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John Wick 2

 
 
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Titre Original: John Wick: Chapter Two
 
Durée: 123 min
 
Date de sortie: 22/02/2017
 
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Posted 23 février 2017 by

 
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John Wick est forcé de sortir de sa retraite volontaire par un de ses ex-associés qui cherche à prendre le contrôle d’une mystérieuse confrérie de tueurs internationaux. Parce qu’il est lié à cet homme par un serment, John se rend à Rome, où il va devoir affronter certains des tueurs les plus dangereux du monde.

Avis de Fabien

Trois ans après le succès de sa première aventure, devenue culte grâce à la vidéo, Keanu Reeves revient dans le costard classe de John Wick. Ce tueur à gages légendaire n’aspire qu’à se ranger des voitures par respect pour sa femme décédée mais va devoir reprendre du service pour honorer une dette de sang. Le scénario qui tient sur un post-it est prétexte à proposer encore plus de gunfights déments (le body count grimpe allègrement) et d’affrontements brutaux dans la logique de surenchère propre à un numéro 2. Ce chapitre 2 creuse la mythologie de John Wick, l’homme, le mythe, la légende et son univers, notamment l’hôtel Continental, la belle trouvaille du premier opus, underworld intrigant régi par un directeur intransigeant sur le règlement (Ian McShane).

John Wick est la promesse d’une cinéma d’action à l’ancienne, comme produit dans les années 90 (le Die Hard 3 de McTiernan, les John Woo…) avec une action viscérale à base de fusillades dantesques, corps à corps furieux, réalisée en live, sans utilisation d’images de synthèse. Ce côté old school tellement jubilatoire, avec quelques giclées d’humour pour se détendre entre deux fusillades (la pause cocktail imposée entre Wick et le tueur joué par Common), se retrouve dans les objets et accessoires utilisés par les tueurs (téléphones à cadran, pièces de monnaie en or), les comportements et autres règles qui régissent l’univers de Wick (dette de sang à assumer sous peine de mort, interdiction de régler ses comptes dans l’enceinte du Continental). De plus le choix de Rome comme terrain de jeu, la vieille Europe avec son architecture chargée d’histoire (violente), est un excellent choix esthétique comme narratif par opposition à New-York et ses décors modernes, très bien exploités (métro, galerie d’art moderne).

La Big Apple verra John Wick affronter, dans son dernier acte anthologique, de nombreux ennemis dans des chorégraphies toujours aussi inventives et soignées. Le réalisateur Chad Stahelski, ancien cascadeur, est adepte de longues prises et d’un montage toujours lisible des scènes d’action (une qualité devenue rare de nos jours) assurées par un Keanu Reeves toujours aussi fringant et athlétique, passé maître dans le « gun-fu ».

John Wick 2 constitue un shoot d’adrénaline immanquable pour les amateurs d’action trépidante à base de gunfights homériques; on ressort de ce chapitre 2 groggy mais comblé. Vivement le 3!

Avis de Manu

John Wick est devenu une sorte de dossier assumé du film d’action. Sous des airs de série B sans valeur absolue, le premier chapitre avait sû sortir des sentiers battus par sa mise en scène mais aussi et surtout par son interprète principal en mode revival années 90, un Keanu Reeves en toute puissance charismatique.

Tout en s’inscrivant dans un pur cinéma de genre cette suite veut surpasser son prédécesseur, le surpasser dans ses accords visuels comme dans sa violence « cinémato-graphique », ce qui est réussi d’un certain côté ne l’est pas forcément de l’autre. Dans John Wick 2 tout va vite, voire trop vite, sorte de proposition accélérée du summum de l’action version années 2000. On apprécie, ou pas ! Force est de constater que cette déflagration visuelle, inédite sous cette forme jusque là, n’offre au spectateur qu’un divertissement purement visuel. Mais là où l’intérêt du film s’impose au genre c’est dans sa façon de filmer ses personnages et donc ses cascades. Plans larges, longs, à contrario d’une caméra épileptique, cascades millimétrées à la force nipponne (on pense aux mangas, John Woo) aux dépens de plans cut sur cut proches du clip plus que du cinéma.

John Wick 2 se reflète alors plus dans l’exercice de style tout simplement, que dans la vision moderne et/ou nouvelle d’un cinéma de genre. La suite de combats mano à mano, sinon de gunfights, les uns à la suite des autres comme s’enfilent les perles autour d’un collier, peuvent avoir au final un certain charme. On ne peut reprocher au film d’être assumé comme tel, un long métrage dénué de tous complexes, fort de son ADN à forte dose de testostérone et sans temps mort. Hélas pour les non aficionados du genre le résultat, s’il s’avère non avare de démonstrations, flirte trop souvent avec un effet tape à l’œil et redondant. On aime donc…ou pas. Et si on apprécie il faut admettre que John Wick 2 s’avère être un film exempt de tout complexe et diffuse ses scènes de combats comme on appuie sur une gâchette. Peu subtil mais fidèle à son postulat de vente, passé un premier quart d’heure hautement réjouissant, le film finit par se substituer à un enchaînement de combats. On soupçonne même le scénariste d’avoir d’abord pris connaissance des lieux de tournage pour écrire ensuite son scénario en fonction des possibilités de captation. John Wick 2 est une suite fidèle qui surpasse son prédécesseur et qui ne contentera cependant que les fans du genre. Pour les autres, seuls les 10 dernières minutes qui s’intéressent enfin au scénario semblent être le salut d’un instant de divertissement qui aurait pu être tout autre qu’un film bourrin, superbement chorégraphié mais terriblement redondant sur la durée, sinon vide…

Fidèle suite qui surpasse le premier opus, John Wick 2 ne contentera uniquement que les fans de la première heure dans sa forme qui renouvelle le film d’action (chorégraphies, réalisation non épileptique…) mais qui s’impose uniquement dans le genre dans lequel il s’inscrit. En somme destiné à ceux qui savent pourquoi ils franchissent les portes de la salle.


Fabien Brajon

 


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