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Kingsman – Services Secrets : le test blu-ray

 
 
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Date de sortie: 18/02/2015 (salle) - 08/07/2015 (vidéo)
 
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Posted 25 juillet 2015 by

 
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KINGSMAN, l’élite du renseignement britannique en costumes trois pièces, est à la recherche de sang neuf. Pour recruter leur nouvel agent secret, elle doit faire subir un entrainement de haut vol à de jeunes privilégiés aspirant au job rêvé. L’un d’eux semble être le candidat « imparfaitement idéal » : un jeune homme impertinent de la banlieue londonienne nommé Eggsy. Ces super-espions parviendront-ils à contrer la terrible menace que fait peser sur le monde l’esprit torturé du criminel Richmond Valentine, génie de la technologie?

Avis de Nicoh

Un film sur un adolescent qui devient un super-espion ? Avec un pitch pareil, Kingsman partait avec un sérieux couperet au-dessus de la tête tant on pouvait craindre une énième adaptation de James Bond pour les ados. Heureusement, il y a un élément qui titillait notre curiosité et donnait envie d’en voir plus, c’est la présence de Matthew Vaughn à la barre de ce projet ultra casse-gueule. Il faut dire qu’après avoir passé le film de super-héros à la moulinette (le génial Kick-Ass) avant de ressusciter magistralement la licence X-Men (Le Commencement, c’était lui), Matthew Vaughn a clairement montré son talent. Et alors qu’on pouvait craindre que Kingsman vienne plomber une filmographie jusque-là sans aucun raté, Vaughn nous confirme qu’il est clairement un maitre du divertissement, le genre qui se fait plaisir autant qu’il nous fait plaisir.

Les premières secondes du film suffisent à s’en convaincre : l’attaque héliportée d’un bunker qui pète à tous les étages, le tout sur fond musical de Money for Nothing de Dire Straits ! Une courte scène qui donne le ton en montrant qu’ici, ça va bourriner sévère, mais toujours avec fun ! Et la suite du film ne fera que confirmer cette impression, faisant de la moindre scène un peu agitée le prétexte à toutes les expérimentations, depuis une simple fuite aux accents de parkour jusqu’à des scènes de véritable massacre qu’on n’attendait pas forcément ici. A ce sujet, si vous trouviez déjà violente la baston finale de Hit-Girl dans Kick-Ass, accrochez-vous à votre siège tant Kingsman repousse une nouvelle fois les limites en termes de ce qu’on pourrait appeler la « violence fun » et qui se pourrait se caractériser par une vraie gratuité visuelle (ça saigne à tous les étages) contrebalancée par une réalisation de haute volée et surtout des effets comiques omniprésents qui font mouche presque à chaque fois. A ce titre, on retiendra une baston inouïe sur fond de Lynyrd Skynyrd ainsi que le véritable feu d’artifice final, basé sur une idée de génie qui permet au réalisateur de nous offrir l’un des plus grands massacres de masse du cinéma sans le moindre hors-champ, ni aucune goutte de sang.

Mais il serait malvenu de réduire Kingsman à sa seule générosité en termes d’action tant le film va bien au-delà de ça. Si son pitch reste simpliste, c’est pour mieux prendre le temps d’approfondir la moindre étape du scénario, et notamment l’évolution passée et présente de ses personnages, à commencer par Eggsy, le jeune héros dont la mue évidemment prévisible se voit étoffée bien plus que la moyenne ne l’aurait demandé. En résulte un véritable attachement à lui comme aux principaux protagonistes, notamment un Colin Firth étonnamment crédible en gentleman espion doublé d’un magistral penchant bad-ass. Dommage que d’autres personnages ne bénéficient pas de la même attention, mais bon, si l’on compare aux films de James Bond, on se dit que Kingsman ne fait que suivre la voie de ses illustres ainés. Des ainés que Vaughn n’hésite d’ailleurs pas à référencer ouvertement au long du film, continuant ainsi à se forger une vraie patte de maître du divertissement aux penchants geeks.

On pourrait disserter longtemps sur le film, mais cela risquerait de vous spoiler encore plus que ne le fait déjà la longue bande-annonce du film. Vu que le film est vraiment riche en surprises, avouez que ce serait dommage. Faisons donc simple : si vous avez aimé Kick-Ass, alors Kingsman est fait pour vous !

kingsmanphoto1Avis de Fabien

Après avoir réalisé l’un des meilleurs épisodes de la franchise X-Men avec X-Men: Le Commencement en 2011, le réalisateur anglais Matthew Vaughn rend hommage au film d’espionnage dans Kingsman : Services secrets.

Des gentlemen espion appartenant à une agence d’espionnage britannique indépendante font face à un milliardaire de l’internet qui veut inonder le marché mondial de milliards de cartes SIM gratuites afin de contrôler les foules via une onde neurologique qui déclenche l’agressivité et libère les inhibiteurs.

Le pitch digne d’un James Bond, à la base un comic-book signé par l’auteur de Kick-Ass, donne lieu à un récit d’apprentissage et d’affirmation avec passage de relais entre la jeune génération et les aînés où se superpose une aventure high-tech chargée de morceaux de bravoure complètement dingues. Matthew Vaughn reprend les codes du film d’espionnage (menace mondiale, gadgets, princesse scandinave à sauver…) avec une bonne dose d’humour politiquement incorrect, de fun, de folie, compatibles avec une déférence à l’égard du genre.




Dans le même esprit que son Kick-Ass, sa version nerveuse et post-moderne du mythe du super-héros et son X-men : First class où il mêlait brillamment les jeunes mutants à la grande histoire (la crise des missiles de Cuba), Vaughn célèbre avec jubilation la pop culture dans Kingsman, des éléments du spy movie mélangés à des références au genre super-héroïque, aux films d’action asiatique et même au cinéma social british. Et bien sûr Kingsman est une célébration de la britishness, ses pubs, ses boutiques de tailleurs, sa pop music, ce fameux flegme en face de toutes situations!

Avec ses nombreuses références à l’iconique James Bond, aux espions modernes Jason Bourne, Jack Bauer, Kingsman est délicieusement méta. Ainsi le Kingsman joué par Colin Firth et le bad guy mémorable interprété par Samuel L Jackson dissertent au cours d’un dîner sur le genre espionnage : « ils sont devenus un peu trop sérieux à mon goût », « j’adorais les méchants dans les vieux James Bond » ou bien plus tard lors d’une scène culottée « on n’est pas dans ce genre de film ».

Le casting, génial, est composé de Colin Firth, idéal en gentleman espion, Samuel L Jackson énorme en méchant haut en couleur au zozotement prononcé, amateur de Big Mac accompagné de Lafite 1945 et malade à la vue du sang, sans oublier Taron Edgerton en espion en herbe et dans des seconds rôles les excellents Mark Stong et Michael Caine.

Jubilatoire en diable, drôle et divertissant, ce Kingsman : Services secrets mérite une suite.

kingsmanphoto2

Test blu-ray

Technique

Des images de grande classe couplées à des pistes audios percutantes, avec comme souvent préférence à la VO plus punchy et aux dialogues plus clairs, livrent un spectacle festif très recommandable.

Bonus

Au rayon suppléments de cette édition blu-ray Fox, outre le commentaire audio de Matthew Vaughn, est proposé un making-of complet, Tout sur « Kingsman : Services Secrets », soit 91 minutes pour tout savoir sur le tournage de ce sympathique film d’action avec différents modules :

-« La formation d’un super espion » : de la BD à l’écran « Héros et voyous » (10′) : le casting a la parole
-« Matthew Vaughn : Un style bien à lui » (11′): le réalisateur anglais s’exprime sur ses choix stylistiques, sa volonté de rassembler dans Kingsman films de super-héros, de gangster et d’espion
– Les armes et les gadgets (15′) : est détaillé l’arsenal des espions et méchants de Kingsman
– « Un montage choc » (17′) : le monteur évoque ses partis-pris et analyse son travail sur la séquence de l’église du Kentucky
– La BD qui inspira le film (15′) :  interviennent les auteurs du comics sorti en 2012 Mark Millar et Dave Gibbons


NicoH

 


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