Critique de Le Monstre du placard
Synopsis
Plusieurs personnes et un chien sont retrouvés morts dans des toilettes. Un reporter, un professeur de collège et son fils tentent d’élucider le mystère.
Avis de Yanick Ruf
Monster in the Closet : un nanar fantasy délicieusement loufoque
Monster in the Closet aligne tous les ingrédients du petit film improbable qui finit par devenir attachant. Il multiplie les running gags jusqu’à l’absurde, enchaîne les morts sans jamais verser la moindre goutte de sang, et met en scène une créature d’allure extraterrestre aussi étrange qu’inquiétante.

Le film repose surtout sur une galerie de personnages complètement décalés. On y croise notamment un curé qui prend la défense du monstre au nom de la création divine, un enfant qui enregistre absolument tout (interprété par le regretté Paul Walker, un de ses premiers rôle au ciné!), une mère qui tombe sous le charme hypnotique du journaliste dès qu’il retire ses lunettes, et même le monstre lui-même, visiblement sensible à son allure. Le clin d’œil est d’ailleurs évident : le journaliste ressemble à la fois à Clark Kent et à Superman, et il porte en plus le nom de M. Clark.
À cette galerie déjà bien singulière s’ajoute un savant vieux et à moitié fou, ainsi qu’un système de communication par notes musicales qui rappelle ouvertement Rencontres du troisième type de Spielberg. La référence est amusante, tout comme l’ensemble du dispositif, qui semble ne jamais se prendre au sérieux.

Le film avance ainsi entre bizarrerie assumée et humour involontaire, jusqu’à un final très « Agence tous risques », qui parachève cette aventure aussi étrange que divertissante. Un objet filmique improbable, parfois maladroit, mais qui ne manque ni de charme ni de personnalité.
