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Horizon Zero Dawn : nos impressions ! (+ DLC The Frozen Wilds)

 

 
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Posted 11 novembre 2017 by

 
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MAJ 11/2017 : Cliquez ici pour le test du DLC The Frozen Wilds

Après avoir créé l’événement lors de son annonce à l’E3 2015, puis entretenu la flamme tout ce temps, Horizon Zero Dawn est enfin là. Nouvelle production en exclusivité PS4 des créateurs de Killzone, Horizon nous entraine dans un open world « post-post-apocalyptique », où les humains font face à des machines littéralement retournées à l’état sauvage. Le pari était particulièrement osé, autant en termes de narration que de gameplay. Verdict ?

N’allons pas par quatre chemins : mieux qu’une réussite, Horizon Zero Dawn est un véritable bijou. Pourtant spécialisé en FPS bourrin avec sa licence Killzone, le studio hollandais Guerilla a pris le risque de sortir de sa zone de confort pour s’aventurer sur le domaine de l’action RPG en monde ouvert, le tout enrobé d’un univers original.  Et si les premières images laissaient augurer du meilleur, il faut bien être honnête : on osait pas en espérer autant.

Prenez l’aspect narratif. Si le genre post-apocalyptique est toujours autant à la mode, Guerilla fait ici le choix d’aller encore plus loin en imaginant un monde « post-post-apocalyptique ». Pour résumer, après être allée encore plus loin dans les évolutions technologiques, notre civilisation s’est effondrée, l’humanité étant renvoyée à l’âge de pierre et désormais confrontée à des machines qui ont pris la place et l’allure des plus féroces animaux. Désormais organisés en tribus, les humains luttent chaque jour pour leur survie. Et si l’on pourrait croire que la menace des machines a réuni l’humanité autour d’un ennemi commun, il n’en est rien, la rivalité entre les tribus étant particulièrement prononcée, sans compter l’une d’entre elles aux ambitions démesurées. Bref, vous l’aurez compris, en convoquant des influences allant de la SF à la fantasy, l’univers de Horizon Zero Dawn ne fait pas dans la dentelle et ne laisse aucun élément au hasard. A commencer par son héroïne, Aloy. Particulièrement bien écrite et interprétée, juste mélange de force et de fragilité, Aloy emprunte autant à la Lara Croft version reboot qu’à Ellie de The Last of Us (dont le prénom est assez similaire à celui de l’héroïne d’Horizon en VO – « Aloy (prononcez Elloye) » et « Ellie ». De là à y voir un hommage de Guerilla, il n’y a qu’un pas). Ce mélange de force et de sensibilité sera d’ailleurs souvent mis en avant durant les quêtes où plusieurs dialogues vous demanderont de choisir entre la main de fer et le gant de velours (ex : pardonner ou vous venger d’un personnage). Bref, un excellent travail narratif, sublimé par un juste équilibre scénaristique où la quête principale bénéficie d’un réel soin (encore plus marqué si vous prenez le temps de lire tous les dialogues optionnels) que l’on retrouve également dans les nombreuses quêtes secondaires parsemant le chemin de Aloy. Pour un peu, on atteindrait presque le niveau d’un The Witcher 3, c’est dire ! On regrettera juste que les personnages secondaires peinent à vraiment exister face à Aloy, à l’exception du touchant Rost.

Côté gameplay, Guerilla ne cherche pas réinventer la poudre et applique ici les bases de l’Action-RPG en monde ouvert. On retrouve donc pêle-mêle l’arbre de compétences (assez facile à débloquer pour ne pas devoir choisir une spécialité plutôt qu’une autre), la carte avec les feux de camp pour le déplacement rapide (pour peu que vous possédiez des packs de déplacement  rapide, un choix de design qui fera grincer des dents) ou encore la personnalisation des armes. Des armes qui vous permettront autant d’attaquer de front (arc, lance…) que de tendre des pièges à vos adversaires. Combinés aux diverses munitions (feu, glace…), aux forces et faiblesses de chaque ennemi et aux possibilités en termes d’infiltration (décors, relief, hautes herbes…), inutile de dire que rares seront les affrontements à se ressembler, sans compter que les machines sont particulièrement retorses, même en mode normal. Mais cela ne fait que renforcer le frisson que vous ressentirez en les affrontant ! Concernant les ennemis humains, le constat sera plus nuancé, la faute à une IA un peu aux fraises comparé aux ennemis de métal. Dans tous les cas, ne négligez pas l’utilité de votre « focus », gadget fort utile utilisant la réalité augmentée pour marquer vos adversaires, anticiper leurs mouvements ou, dans le cas des machines, localiser leurs points faibles. En outre, le focus aura une grande importance dans vos quêtes, permettant d’accéder à divers éléments-clés au long de l’aventure. Bref, un très sympathique ajout autant en termes de gameplay que de scénario.

 

Si les combats ne manquent pas de variété, les déplacements n’ont pas grand-chose à leur envier. Aloy peut ainsi marcher, courir, nager, s’accroupir, grimper (aux quelques surfaces prévues à cet effet, façon Uncharted), se tenir en équilibre sur des cordages… Bref, tout ce qu’il faut pour survivre dans le monde de Horizon Zero Dawn. Et puisque les distances à parcourir seront souvent longues, ne négligez pas la possibilité de pirater les machines pour ensuite les chevaucher et gagner un temps précieux. A moins que vous préfériez les retourner contre leurs congénères et admirer le spectacle ! On regrettera tout de même que Aloy ne bénéficie pas d’une monture attitrée façon Epona dans Zelda, tant le gain de temps apporté par les montures est contrebalancé par le temps de les pirater et le risque de les perdre lors d’attaques adverses. De même, si Aloy nous est présentée comme un personnage très agile, on regrettera que l’aspect « grimpette » soit assez peu présent, en tout cas bien moins que l’univers et le personnage le permettait.  En revanche, rien à dire sur l’aspect crafting, l’univers d’Horizon étant très riche en ressources à ramasser, que ce soit dans la nature ou sur les machines vaincues. Ces ressources pouvant notamment servir à fabriquer des armes ou vous soigner, ou tout simplement être vendues, nous vous conseillons de ne pas les négliger lors de vos déplacements.

On pourrait s’attarder longtemps sur le contenu du jeu, d’autant que le jeu propose une durée de vie étonnante, mais vous l’aurez compris : on ne s’ennuie pas dans Horizon Zero Dawn. Non content de proposer un univers scénaristique et un gameplay de grande qualité, Guerilla nous offre également un titre techniquement de haut niveau, clairement l’un des plus beaux open-world du moment. En plus d’être variés (désert, plaines, forêts, ruines…), les différents environnements d’Horizon bénéficie d’un niveau graphique impressionnant, clairement apte à vous décoller la rétine. Modélisation, textures, lumières, particules, effets météo… Absolument rien n’est laissé au hasard, même si l’on atteindra évidemment pas le niveau d’un Uncharted 4  (qui n’est pas un open-world, on le rappelle). En prime, de nombreux éléments sont destructibles, si bien que vos cachettes ne tiendront pas longtemps face aux machines les plus violentes (rien de tel que voir un rocher voler en éclat sous les tirs d’une machine pour se rappeler de notre faiblesse face à ces géants de métal). On émettra juste des bémols sur les expressions faciales un peu rudimentaires des personnages secondaires, sur la profondeur de champ un peu limitée (en tout cas sur PS4 classique) et sur le rendu de l’élément aquatique qui fait franchement tâche. Ceci dit, c’est bien peu de choses comparé à la réussite technique de l’ensemble du jeu. Côté sonore, c’est là aussi une belle réussite autant au niveau des compositions musicales que des bruitages. Mention d’ailleurs à ces derniers tant le sound design contribue au sentiment de puissance qui se dégage des machines. Concernant le doublage, si le jeu propose le choix des langues, on vous conseille évidemment la VO, la version française, malgré ses qualités, n’atteignant pas le même niveau. Sans compter des soucis de synchronisation labiale plus prononcés qu’en VO.

Rares sont les jeux à remplir toutes leurs promesses avec brio, et réussir en prime à nous surprendre. Horizon Zero Dawn est clairement de ceux-là. Non content d’offrir l’un des univers visuels et narratifs les plus originaux vus dans un AAA depuis longtemps, le titre de Guerilla nous gratifie d’une expérience et d’un personnage principal de haute volée, tous les deux parmi les plus mémorables que le jeu vidéo nous ait offert ces dernières années. Entre frisson et émerveillement de tous les instants, Horizon Zero Dawn est clairement de ces œuvres qui marquent une vie de joueur. A ne manquer sous aucun prétexte !

DLC The Frozen Wilds

Après avoir créé la surprise en début d’année, Horizon Zero Dawn fait son retour à l’approche des fêtes de fin d’année par le biais d’un contenu additionnel nous embarquant dans une toute nouvelle aventure en milieu glacial. Alors, mon bel Horizon, roi des DLC ?

Petite précision d’importance : The Frozen Wilds ne se déroule pas après la fin du jeu original (où vous revenez à la dernière sauvegarde avant l’assaut final, pour rappel), mais est en fait une zone supplémentaire à explorer (accessible au Nord-Est de la map en lançant la quête correspondante) et offrant ses quêtes propres, indépendantes du scénario principal. Ainsi, et bien que vous en apprendrez un peu plus sur certains éléments et personnages du jeu original, The Frozen Wilds peut être considéré comme une quasi-aventure indépendante. « Quasi » car outre les quelques références au jeu original, il vous sera vivement recommandé d’avoir élevé Aloy au moins jusqu’au niveau 30 (donc ne commencez pas une nouvelle partie, à moins de vouloir refaire une bonne partie du jeu original) pour profiter pleinement de votre aventure dans la Plaie, la nouvelle zone du jeu.

Si de prime abord, le choix de « Plaie » semble anodin pour cette nouvelle région, il suffit de quelques minutes pour comprendre que celle-ci n’a pas volé son nom. En effet, si vous trouviez le challenge (déjà corsé) de l’aventure principale trop facile à votre goût, autant dire que The Frozen Wilds devrait vous ravir tant les développeurs n’y sont pas allé avec le dos de la cuillère.

Outre l’environnement inhospitalier d’une région en hiver perpétuel, The Frozen Wilds marque les esprits par l’arrivée de nouvelles créatures particulièrement retorses. Sur le modèle de la Corruption du jeu original, les machines de cette nouvelle région sont en proie à un nouveau mal baptisé le Daemon (sic) qui les rend bien plus puissantes et agressives, sans compter leur capacité à se régénérer si elles sont proches d’une tour de contrôle (qu’il vaudra évidemment mieux pirater avant de se lancer dans le combat). Et aux mauvaises langues qui ne verront là qu’une simple « mise à jour » des machines déjà connues, le studio Guerilla nous gratifie également de nouvelles créatures particulièrement mortelles : les Griffes de Feu (ou de Glace, selon le cas) et une Grilleuse tout feu tout flamme qui devraient assurément vous offrir quelques sueurs froides à chaque rencontre. Autant vous prévenir qu’entre ces nouvelles machines et les anciennes ayant viré daemoniaques, il vaudra mieux privilégier l’infiltration, ou bien être sûr de votre coup et bien équipé de vos nouvelles armes (dont un fusil électrique assez défoulant) si vous voulez foncer dans le tas. En somme, si vous aimiez le petit côté Dark Souls des combats du jeu original, ce DLC devrait assurément vous séduire.

La principale crainte que l’on pouvait avoir vis-à-vis de ce DLC concernait l’aspect scénaristique, intégrer une nouvelle aventure digne de ce nom au sein d’une intrigue principale relativement balisée pouvant se révéler assez casse-gueule. Fort heureusement, les narratives designers de Guerilla semblent également en avoir eu conscience et ont donc articulé l’intrigue de The Frozen Wilds autour d’une aventure indépendante (qui semblera toutefois un peu trop décalquée sur l’intrigue principale) couplée à des quêtes annexes plutôt réussies et à un nouveau background à explorer. De quoi ravir les plus curieux, ce DLC vous permettra ainsi d’approfondir  l’univers d’Horizon en découvrant non seulement de nouvelles tribus (et quelques personnages secondaires assez sympathiques), mais aussi de nouvelles facettes des Anciens et de notre civilisation avant sa chute face aux machines.

Et puisque nous parlons de machine (attention, transition capillotractée en approche !), abordons le côté technique. Si l’aspect visuel est toujours aussi magnifique, notamment le travail autour de la neige assez impressionnant de réalisme, il semble que Guerilla ait profité de ces quelques mois pour peaufiner un peu d’autres aspects, notamment les visages des personnages qui nous ont semblé plus détaillés et expressifs que dans le jeu original. Sans compter certains décors qui laisseront admiratifs autant dans leur level design que dans leur aspect visuel. A ce titre, on vous met au défi de ne pas être tenté au cours de votre dizaine d’heure de jeu (hors quête du 100%) de ressortir le mode Photo du tiroir, ne serait-ce pour le plaisir de voir Aloy dessiner un ange dans la poudreuse.

Sans pour autant se présenter comme une pièce indispensable à la compréhension du jeu original, The Frozen Wilds s’impose néanmoins comme le digne prolongement d’Horizon Zero Dawn. Nouvelle région, nouvelles machines, nouvelles armes, nouvelle intrigue… Tout est réuni pour prolonger à la fois le superbe travail des développeurs, mais également le plaisir du joueur, qui appréciera assurément le challenge rehaussé de cette plongée dans les Contrées Gelées. Un contenu additionnel de haute volée !


NicoH

 


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