Critique de The Furious
Synopsis
Après l’enlèvement de sa fille par un réseau criminel et face à l’inaction de la police, Wang Wei se lance dans une traque implacable pour la retrouver. Son seul allié, Navin, est un journaliste tenace dont la femme a mystérieusement disparu. Unis par un même désir de vengeance, ces deux hommes que tout oppose affrontent les ravisseurs dans un face-à-face explosif mêlant arts martiaux et justice sans merci.
Avis de Yanick Ruf
Avec The Furious, le cinéma d’action asiatique livre un spectacle d’une brutalité assumée. Le récit s’ouvre sur des enlèvements et des actes de torture visant des enfants en Asie du Sud, tandis que la police reste d’une passivité glaçante, comme figée devant la devise « protéger et servir ». La corruption des forces de l’ordre ajoute encore à la noirceur de l’ensemble.

Mais le film prend surtout toute sa dimension dans ses scènes de combat. Hyper musclé, nerveux et d’une inventivité constante, il enchaîne les affrontements spectaculaires avec une précision presque chorégraphique. Certains combats ressemblent à de véritables ballets, tant la mise en scène parvient à conjuguer puissance et élégance.

La réalisation frôle la perfection et accompagne un scénario solide, qui ne laisse guère de répit au spectateur. Pendant près de deux heures, l’action se succède sans interruption, avec des bastons utilisant tout ce qui tombe sous la main : échelles, palettes, vélos… Dans The Furious, tout devient une arme.

Les héros, eux, encaissent des blessures qu’aucun être humain ordinaire ne pourrait supporter, ce qui participe pleinement à l’excès réjouissant du film. Le final, noyé dans le sang, prolonge un dernier combat interminable et furieux, à la hauteur du titre. Un conseil, ne laissez jamais un marteau à un pratiquant des arts-martiaux, une fois de plus (apres OldBoy) cela devient une arme redoutable!

