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Metal Gear Solid V – The Phantom Pain : nos impressions !

 

 
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Posted 21 septembre 2015 by

 
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Depuis sa sortie, Metal Gear Solid V a beaucoup fait parler de lui, au point de glaner le titre de chef-d’œuvre auprès de bon nombre de critiques. Après plusieurs heures passées sur la bête, voici donc venue l’heure de vous partager nos impressions sur ce MGS V : The Phantom Pain.

Tout d’abord, une précision s’impose : au regard de la durée assez impressionnante du jeu, nous n’avons pas encore pu l’achever avant d’écrire ces lignes. Toutefois, les nombreuses heures passées sur le titre nous ont permis de nous faire une idée suffisamment large de ses qualités et de ses défauts, et donc de rédiger cet aperçu.

Débutons par une qualité, à savoir la durée de vie du titre. En effet, si les précédents MGS (excepté le décrié Ground Zeroes) pouvaient déjà se targuer d’une grande durée de vie, ce cinquième opus renvoie ses prédécesseurs dans les cordes. Pour preuve, en autant de temps qu’il en faudrait pour finir chacun des trois premiers opus si Snake se déplaçait à cloche-pied, nous sommes apparemment à peine arrivés à la moitié de ce cinquième volet, ceci en occultant certaines des missions secondaires tout en privilégiant l’infiltration à l’action. Ce qui confirmerait donc la durée de vie annoncée ici et là de trente heures minimum rien que pour la quête principale. Après la déconvenue de la durée de vie de Ground Zeroes, c’est peu dire que la surprise est de taille. Toutefois, cette durée de vie s’accompagne d’une légère déconvenue : l’aspect cinématographique.





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En effet, n’importe quel fan de la saga vous le dira, MGS a toujours brillé par sa dimension cinématographique mêlant level design inspiré et cinématiques dantesques. Certes, le level design de ce cinquième opus est impressionnant, profitant autant d’un gameplay n’ayant jamais cessé d’évoluer depuis bientôt trente ans que d’un open world offrant une liberté d’action et de choix tout simplement géniale pour un jeu d’infiltration. Toutefois, si le scénario reste de haute volée, ceux qui affectionnaient les cinématiques sublimement mises en scène de la saga en seront pour leurs frais. MGS V est en effet un peu chiche de ce côté-là, privilégiant souvent le son à l’image (exit aussi les légendaires communications vidéo au codec). Open world oblige, la linéarité du scénario des précédents opus laisse également sa place à un choix des missions qui s’effectue depuis votre module iDroid (le remplaçant du Codec). Un choix qui s’accompagne d’une mise en scène façon « série TV » très bonne sur le papier, mais un peu foireuse en pratique : chaque mission débutant par un générique présentant les noms des protagonistes que vous rencontrerez dans le niveau, préparez-vous à vous faire régulièrement spoiler à moins de cacher le haut de l’écran avec votre main au début des missions. Difficile de comprendre comment un passionné de cinéma comme Kojima a pu laisser passer ça, à fortiori quand ces mêmes missions se concluent par le même générique. Un vrai carton rouge qui, si vous n’y prenez pas garde, touchera directement votre plaisir de découvrir la sublime Quiet, l’intrigant Skull Face ou les flippants Skulls lors des missions où ils apparaissent.

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Fort heureusement, si la dimension scénaristique et cinématographique du titre en prend pour son grade, peu aidée par le choix de Kiefer Sutherland dans le rôle de Snake/Big Boss (l’acteur est aussi bon que d’habitude, mais on ne comprendra jamais pourquoi Kojima a souhaité conclure sa saga en se séparant de David Hayter, alias Snake depuis MGS 1), le reste du jeu en ressort incroyablement grandi. En passant le cap du monde ouvert, Kojima permet à Snake de passer lui aussi un nouveau cap en nous permettant d’alterner comme bon nous semble entre l’approche totalement furtive, le bourrinage pur et simple, ou encore un mix des deux. Certes, dit comme ça, on se rapproche de Splinter Cell Blacklist qui avait la même approche, mais en pratique, les deux jeux n’ont strictement rien à voir. D’une part car l’open world l’emporte par KO dans le cas présent, mais aussi car Snake n’a jamais cédé aux gadgets comme Sam Fisher et en conséquent, il vous faudra encore une fois compter uniquement sur les fondements de l’infiltration made by Kojima (discrétion, jumelles et boites en carton) pour venir à bout de l’aventure sans faire parler la poudre ou les Walker Gear, grisants à piloter. Et pour vous épauler dans l’aventure, Snake pourra compter sur de nombreux atouts. Outre une palette de mouvements adaptant la rigidité légendaire de Snake, marque de fabrique de MGS, à son nouvel environnement, votre héros pourra être épaulé par le cheval D-Horse (très pratique pour les déplacements) ou D-Dog (très utile pour repérer/attaquer les ennemis). Et comme si cela n’était pas suffisant, vous aurez également à gérer votre base personnelle, la Mother Base, qui vous permettra à terme de développer de nombreux éléments depuis les armes/gadgets jusqu’à votre armée privée. Sachant que d’autres joueurs pourront théoriquement envahir votre base, on ne saurait vous conseiller de la sécuriser comme il se doit. A ce sujet, n’oubliez pas d’utiliser vos ballons Fulton, dont l’utilité n’a d’égal que leur mise en scène hilarante et qui vous permettront d’extraire les ennemis, prisonniers, animaux et objets rencontrés sur le champ de bataille afin de pouvoir compter sur leur présence à la Mother Base.

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Avant de conclure cet aperçu, abordons la dimension graphique du titre. Si l’on n’atteint pas la qualité d’un GTA V next-gen (qui a calmé Kojima himself à sa sortie), force est d’avouer que le jeu est vraiment impressionnant visuellement, depuis la modélisation des personnages criante de réalisme jusqu’aux décors et aux effets météo, même si l’on émettra un bémol sur certains éléments aquatiques (chutes d’eau, etc…). Si les environnements ne sont pas en reste, on regrettera quelques bugs de collision et un certain manque de variété graphique, heureusement compensé par la présence de deux zones aux identités propres (l’Afghanistan et l’Afrique). Sans compter un prologue dans un hôpital assez mémorable. Impossible également de ne pas citer l’aspect sonore tant celui-ci gagne une nouvelle dimension dans cet opus, depuis les innombrables dialogues audibles sur le champ de bataille jusqu’aux sons d’ambiance en passant par les bruitages teintés de l’humour caractéristique de MGS et même par les vieux standards à récupérer dans les lecteurs-cassettes (placer The Final Countdown dans un jeu de cet acabit : respect Kojima San !).

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Vous l’aurez compris : Metal Gear Solid V – The Phantom Pain a beau être si long que nous n’avons pas encore pu l’achever, il n’en représente pas moins le digne aboutissement de toute l’œuvre d’Hideo Kojima. Une œuvre qui a commencé sur MSX avant de prendre son ampleur sur Playsation 1 et d’amorcer son entrée au panthéon du jeu vidéo. Désormais, l’œuvre est achevée (et pour de bon, si l’on en juge par les déboires entre Kojima et Konami) et si l’on regrettera que The Phantom Pain n’atteigne pas la perfection (absence de David Hayter, génériques de mission horripilants, quelques bugs de décors…), il en passe vraisemblablement très près. Chef d’œuvre ? Nous le dirons après l’avoir enfin terminé, mais si la suite est du même acabit, la réponse ne pourra être que oui. Et si tel n’est pas le cas, le statut de jeu culte lui est d’ores et déjà acquis.


NicoH

 


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