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Alita : Battle Angel

 
 
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Durée: 122 min
 
Date de sortie: 13/02/2019
 
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Posted 13 février 2019 by

 
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Lorsqu’Alita se réveille sans aucun souvenir de qui elle est, dans un futur qu’elle ne reconnaît pas, elle est accueillie par Ido, un médecin qui comprend que derrière ce corps de cyborg abandonné, se cache une jeune femme au passé extraordinaire. Ce n’est que lorsque les forces dangereuses et corrompues qui gèrent la ville d’Iron City se lancent à sa poursuite qu’Alita découvre la clé de son passé – elle a des capacités de combat uniques, que ceux qui détiennent le pouvoir veulent absolument maîtriser. Si elle réussit à leur échapper, elle pourrait sauver ses amis, sa famille, et le monde qu’elle a appris à aimer.

L’avis de Manu

La mauvaise presse (et réputation) du cinéma de Robert Rodriguez se verra-t-elle sublimée par le talent et le bagage historique (XXL) de James Cameron au cœur même du genre SF ?

Sur le papier, le film apparaît bancal, Cameron est là certes, mais Rodriguez peine à séduire son monde depuis une bonne décennie ; Planet Terror et Sin City, derniers bon films, remontent quand même à plus de 12 ans.

Forcé d’avouer que le résultat s’avère plus que convaincant avant tout par le décorum installé et l’univers peint par l’ensemble des contributeurs artistiques (joli clone entre le travail de Rodriguez, versant série B, de Cameron et du producteur Jon Landau, fidèle de Monsieur Titanic).

Avant tout le film est visuellement très abouti et dégage une force inouïe pour les amateurs de grands spectacles sur toile, évidemment on cible ici un public précis, c’est dit. Fruit d’un travail énorme de prise de vue réelle et motion capture, chaque comédien trouve sa place dans ce décor futuriste, et le film est très proche de ses aïeux quand il s’agît de mettre en scène le monde cyberpunk que l’auteur original, Yukito Kishiro, avait peint sur papier.

A tel point qu’on reconnait difficilement le travail passé de Rodriguez tant sa mise en scène semble avoir grandi au côté de Cameron. Il ne sacrifie quasiment jamais ces personnages au profit d’une histoire et de l’action que le film propose. Tout est très lisible et brutal (plus que violent) avec un intérêt majeur pour garder une lisibilité toujours constante des scènes d’action ; le spectateur, pour une fois, pas trop perdu dans un montage ultra cut souvent à des années lumières de toutes mises en scène cinégéniques comme c’est le cas ici. Le tout, dans un univers filmé en décor réel, parfois, et sur fonds verts, qui pour une fois s’avèrent de grande qualité ; procurant à l’ensemble l’homogénéité sans faille d’un univers post apocalyptique proche de l’œuvre nipponne originale.

Si les références pleuvent, Soleil Vert, Rollerball, l’histoire n’est pas sacrifiée, mais bien, « adaptée » ; aussi les libertés prises dans cette adaptation font sens avec un sacrifice minimal sur le fond pour un résultat plutôt satisfaisant, alors que d’autres instant font clairement vivre en copié/collé certaines cases du manga original. Si nous sommes bien évidemment loin de Ghost in the Shell pour citer un élément de référence et de comparaison, Alita : Battle Angel n’en demeure pas moins le spectacle divertissant qui nous faisait pourtant craindre le pire. Les comédiens, plutôt bien dirigés et l’interprétation convaincante de Rosa Salazar (sans être magistrale) emporte l’engouement final. Tout juste un laisser-aller sur une bonne partie des dialogues et une mise en scène plus illustrative que douée en toute fin de film, vient un peu jouer les trouble-fêtes, là où il était cependant difficile de demander plus à Rodriguez qu’on apprécie pour son cinéma bricolé, série B, moins pour son côté je-m’en-foutiste.

Au final Alita : Battle Angel est un film un légèrement bancal dans ses enjeux dramatiques triviaux mais adroitement réussi dans sa proposition comme dans sa composition. Fruit d’un travail de production (artistique, Cameron etc…) et de réalisation contenue (on sent clairement qui a fait quoi, qui à imposer quoi…). L’ambition est là, le résultat aussi, joli hommage à l’univers cyberpunk, Alita : Battle Angel n’est pas parfait mais demeure un bel exemple d’adaptation réussie, qui s’égare tout juste dans des éléments dramatiques un peu binaires sinon bavards (romance maladroite quand tu nous tiens). On retiendra au final le spectacle auquel nous avons assisté dans des décors monstrueux de détails et de richesses visuelles qui raviront les rétines.


Fabien Brajon

 


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