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Bienvenue à Suburbicon

 
 
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Titre Original: Suburbicon
 
Durée: 104 min
 
Date de sortie: 06/12/2017
 
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Posted 15 décembre 2017 by

 
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Suburbicon est une paisible petite ville résidentielle aux maisons abordables et aux pelouses impeccablement entretenues, l’endroit parfait pour une vie de famille. Durant l’été 1959, tous les résidents semblent vivre leur rêve américain dans cette parcelle de paradis. Pourtant, sous cette apparente tranquillité, entre les murs de ces pavillons, se cache une réalité tout autre faite de mensonge, de trahison, de duperie et de violence… Bienvenue à Suburbicon.

Avis de Manu

Après des débuts de metteur en scène très intéressants (Confessions d’un homme dangereux, Good Night, and Good Luck), Monsieur Nespresso revient derrière la caméra. George Clooney avec Monuments Men nous avait laissé avec l’impression mitigée d’un film un peu froid et maladroit, alors que Les marches du pouvoir faisait figure de thriller politique autant pertinent que captivant.

Difficile donc de savoir à quoi s’attendre avec ce Bienvenue à Suburbicon, là où les frères Coen viennent travailler à 8 mains un scénario (au total) qui prend évidemment l’ADN que les deux frères ont su imposer au cours des années. Pour le fond, cela transpire donc du Coen pur jus. Mais le film s’avère si tranchant que bien des spectateurs, comme certains commentateurs, seront scindés entre les classiques « très bon – pas top ». Plus subtil que ça, le dernier George Clooney s’avère très intéressant au regard de l’actualité récente du pays de l’Oncle Sam qui « Trumpe » son monde. La connotation raciale est évidente et peu originale mais marque clairement, même si simplement, le conflit ancestral de l’Histoire sociale américaine. Il est juste dommage que ce point en filigrane ne soit pas plus imposant dans le film.

Reste alors au-dessus de ça un certain jeu de massacre, entre sérieux et « coenerie » humaine où le côté sombre de l’être humain peut être poussé dans ses plus profonds retranchements. Hélas l’ensemble ne prend pas plus que ça, alourdi par une mise en scène assez plate et qui manque clairement d’ambition, la même qui a composé les principaux échecs des long-métrages dans la filmographie de George Clooney en tant que réalisateur. C’est donc plus sur le discours, dénonciation d’une Amérique hypocrite en son cœur même comme au sein de ses foyers, qu’il faut porter son attention.

L’ensemble du casting tire son épingle du jeu, par ses interprètes et les « gueules » qui défilent dans cette satire très réjouissante. Pour voir cela sous cet angle il ne faut pas attendre de l’histoire de grands bouleversements mais s’attarder sur ses phases de jeu et de dialogues (souvent) à rallonge, parsemés du charme de certains films passés des frères Coen.

Au final, Bienvenue à Suburbicon est un « petit  frères Coen » pour le fond, et un film lisse et sans relief (ou presque) dans sa mise en scène où George Clooney réussit son entreprise dans sa direction d’acteurs uniquement. Ce qui, pour le spectacle et le thème, s’avère un plaisir discret mais grinçant.


Fabien Brajon

 


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