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Alien: Covenant

 
 
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Durée: 122 min
 
Date de sortie: 10/05/2017
 
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Posted 10 mai 2017 by

 
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Les membres d’équipage du vaisseau Covenant, à destination d’une planète située au fin fond de notre galaxie, découvrent ce qu’ils pensent être un paradis encore intouché. Il s’agit en fait d’un monde sombre et dangereux, cachant une menace terrible. Ils vont tout tenter pour s’échapper.

L’avis de Manu

Il (voire elle) revient. Le Xénomorphe le plus charismatique (et célèbre) du 7ème art revient à nouveau sous l’égide de Ridley Scott. Pointait dès les premières projections presse une sorte de déni du projet avec de nombreuses déceptions à la clé, comme on a pu le lire ça et là. Or, s’il s’avère loin du premier du nom, cet Alien : Covenant s’en tire vraiment très bien et relance un peu la machine après Prometheus dont on avait noté l’ambivalence d’un récit confus et trop didactique.

Pour découvrir l’aventure horrifique d’Alien : Covenant il faut cependant mettre de côté une partie du passif cinématographique et mythologique, et ce afin de laisser le nouveau parasite prendre corps avec son nouvel hôte. Ridley Scott ne tente pas de se répéter mais bien de donner une nouvelle vie à son monstre, et ce dans une chorégraphie de scènes iconiques ou démonstratives. On pourra tout de même faire la fine bouche sur quelques séquences idiotes ou en-dessous (la scène de la douche, du « vaisseau-grue »…) ; oui, tout n’est pas exempt de défauts. Mais l’essentiel est là, et surpasse même son prédécesseur, un Prometheus bancal qu’on conseille cependant de revoir avant, si possible, pour comprendre la mécanique finalement assez bien huilée que le réalisateur tente et réussit à mettre en place.

Ce qui peut déranger c’est peut-être un ton jamais réellement retrouvé par Scott, entre la symbolique et le flirt avec le premier Alien et le film de genre, voire de série B, qui mise tout sur l’action; on pense à un cocktail, tout de même équilibré, entre les deux premiers films et le précédent (Alien, Aliens et donc Prometheus). Quitte à désarçonner son public de la première heure qui en attendait sans doute toute autre chose, un film majeur sinon plus, dans la veine d’un Ridley Scott « à l’ancienne ». Mais le metteur en scène a changé, s’est adapté et ne dirige plus ses films de la même manière, il tend vers une certaine modernité qui colle plus à un public qu’à ses envies personnelles, sans pour autant vendre son âme d’auteur. Or, dans ce fonctionnement, il ne se perd pas encore et reste toujours un fabuleux réalisateur. En témoigne de nombreuses scènes très fortes, d’une noirceur assumée et nécessaire au traitement de son œuvre. On retrouve toute la palette de mise en scène des derniers films du réalisateur ainsi que les gênes qui composent sa grammaire cinématographique. Il faut pour cela prendre Prometheus comme la base d’une mythologie qui pourrait rejoindre un jour celle créée il y a presque 40 ans. S’il faut accepter la philosophie d’un film hybride pour trouver Alien : Covenant vraiment intéressant, il ressort malgré tout une réelle qualité et une envie de Ridley Scott de donner le meilleur de lui-même avec le savoir-faire qu’on lui connaît et la sincérité d’un metteur en scène joueur et passionné qu’on peut encore lui imputer.

Oscillant entre scènes d’actions, instants horrifiques, mythologie (re)travaillée et désarticulée, Alien : Covenant est un cocktail étonnant plus flippant que divertissant. Le casting moins connu qu’à l’accoutumée (dans son ensemble) s’inscrit parfaitement dans l’univers Alien et Michael Fassbender est simplement magnifique dans son interprétation délicieusement sybilline.

Malgré ses quelques défauts, plus liés à des scènes précises qu’à l’ensemble, Alien : Covenant surprend par le choix délibéré de Ridley Scott de faire plusieurs films en un et ce en trouvant tout de même une certaine cohérence à son projet, malgré l’aspect « film de commande » qui transpire par moments. Reste un film visuellement bluffant, à la mise en scène musclée et chirurgicale, bien moins bancale que le précédent chapitre. L’intelligence de Ridley Scott aura probablement été de ne pas avoir voulu faire un film qui fait peur, mais un actionner tout en noirceur. Défi parfaitement relevé…jusqu’au prochain épisode et ce malgré une fin prévisible.


Fabien Brajon

 


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