0
Posted 26 février 2009 by zast in Interview
 
 

Interview de VAN, pop-star de Taiwan


 
 
 

Van (ou Van Fan) est chanteur. Il a réalisé son premier album en 2002. Il fait du théâtre depuis deux ans et tourne aussi pour la télévision. Acclamé dans son pays, il fait ses débuts au cinéma avec le film Cape n° 7.

Rencontre avec une véritable « pop star »…

 

 

 

Pourriez-vous vous présenter pour le public occidental ?

 

J’ai 30 ans. Je suis un chanteur taïwanais. Je suis originaire de la tribu Aborigène des « Amis ». J’ai 5 albums à mon actif.

Cape n° 7 est ma toute première expérience cinématographique.

 

 

Comment vous-êtes vous retrouvé impliqué sur ce film ?

 

Vous savez, quand on est chanteur, il n’y a pas des centaines d’occasion de pouvoir jouer pur un film de cinéma. Aussi, j’étais véritablement ravi lorsqu’on m’a approché pour ce projet.

J’étais ravi, mais j’ai aussi ressenti une forme de « pression »…

 

 

 

 

 

 

A priori, le « groupe » dont vous faites partie dans le film est interprétée par de véritables musiciens qui ne sont pas des acteurs professionnels… Est-ce vrai ?

 

Tout à fait ! Ce sont tous des acteurs amateurs.

 

 

En est-il de même pour la « pop star » japonaise que l’on voit à la fin du film ?

 

Oui, et il est devenu soudainement très connu juste avant la sortie de « Cape n°7 », ce qui a été également de bonne augure pour le film !

Il donne d’ailleurs un concert à Taïwan ce 23 février…

 

 

Le film a été un énorme succès à Taïwan (le plus gros succès commercial de tous les temps sur l’île !), qui plus est de façon totalement inattendue.

J’imagine que cela a « boosté » encore un peu plus votre carrière… 

 

Totalement ! J’ai pour ma part fait un grand concert au mois de décembre dernier.

 

 

 

 

 

 

 

Il y a dans ce film un aspect étonnant pour un film taïwanais : pour une fois, les personnages japonais sont montrés de façon positive à l’écran (Taïwan a été sous contrôle japonais de 1895 à 1945 et l’influence nippone a marqué de façon profonde l’histoire de l’île)… Avez-vous une explication ?

 

Les relations avec le Japon varient en bien ou en mal selon les époques.




C’est le choix du metteur en scène d’avoir choisi un moment positif pour l’histoire…

 

 

Parlons musique… Avez-vous composé les chansons qu’on peut entendre dans le film ?

 

J’ai composé 2 chansons qui sont dans le film : une existait déjà sur un précédent album et j’ai réalisée l’autre spécialement pour Cape n° 7.

 

 

 

 

 

 

 

 

Pourquoi donc les chansons entendues ne sont-elles pas en dialecte taïwanais ?

 

Cela fait partie du mélange voulu par le réalisateur, de mixer le mandarin et la langue locale comme l’histoire parle justement de mélange de cultures et de nationalités différentes.

 

 

Est-ce que le fait d’avoir interprété la chanson du hit coréen My Sassy Girl vous a en quelque sorte ouvert les portes du cinéma ?

 

Non, il n’y a aucun lien. Déjà, c’était il y a maintenant 7 ans et en plus je n’ai interprété la chanson (« I Believe ») que pour la version taïwanaise du film, pas pour l’international !…

 

 

Vous suivez des cours de théâtre… Vous allez donc poursuivre l’aventure au cinéma ?

 

J’aimerais beaucoup en tout cas. Mais je n’ai pas de projet pour le moment.

 

 

 

 

 

 

 
 
 
 
 
 

Merci à VAN, Christa Chen (ARS Film Production) & Jason Kao (Grand Pan Communication Co., Ltd.)

 

Special Thanks to Wafa Ghermani (Service Presse FICA) pour l’organisation et la traduction de l’interview.

 

 

 

Entretien réalisé par Alex Vasiljkic  le 17 février 2009 lors du 15ème Festival des Cinémas d’Asie de Vesoul.

 

 

 

 

 

 

 

zast