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Mister Babadook

 

 
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Titre Original: The Babadook
 
Durée: 94 min
 
Date de sortie: 30/07/2014
 
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Posted 30 juillet 2014 by

 
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Depuis la mort brutale de son mari, Amelia lutte pour ramener à la raison son fils de 6 ans, Samuel, devenu complètement incontrôlable et qu’elle n’arrive pas à aimer. Quand un livre de contes intitulé ‘Mister Babadook’ se retrouve mystérieusement dans leur maison, Samuel est convaincu que le ‘Babadook’ est la créature qui hante ses cauchemars. Ses visions prennent alors une tournure démesurée, il devient de plus en plus imprévisible et violent. Amelia commence peu à peu à sentir une présence malveillante autour d’elle et réalise que les avertissements de Samuel ne sont peut-être pas que des hallucinations… 

L’avis de Manu Yvernault : 

Financé principalement par un site de crowdfunding, Mister Babadook se lance à l’assaut des salles françaises avec l’étiquette que le film a pu acquérir lors de nombreux festivals. Celle d’un digne héritier des films de Polanski, au plus proche de Rosemary’s baby et de Le Locataire.

Si la barre semblait haute et difficilement franchissable, on peut admettre que Jennifer Kent s’en sort plutôt avec les honneurs sans pour autant dépasser les succès précités de son ainé.

La faute à quelques erreurs, ici et là, sans doute liées à un manque de budget plus qu’à un manque de savoir-faire.

mister babadook 02

L’efficacité du film se joue principalement sur une tension permanente là ou d’autres films, plus conventionnels, nous assènent de jumpscare ou de séquences gore tape à l’œil. C’est bien là tout le pouvoir de Mister Babadook, savoir distillé une atmosphère oppressante, toujours ancrée dans une folie que la réalisatrice ne tente jamais de définir.




A ce jeu, elle invite le spectateur, non pas à s’identifier à son personnage principal mais à en étudier les détours profonds, en observer les comportements. Dans le fond, on reconnaît pleinement cette mécanique qui fonctionne dans ce genre de film. Une folie simulée ou vécue. Jusqu’ici tout semble parfait, l’enjeu et le suspense qu’elle tente de mettre en place tient tout le long du film.

mister babadook 03

Cela pourrait être parfait mais certaines scènes viennent cependant casser cet ensemble. Dans un parti pris esthétique, difficile à situer, par choix ou par défaut de financement, certaines séquences cassent un peu l’univers créé jusque là.

Principalement des scènes d’intérieurs, au décor théâtral presque trop factice, viennent s’inscrire dans la scénographie plutôt bien pensée jusque là. A cela on peut ajouter une direction artistique radicale mais assumée. Une photo totalement artificielle vient alors inonder le décor de ces scènes qui à force d’apparitions finissent par faire partie de la vision personnelle que tente de donner la réalisatrice à son film.

C’est ici que nous avons eu le plus de mal à nous situer. Difficile de définir ce choix comme un acte assumé par manque de moyens, si tel était le cas, garder une unité de ton aurait probablement été plus convenu.

mister babadook 01

Ce détail prend encore plus d’importance dans certaines séquences où le jeu de la comédienne principale se dessine pour le coup d’une manière bien différente. On effleure la série B dans ces rares instants. Heureusement, Daniel Henshall, qui joue le fils, s’en sort de manière plutôt convaincante dans un rôle qui change les habitudes du genre. L’enfant a du caractère, du répondant et ne s’inscrit pas dans la facilité commune que l’on voit trop souvent. Ce qui créé probablement un équilibre assez bien venu en opposant son jeu à celui de sa mère.

Mister Babadook ne réinvente ni ne change le genre, par contre, armé de belles intentions, le film s’aventure dans une belle proposition. Jennifer Kent tente de nous faire rentrer dans cette folie et prend soin dans un dernier acte de nous faire encore plus douter sur ce qu’on a pu voir pendant 1h30 ; effet à demi réussi. Si dans un premier temps l’ensemble fonctionne vraiment il reste hélas quelques doutes sur la teneur du récit et une facilité de ne pas choisir une proposition claire à offrir au spectateur. A défaut, et cela reste intéressant, un jeu s’installe autour du film, bien mise en scène mais qui ne prend malheureusement pas assez d’ampleur dans sa globalité.


Yanick Ruf

 


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