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Monsters

 

 
Overview
 

Genre: , ,
 
Titre Original: Monsters
 
Durée: 97
 
Date de sortie: 01-12-2010
 
Realisateur: Gareth Edwards
 
Acteur: Whitney Able,Scoot McNairy,
 
Pays: Grande-Bretagne
 
Note
 
 
 
 
 


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Posted 30 novembre 2010 by

 
Full Article
 
 

Il y a 6 ans une sonde de la NASA s’écrase au dessus de l’Amérique centrale, avec des échantillons d’une nouvelle forme de vie à bord.

Peu après, de nouvelles formes de vie apparaissent dans la zone du crash et la moitié du Mexique est mise en quarantaine, considérée comme une zone contaminée. Six ans plus tard, les militaires américains et mexicains se battent encore pour maîtriser les «créatures ».

L’histoire commence lorsqu’un journaliste des Etats-Unis accepte de raccompagner une touriste américaine en état de choc, du secteur mexicain contaminé vers la zone sécurisée de la frontière américaine…



Film présenté en compétition au 3ème Festival Européen du Film Fantastique

de Strasbourg

(14-19 septembre 2010)

 

 

 

 

 

 

* Attention : SPOILERS !!! *

 


L’avis d’Alex :

 

Attendu. C’était le moins qu’on puisse dire au sujet de ce film fantastique anglais qui, à l’instar du « scandaleux » A Serbian Film, a créé l’événement cette année au Marché du Film à Cannes et fait « buzzer » la planète Internet depuis.

Son titre ? Monsters. Une dénomination aussi simpliste que mystérieuse qui attise forcément les curiosités. En tout cas, à l’issue de sa projection (salle comble) à Strasbourg, le film a clairement divisé entre ceux qui ont été farouchement séduits par l’approche du réalisateur et ceux qui ont trouvé le temps bien long…

 

 

 

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Monsters est tout bonnement déroutant. En particulier si l’on se fie à la campagne promotionnelle (dont le fameux trailer) qui laisse présager d’un actioner ultra-spectaculaire, ce que le film n’est absolument pas. Car si Gareth Edwards situe effectivement son action dans une Amérique Centrale peuplée d’extraterrestres gigantesques, il fait le choix de reléguer véritablement au second plan le côté fantastique pour s’intéresser en PREMIER lieu à la relation entre ses 2 protagonistes, un reporter baroudeur en quête de sensationnel et la fille de son patron qu’il doit aider à rejoindre les Etats-Unis…

 

Force est de reconnaître l’incroyable audace du jeune cinéaste dans son approche, qui en plus n’est pas guidée par la minceur de son budget car il arrive avec 15.000 dollars et une équipe sur-motivée (à priori quasiment bénévole) à donner un cachet visuel incroyable à son film, les effets spéciaux étant d’une qualité stupéfiante : les créatures en « taille réelle » sont pour le moins impressionnantes et largement dignes de comparaison avec celles d’un blockbuster américain !

 

 

 

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Edwards se sert donc de l’argument fantastique comme d’une toile de fond aux états d’âme de ses personnages, les péripéties affrontées révélant peu à peu la nature de leurs sentiments.

L’évolution de ces rapports est assez finement abordée, et les acteurs finalement convaincants et émouvants.

 

Mais personnellement, l’implication émotionnelle par-rapport à ces 2 personnages dans le contexte du film me pose un peu problème : en effet, à l’instar de films comme The Host ou plus récemment District 9, le réalisateur sous-entend un message politique, mais qui peine ici à trouver franchement écho à travers ses « héros » : alors qu’on nous explique que les Etats-Unis sont responsables d’attaques irresponsables contre les créatures sans se soucier de la population locale (j’en déduis donc par souci de protéger son propre territoire ou par intérêt purement économique), on suit la romance de 2 beaux jeunes Américains qui usent de tous les moyens -dont évidemment financiers- pour se sortir du pétrin, alors que la situation des locaux n’est quasiment pas représentée ou alors de manière très négative (cf. un passeur absolument ignoble). Il aurait peut-être fallu mettre un/e Mexicain/e en avant pour être davantage en adéquation avec les piques contre l’interventionnisme américain…

 

 

 

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En gros, Edwards dépeint trop grossièrement cet aspect-là pour convaincre (et ce n’est pas la scène très cliché de « prise de conscience » du chasseur de scoops face au corps sans vie d’une fillette qui change la donne) comme il y arrive avec le côté intimiste de son film.

 

 

Monsters est en définitive une histoire d’amour -plutôt réussie- situé dans un environnement fantastique AVANT d’être un pur film fantastique. Vous êtes prévenus…

 

 

 


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