi que des générations de spectateurs l’ont perçu à travers le cinéma.

 

Le sourire de Vittorio De Sica, les fanfaronnades de Vittorio Gassman, les veuleries d’Alberto Sordi, le regard brûlant de Marcello Mastroianni… ont durablement marqué l’imaginaire des cinéphiles français qui ont fini par les considérer effets de nature et non de caricature. On le sait, le cinéma a besoin de stéréotypes, il s’en nourrit. L’un après l’autre ces grands ont quitté la scène et avec eux c’était le cinéma italien tout entier que l’on imaginait éteint.

 

Quelques visages parfois émergeaient un bref instant de ce néant cinématographique, ceux de Nanni Moretti, de Silvio Orlando, de Roberto Benigni. Mais quelques individus, aussi géniaux soient-ils, ne fondent pas une cinématographie, disait-on. En 2001, sortait en Italie L’ultimo bacio, de Gabriele Muccino, qui connut un immense succès. Ce ne fut pas tout à fait le cas en France. Au générique, une nouevlle génération de comédiens, Stefano Accorsi, Pierfrancesco Favino, Claudio Santamaria, Giorgio Pasotti, Sergio Castellito. En 2003, le Festival de Cannes révéla au public Luigi Lo Cascio, Alessio Boni, Fabrizio Gifuni et Riccardo Scamarcio dans La meglio gioventù, de Marco Tullio Giordana. En 2005, le grand public français découvrit enfin les noms, les visages et le talent de certains d’entre eux, les déjà cités, Stefano Accorsi, Pierfrancesco Favino, Claudio Santamaria, Riccardo Scamarcio, aux côtés de Kim Rossi Stuart, Elio Germano, dans Romanzo Criminale, de Michele Placido.

 

Ce sont ces noms et ces visages qui remplacent dans l’imaginaire italien les chers disparus. Les personnages qu’ils interprètent disent le masculin et ses mutations dans l’Italie et le monde actuel, moins exotique peut-être, mais tout aussi fécond en matière cinématographique.

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