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Invincible : le test blu-ray

 

 
Overview
 

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Titre Original: Unbroken
 
Durée: 137 min
 
Date de sortie: 07/01/2015 (salle) - 26/05/2015 (vidéo)
 
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Posted 4 juin 2015 by

 
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L’incroyable destin du coureur olympique et héros de la Seconde Guerre mondiale Louis « Louie » Zamperini dont l’avion s’est écrasé en mer en 1942, tuant huit membres de l’équipage et laissant les trois rescapés sur un canot de sauvetage où deux d’entre eux survécurent 47 jours durant, avant d’être capturés par la marine japonaise et envoyés dans un camp de prisonniers de guerre.

Avis de Fabien

Après le drame situé dans les Balkans Au pays du sang et du miel (2011), la réalisatrice Angelina Jolie poursuit dans la voie d’un cinéma exigeant, fort et humaniste avec Invincible (Unbroken), récit inspiré de l’incroyable histoire d’un vétéran de la seconde guerre mondiale.

On comprend très vite ce qui a séduit Angelina Jolie dans l’histoire romanesque de Louis Zamperini, un champion olympique américain capturé pendant la seconde guerre mondiale par les Japonais après survécu à des semaines de dérive sur un canot de sauvetage suite au crash de son avion dans le Pacifique. Adapter Invincible, le best-seller littéraire tiré des mémoires de Louis Zamperini, permet à Angelina Jolie de traiter de thèmes forts comme la survie, le courage, la force mentale et délivrer une leçon de vie, en forme d’hommage à cet homme méritant, sur la nécessité de ne jamais abandonner face à l’adversité (« Si tu tiens c’est gagné »).

S’ouvrant sur un impressionnant combat aérien, la première heure alterne situations tendues pendant la guerre et flash-back sur l’enfance et l’adolescence de cet homme athlétique et robuste, premier lycéen américain à participer aux Jeux Olympiques, jusqu’à l’amerrissage en plein Pacifique de son avion suivi de sa dérive pendant plusieurs semaines sur un canot de sauvetage, en compagnie de deux autres soldats.

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Malheureusement moins passionnante, la seconde heure abandonne ce cycle vertigineux de péripéties pour une succession de scènes d’humiliations et de tortures dans différents camps de prisonniers où échoue Zamperini après avoir été capturé par les japonais. S’enchaînent alors d’implacables confrontations avec son bourreau, un jeune directeur de camp pervers et sadique surnommé l’Oiseau, un duel psychologique certes intense mais qui laisse peu de place au développement de personnages secondaires potentiellement intéressant comme le lieutenant joué par Garrett Hedlund. Ce caractère cyclique de violences physiques et psychologiques infligées par ce tortionnaire, dans une étrange relation d’intérêt/haine avec son prisonnier souffre-douleur qui lorgne vers Furyo, est on le comprend destiné à faire ressentir et éprouver au spectateur la douleur, la souffrance, l’horreur de cette situation de captivité. Mais ce choix narratif à base de scènes répétitives engendre une baisse de rythme et in fine grippe la puissance romanesque de ce biopic où l’après-guerre, zappé dans cette adaptation, s’avère également intéressant et aurait pu donner un film encore plus fort : un retour à la vie civile difficile, stress post-traumatiques, alcoolisme, difficultés familiales avant une volonté de pardon qui conduit Louis Zamperini à rencontrer ses anciens geôliers (sauf le fameux Oiseau qui a refusé) et de partage avec l’aide auprès de jeunes en difficulté.

On pourra regretter ce choix narratif dans la seconde partie, un blocage dans un virage survival et du coup un manque de souffle épique mais Invincible reste fort de son message humaniste et d’une mise en images de belle facture, une réalisation d’un élégant classicisme eastwoodien et une superbe photo signée Roger Deakins. De plus est à saluer le choix de Jack O’Connell, de la graine de champion, pour incarner cet homme d’exception dont l’incroyable histoire, un parcours sinueux rempli de courage, de combativité, de tolérance, mérite d’être découverte par le plus grand nombre.

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Test blu-ray

Technique

L’image de ce blu-ray Universal délivre de superbes images avec une définition affûtée, une palette colorimétrique riche et des contrastes solides. C’est également du beau travail sur la partie son avec une piste VO Dolby Amos (nettement plus efficace que la VF) particulièrement immersive, d’une redoutable efficacité tant dans les séquences de combats aériens que dans les situations anxiogènes de captivité.

Bonus

La partie suppléments bien garnie comprend tout d’abord 10 scènes coupées (15′), avec développement de personnages secondaires intervenant dans la seconde partie et ajout de scènes familiales.

Le making-of chapitré Dans les coulisses de Invincible (27′) balaie toutes les étapes du projet : le travail autour de l’autobiographie écrite par Louis Zamperini en 1956 (Devil at my heels) dont Laura Hillenbrand a tiré un best-seller Unbroken avant d’être scénarisé notamment par les frères Coen, la recherche de réalisme souhaitée par Angelina Jolie pour sa mise en scène (tournage en Australie, dans la jungle…) et sa collaboration avec ses acteurs puis un focus sur la vie de Louis Zamperini  et les vétérans de la seconde guerre mondiale.

Le véritable Louis Zamperini (30′) est un bel hommage à  Louis Zamperini à base d’interviews récentes de l’homme et de sa famille, d’images et d’entretiens d’époque. Le documentaire témoigne également de la complicité entre Angelina Jolie et Louis Zamperini.

Le module Au théâtre du camp de prisonniers : Cendrillon (6′) nous présente les coulisses du spectacle humoristique joué par les prisonniers et la version intégrale de cette séquence légère.

Louis et la voie du pardon (6′) raconte le chemin difficile de Louis Zamperini à son retour de la guerre qui le mène au pardon.

Enfin est proposé, un bonus plus anecdotique, un extrait du Concert pour l’équipe du film avec Miyavi (8′).


Fabien Brajon

 


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