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Posted 8 juin 2009 by zast in Interview
 
 

Interview de Olivier Nakache et Joséphine de Meaux pour le film Tellement proches


A l’occasion de la sortie dans les salles du film Tellement proches réalisé par Eric Toledano et Olivier Nakache le 17 juin 2009, nous vous proposons une interview du réalisateur Olivier Nakache et de l’actrice Joséphine de Meaux que nous avions pu faire lors des 13èmes Rencontres du Cinéma de Gérardmer.

 

 

Avez vous passé beaucoup de temps sur le scénario ?

Olivier Nakache : Oui en effet. Eric Toledano et moi-même avons écrit le scénario juste après Nos jours heureux et nous avons bien mis deux ans d’écriture. Nous voulions faire un film assez riche avec des personnages qui se croisent.
On ne créé pas des personnages juste pour en faire un de plus, ils ont tous un parcourt croisé au sein d’une même famille. Cela représente un vrai défi. Le film est vu à travers les yeux de Vincent Elbaz car c’est à partir de lui qu’on entre dans le film et à travers lui qu’on y sort.

 

 

 

Avez vous vécu certaines situations du film ?

Olivier Nakache : A la fois oui et non mais on en a vécu certaines. Souvent ce sont des choses qui nous ont marquées même si on a aussi extrapolé, Eric et moi. Il faut savoir que  nous sommes très ‘famille’.

On veut apporter des critiques sur les personnes qui élèvent leurs enfants comme des « chevaux » car on se demande ce qu’ ils deviendront plus tard. Cela nous interpelle car comment un enfant qui a une surcharge de travail et d’activité pourra s’en sortir plus tard … On ne porte  pas un jugement sur la finalité mais sur le début. Les enfants ne sont pas des adultes !
Mais c’est vrai que l’on se retrouve tous un peu dans les deux couples.

Nous sommes toujours à l’affut des anecdotes pendant les repas. On note tout.

On s’est placé en 1993 pour éviter qu’à la fin les personnes ne se posent la question en se demandant ‘c’est quelle date, ..’ étant donné que le film se termine de nos jours. Cette fin sur le petit qui a grandi était voulue et on souhaitait finir les histoires de chaque personnage.

Le personnage de Vincent c’est un peu le prolongement du personnage de Jean-Paul Rouve dans Nos jours heureux.

 

 

 

Et au niveau de vos recherches pour certaines situations ?




Olivier Nakache : Eric et moi même avons fait beaucoup d’investigations. On a été voir des thérapeutes familiaux, on a été aussi voir des comparutions immédiates. Les acteurs sont plus vrais que nature dans les situations avec les avocats.

 

Entre Nos jours heureux et ce film, votre rôle est assez similaire avec un personnage hystérique ?

Joséphine de Meaux : Je ne trouve pas qu’elle est hystérique ici. Dans nos jours heureux, c’était tout blanc ou tout noir tandis qu’ici le personnage suit son chemin.  Elle n’a pas sa place dans la famille et elle la recherche. Elle fait peur d’une certaine façon. Nous sommes dans une société dans laquelle si nous n’avons pas notre place, c ‘est très difficile d’ y vivre.

 

Que pensez vous du film  (c’est la première fois que Joséphine voyait le film) ?

Joséphine de Meaux : Je l’ai trouvé très drôle et très réussi. Le récit est très bien mené et la mise en scène est très aboutie.
 

 

Et le poids de la famille  ?

Olivier Nakache : La famille est une cellule mais une phrase m’avait marquée : ‘Vivre ensemble nous tue,  nous séparer est  mortel’.

 

Vous avez déjà un nouveau projet ?

Olivier Nakache : Omar nous a beaucoup surpris dans ce rôle et on a envie de prolonger cette aventure avec lui et on réfléchit à cela en ce moment. Nous regardons un peu ce qui se passe avec les sans papiers. On va d’ailleurs en rencontrer afin de s’en inspirer.

 

 

 

Merci à Valérie Lemoine & Aurélie Covini (Relation Presse)
Retranscription de l’interview : Stéphane Humbert 


zast