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Need For Speed Payback : nos impressions !

 

 
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Posted 20 novembre 2017 by

 
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Après un opus en forme de reboot sorti en 2015, Need For Speed nous revient avec un nouveau volet. Alors que son prédécesseur n’avait pas vraiment fait l’unanimité, ce nouveau titre, baptisé Payback, va-t-il enfin réconcilier les fans avec la licence ?

Alors que NFS 2015 lorgnait ouvertement sur les volets Underground avec son ambiance nocturne et son univers très tuning, NFS Payback tranche d’emblée en nous plongeant dans l’ambiance lumineuse d’un simili-Las Vegas et de ses environs désertiques, alternant jour et nuit au gré des envies. Comme on pouvait s’y attendre, ce changement de décor s’accompagne également d’un changement d’ambiance au niveau scénaristique, l’univers du tuning laissant ici sa place à une vengeance sur fond de gangs et de vols. Un changement qui ne sera pas sans rappeler la saga Fast & Furious, où l’ambiance des rodéos a peu à peu laissé sa place aux braquages spectaculaires. Las, si ce changement a permis au bébé de Vin Diesel de renouer avec les cimes du succès, le constat se révèle plus mitigé pour Need For Speed.

Pourtant, l’ensemble ne manque pas de qualités, à commencer par sa trame centrée sur les péripéties d’amis pilotes, séparés par la trahison d’un des leurs, puis réunis afin d’obtenir vengeance tout en mettant un peu le bazar dans les affaires du gang local, pour qui opérait le traître. Évidemment, la tâche ne se règlera pas en une simple course, et il vous faudra donc rouler pour le compte d’autres gangs et personnalités locales avant d’avoir gain de cause. Si l’intrigue ne risque pas de faire date, elle a le mérite de ne pas ménager ses efforts pour captiver le joueur, et a également la bonne idée de se centrer autour des capacités de trois personnages. Une idée un peu pompée sur GTA V certes, mais qui permet ici de développer davantage l’intrigue tout en offrant quelques séquences joliment scriptées et tout en crédibilisant un peu la variété des décors : plutôt que d’avoir un seul personnage maîtrisant l’ensemble de la conduite et des terrains, on a donc trois personnages avec chacun sa spécialité. Plutôt malin, même si le titre peine à aller au bout de ses ambitions à cause de son gameplay.

En effet, si NFS 2015 avait laissé un sentiment mitigé, c’était en partie à cause de sa conduite manquant de peps et de l’accent trop prononcé mis sur le drift. Hélas, si Payback fait un poil mieux sur certains points, il reste malheureusement loin d’égaler les fleurons du genre. Par exemple, si certains véhicules offrent des sensations de vitesse convenables, une bonne partie sont clairement à la traîne, peu aidés par un boost mollasson et un drift brouillon. En passant, on mettra un carton jaune concernant la gestion des freins, le frein à main étant tellement mal réglé qu’il suffit souvent d’une fraction de seconde pour stopper net une voiture lancée à pleine vitesse. Même en tenant compte du côté arcade : pour la crédibilité, on repassera. Certes, cela reste pratique en ville tant le tracé des rues est mal conçu (sans compter les obstacles), mais en rase campagne, vous pouvez oublier les dérapages contrôlés, que ce soit sur asphalte ou dans la poussière. L’exact inverse de The Crew et ses caisses à savon, en somme. Après, ne nous méprenons pas : la conduite de NFS Payback reste convenable, surtout vu les orientations récentes des jeux du genre. Seulement, quand on se rappelle des sensations de Hot Pursuit, on se dit qu’à trop vouloir singer la concurrence (The Crew, Forza Horizon…), l’âme de la licence s’est un peu perdue en route.

D’ailleurs, il sera facile de se perdre dans NFS Payback tant le studio Ghost Games a donné vie à une map assez immense, alternant joliment environnements urbains, montagneux, désertiques… De quoi offrir un dépaysement constant, bien aidé par de jolis effets de lumière et les différentes quêtes qui vous demanderont d’arpenter la map pour espérer remplir tous les objectifs et dénicher tous les secrets, dont les fameuses « épaves » de supercars à trouver et à retaper. Côté mise à en scène, on appréciera que NFS Payback abandonne les scènes en « live action » de son prédécesseur pour des cinématiques en CGI. Un choix des plus logiques compte tenu des nouvelles contraintes de ce volet en termes d’environnement et de lumières, donnant un aspect bien plus homogène à l’ensemble.

Au final, si ce NFS Payback fait mieux que son prédécesseur, il est malheureusement loin d’égaler les fleurons de la licence ou de la concurrence actuelle. Plus varié, plus complet, mieux scénarisé et mis en scène, cet opus souffre également des défauts de son ainé, notamment une conduite bancale qui, malgré son orientation arcade assumée, est loin de nous offrir les sensations que l’on est en droit d’attendre d’un Need For Speed.

 


NicoH

 


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