Rencontres d’exception, séances de travail, Networking, repérage de films au 79e Festival de Cannes pour les représentants du FICAV
Rencontres d’exception, séances de travail, Networking, repérage de films au 79e Festival de Cannes pour les représentants du FICAV

Rencontres d’exception, séances de travail, Networking, repérage de films au 79e Festival de Cannes pour les représentants du FICAV

À Cannes, chaque jour est une succession de rencontres avec des producteurs, des distributeurs, des réalisateurs, des stars mythiques, des institutionnels.

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1-      Le Marché du Film :

Le Festival de Cannes possède le Marché du film le plus important du monde. Chaque jour les représentants du Festival International des Cinémas d’Asie de Vesoul parcourent 12 km à pied entre les pavillons du Village international scindé en deux, celui du Pantiero, où se trouve, entre autres, les pavillons de Chine, d’Egypte, d’Irak, de Palestine, d’Ouzbékistan, et celui de la Riviera, où sont installés nombre de pavillons dont ceux de Film France/CNC, de Géorgie, de Hong Kong, d’Inde, d’Israël, du Japon, des Philippines, d’Arabie Saoudite, de Singapour, de Corée du Sud, de Thaïlande, de Turquie.  

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Le Marché du Film est également composé des espaces du Palais, de la Riviera et du Lérins, espaces attenant à l’immense Palais des Festivals où se trouvent les salles de cinéma : Le Grand Théâtre Lumière, Debussy, Buñuel, Bazin, Agnès Varda, et un grand nombre de petites salles liées au Marché du Film. Une multitude de sociétés de production, d’associations professionnelles, d’institutions louent des stands pour promouvoir le cinéma mondial : 1001/Iraqi Cinema, Arab Cinema Center, China Film, Cinema Agency of the Republic of Azerbaijan, CJ ENM, Ecran Total, Edko Films Ltd, Federation of Indian Chambers of commerce and Industry, Finecut, Gaga Corporation, Indonesia/Jakarta Pavilion, Iranian Independent Filmmakers Association, Japan External Trade Organisation, Kazakfilm, Kurdistan Film commission, Kyrgyzcinema, Le Pacte, Les Films du Losange, Mandarin Motion Pictures Limited, M-Line Distribution, Mongolian National Film Council, Nikkatsu Corporation, Nippon TV, Parallax Films, Pyramide International, Rediance, SACD, Shochiku Co. Ltd, Showbox, Taipei Film Commission, TOEI Company Ltd, Toho Global Inc, Tokyo Film Commission, … sont quelques-uns des organismes où se sont rendus les représentants du FICAV pour prendre de la documentation, déposer un catalogue du précédant FICAV et des cartes postales et marques pages annonçant la 33e édition (2-9 février 2027). La communication est essentielle pour maintenir et renforcer les liens entre le FICAV et l’industrie du cinéma.

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2-      Le Networking :

Les soirées de l’ouverture du Marché du film où le Japon est l’invité d’honneur en cette année 2026, la Taïwan Film Night, l’Indonesian Cinema Night, la Japan Night, la K-Movie Korean Night, la Hong Kong Cinema Night, la Beijing Film Festival Night ou les diners de la China Film Night Gala de la Wu Tianming Foundation, des Directeurs de Festivals, les déjeuners de Screen international/Imagica Grove Film ou de Condor distribution Grill party, le Rendez-vous du CNC, les petits-déjeuners des Festivals Hub Mixer, les Happy Hours du Festival d’El Gouna, ont permis de rencontrer, entre autres, l’actrice Isabelle Huppert, le président du jury Park Chan-wook, le Délégué Général du Festival de Cannes Thierry Frémaux, la Ministre de la CultureCatherine Pégard, de revoir des personnalités des cinémas d’Asie venus à Vesoul : l’actrice chinoise Zhao Tao et son mari le réalisateur Jia Zhang-ke, les réalisateurs japonais Kore-eda Hirokazu et Koji Fukada, le producteur japonais Tazutaka Watanabe des films d’Akio Fujimoto (Along the Sea, prix du jury Vesoul 2022, Les Fleurs du Manguier, projet conçu à Vesoul 2022). Le Networking est primordial pour faire connaitre et reconnaitre le FICAV et entretenir des relations professionnelles et amicales. En bientôt 33 ans de FICAV et en 30 ans de Festival de Cannes, une immense toile relationnelle a été tissée.

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3-      Séances de travail :

Le Festival de Cannes est l’occasion, pour les représentants du FICAV, de séances de travail avec des producteurs, des réalisateurs, des directeurs de festivals, des distributeurs, des institutionnels, notamment des conseillers culturels d’Ambassade de France dans des pays asiatiques. 

Le Pavillon égyptien du Festival du Caire et du Festival d’El Gouna a accueilli une quinzaine de membres du NETPAC (Network for the Promotion of Asia – Pacific Cinema). Ceux-ci se sont réunis autour de Bina Paul, vice-présidente du NETPAC et de membres du Conseil d’Administration (Martine Thérouanne, représentante Europe, Ed Lejano, membre du bureau, …) pour une séance de travail sur le devenir du NETPAC. 

Au pavillon de la Palestine, la présentation de la création d’une école de cinéma à Gaza, fondée par le réalisateur palestinien Rashid Masharawi, venu à Vesoul au 25e FICAV 2019 et au 32e FICAV 2026, a été un moment particulièrement émouvant de ce 79e Festival de Cannes. 

La réunion de travail entre une équipe de cinéastes vietnamiens, leur producteur allemand et l’équipe du FICAV, est porteuse d’espoir pour la mise en place d’une rétrospective de cinéma vietnamien lors du futur 33e FICAV. 

De même celle avec une universitaire indienne, un producteur français, autour d’un projet de film indien est également source de devenir dans lequel le FICAV peut jouer son rôle. 

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4-Le repérage de films :

Le Festival de Cannes est un marathon et une course d’obstacles. Il faut jongler entre rendez-vous, séances de travail, networking et projections. Les représentants du FICAV ont assisté à trente et cinq séances de cinéma, privilégiant les nombreux films asiatiques répartis dans les différentes sections de la sélection officielle (Compétition, Hors Compétition, Un Certain Regard, Cannes première, Séance spéciale, Séance de minuit, Cannes Classics, Courts métrages, Cinef) et les sections parallèles (Quinzaine des cinéastes, Semaine de la Critique, ACID).

Chaque matin du festival il faut se lever à 6h55 pour tenter sa chance, à 7 heures, sur le site internet de la billetterie du Festival de Cannes, d’avoir des places aux séances de cinéma s’échelonnant de 8h30 à 00h30 dans les différentes salles du festival : celles du Palais des Festivals, celles du Cineum (multiplexe flambant neuf) proche de l’aéroport de Mandelieu, celles historiques de la Licorne, du Studio 13 et du Raimu, à Cannes-la-Bocca, celles des cinémas de centre ville L’Olympia et Les Arcades, celle excentrée d’Alexandre III, celle du Théâtre Croisette de l’hôtel J.W. Mariott, celle de l’espace Miramar, celle de l’hôtel Carlton.

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Rien n’est jamais sûr. Il y a 40.000 professionnels accrédités, plus les Cannois, qui désirent des places. À titre d’exemple il y a 2200 places dans le Grand Théâtre Lumière. Cela donne 5% de chance d’avoir une place pour une séance dans la plus grande salle de projection du Festival. En outre les chances sont plus ou moins grandes selon la catégorie professionnelle à laquelle l’accrédité appartient. Les directeurs de festivals relèvent de la catégorie Institutions Culturelles. Chaque catégorie (Producteurs, Exploitants, Scénaristes, Techniciens, Acteurs, Maquilleurs, Monteurs, Programmateurs, Distributeurs, Costumiers, Projectionnistes, Réalisateurs, Vendeurs, Critiques, …) a un quota de places disponibles. L’attribution des places relève d’une savante alchimie aléatoire d’une très grande complexité.

Si l’accrédité n’a pas eu de place à la séance qu’il souhaitait, il peut toujours tenter sa chance auprès de la Billeterie de dernière minute via internet, en faisant la queue dans la file « Last Minute » en s’y prenant plus d’une heure, voir beaucoup plus, avant l’heure de la séance, sans aucune garantie de pouvoir assister à la projection désirée. L’accès à la culture relève d’une longue patience et de beaucoup de détermination. 

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La cérémonie d’ouverture : 

Avoir la chance d’avoir une place pour la cérémonie d’ouverture permet d’assister à la belle prestation de la maîtresse de cérémonie Eye Haïfara, actrice révélée, entre autres, par le « Sens de la fête » d’Eric Toledano et Olivier Nakachede, et de faire de belles rencontres à l’entracte, dont trois palmes d’or : Jacques Audiard (Dheepan – 2015), Kore-eda Hirokazu (Une affaire de famille – 2018), Bong Joon-ho (Parasite – 2019), et d’autres grands cinéastes comme Anurag Kashyap (Gangs of Wasseypur – Inde), d’assister à la projection en première mondiale de la « Vénus électrique » de Pierre Salvadori, avec Gilles Lelouche, et d’être interviewé par une équipe de télévision faisant du micro-trottoir à la sortie de la scéance.

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Les films de la compétion : 

Les jours suivants il a été possible de voir : « Histoires parallèles » du réalisateur iranien Asghar Farhadi, film au casting impressionnant : Isabelle Huppert, Virginie Efira, Vincent Cassel, Pierre Nimey, Adam Bessa, Catherine Deneuve… cette profusion d’acteurs de renom empêche le spectateur de s’attacher à l’un d’entre eux. 

« La vie d’une femme » de Charline Bourgeois-Tacquet, avec Léa Drucker, Mélanie Thierry, Charles Berling, Marie-Christine Barrault. Le casting compte nombre de bons acteurs. 

« The Dreamed Adventure » de Valeska Grisebach, film de 2h47, filmé quasiment en temps réel, a remporté le prix du jury. 

« Moulin » de Lászlò Nemes : Gilles Lellouche en Jean Moulin fait la démonstration de la multiplicité de son talent d’acteur et Lars Eidinger, incarnant Klaus Barbie, est remarquable dans le rôle de la perversité du salaud. On reste pantois devant tant d’abjections perverses de la part du tortionnaire de l’unificateur de la Résistance. 

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« Quelques jours à Nagi » de Koji Fukada, réalisateur japonais que les festivaliers de Vesoul connaissent bien. Celui-ci est venu présenter l’intégrale de son œuvre au 28e FICAV 2022. Ce dernier opus est une belle réflexion sur la création artistique et la fascination érotique que peut excercer le modèle sur l’artiste. Le saphisme entre l’artiste et son modèle est évoqué avec tact et délicatesse. 

« Fatherland » de Pawel Pawlikowski, avec la grande actrice allemande Sandra Hüller, dans le rôle de la fille de Thomas Mann, Hanns Zischker, dans celui du prix Nobel de littérature Thomas Mann, est un chef d’œuvre maîtrisé de concision. Le prix de la mise en scène a été décerné à ce film remarquable en noir et blanc. 

« Notre Salut » d’Emmanuel Marre, est un chef d’œuvre de reconstitution historique. L’air du temps des années noires (1940-1944) entraîne un homme ordinaire dans la collaboration vichyste. Le sous-titre du film est d’ailleurs « Un homme de son temps ». Le prix du scénario lui a été attribué. 

« La Bola Negra » de Javier Ambrossi et Javier Calvo, revient sur le destin tragique du grand écrivain espagnol Frederico Garcia Lorca, de son roman inachevé « La Boule Noire », de son homosexualité inavoué et de son assassinat par les nationalistes durant la guerre d’Espagne. Le scénario à tiroirs relatant trois époques 1932, 1937 et 2017, explore les vies étroitement liées de trois hommes gays. La bande son, pétrit de culture hispanique, amplifie de façon grandiose la dramaturgie du propos. Cette œuvre cinématographique d’une grande maîtrise a obtenu le prix de la mise en scène. 

« Fjord » a obtenu la palme d’or faisant entrer le réalisateur roumain Cristian Mungiu dans le cercle très fermé des réalisateurs ayant obtenu deux fois le prix suprême du Festival de Cannes. L’analyse de la confrontation de l’éducation familiale traditionnelle roumaine et de l’éducation progressiste imposé par l’état norvégien est particulièrement subtile engendrant un certain malaise chez le spectateur. 

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« Sheep in the Box » du réalisateur japonais Kore-eda Hirokazu, apprécié des festivaliers vésuliens (l’intégrale de son œuvre a été projetée, en sa présence, lors du 18e FICAV 2012), s’interroge sur les possibilités de proposer un enfant robot humanoïde à des parents éplorés ayant perdu le leur. 

« Coward » de Lukas Dhont conte l’histoire d’un couple gay chargés d’organiser des spectacles de cabaret transformiste pour maintenir le moral des troupes pendant la première guerre mondiale. Le duo d’acteur formé par Emmanuel Macchia et Valentin Campagne remporte le prix d’interprétation masculine. 

« Minotaure » d’Andreï Zviaguintsev, librement inspiré de « La Femme infidèle » de Claude Chabrol, a pour toile de fond la Russie au moment où celle-ci bascule, puis s’enlise dans « les opérations spéciales » en Ukraine voulues par Poutine. Le travestissement du langage pour désigner l’agression et l’invasion d’un pays en paix, l’Ukraine, qualifiée de nazie par la Russie, donne une nouvelle fois raison à George Orwell et son remarquable 1984. Ce thriller politique reçoit le Grand prix du jury. 

« Soudain » de Hamaguchi Ryûsuke, film fleuve de 3h16, aborde le douloureux problème sociétal du vieillissement de la population. Une part de plus en plus grande de la population finit sa vie en EHPAD. Comment éviter que ces établissements ne soient pas des mouroirs sans âme. Virginie Efira endosse le rôle d’une directrice d’un établissement pour personnes âgées. Celle-ci se lie d’amitié avec une japonaise metteur en scène atteint du cancer, joué par l’actrice Tao Okamoto. Ce film s’appuie sur les travaux, pour humaniser les maisons de retraite, de l’anthropologue Maho Isono, et sur la correspondance que celle-ci a entretenu avec la philosophe Maoko Miyano, malade du cancer du sein métastatique. Ce film plein « d’humanitude » est passionnant de bout en bout. La grande intelligence du scénario est due à Léa Le Dimna et au réalisateur. Les deux actrices principales ont reçu le prix d’interprétation féminine.

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« Gentle Monster » de Marie Kreutzer décrit la désintégration d’un couple après la révélation des agissements du mari compromis dans un trafic d’images pédopornographiques. 

« Hope » du réalisateur coréen Na Hong-jin, maître du polar noir (The Chaser – 2008 ; The Murderer – 2011), parfois mâtiné du genre horreur (The Strangers – 2016), est un film purement divertissant de 2h40 au croisement des films de monstres, de science-fiction, d’action, de thriller. Le spectateur incrédule rit beaucoup en songeant à Godzilla, à Avatar, aux films d’arts martiaux Hong-Kongais, notamment ceux de King Hu avec des combattants bondissants et rebondissants dans des forêts de bambou. 

« Paper Tiger » de James Gray est une comédie dramatique policière où Adam Driver excelle en ancien policier reconverti dans l’immobilier se sacrifiant pour protéger sa famille de la mafia russe. 

« The Man I Love » d’Ira Sachs décrit les angoisses d’un acteur de cabaret gay dans les USA post mai 68. 

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Les films d’Un Certain Regard : 

« Ulya » du réalisateur letton Viesturs Kairiss, retrace, en noir et blanc, la carrière exceptionnelle de la basketteuse Ouliana Semionova. Le film décrit la vie en Lettonie durant la période soviétique et l’utilisation des succès des sportifs de haut-niveau pour glorifier le régime. 

« Yesterday The Eye Didn’t Sleep » du réalisateur palestinien Rakan Mayasi analyse les mœurs des bédouins de la vallée de la Bekaa et l’utilisation des mariages arrangés pour régler des conflits tribaux au détriment du désir des femmes, éternelles victimes de la société patriarcale. 

« De Toutes les Nuits, les Amants » de la réalisatrice japonaise Toshikazu Nishigaya, celle-ci s’était fait connaître et reconnaître avec le subtile et magnifique « Aristocrats ». Ce film est une adaptation du roman de Mirko Kawakami « All The Lovers In The Night ».

« Les Éléphants dans la brume » d’Abinash Bikram Shah, est le premier long métrage népalais à être en  sélection officielle au Festival de Cannes. Ce film se déroule au sein de la société matriarcale des Kinnars, femmes transsexuelles vivant, au sein des forêts népalaises, en relative bonne intelligence avec les éléphants sauvages. Le prix du jury Un Certain Regard est décerné à cet OVNI venu du toit du monde. 

« Titanic Océan » premier long métrage de la réalisatrice grecque Konstantina Kotzamani, est un regard occidental sur l’Asie et plus particulièrement sur le Japon. Le sujet du film traite des écoles de sirènes professionnelles pour adolescentes japonaises. 

« Mémoire de fille » de Judith Godréche est une adaptation cinématographique du roman autobiographique d’Annie Ernaux, victime d’un viol en 1958, lors de son premier rapport sexuel. Au côté de l’actrice principale Tess Barthélemy, l’actrice haute-saônoise Maïwène Barthélemy, incarne le personnage de Claudine. Maïwène Barthélemy avait été révélée par le film « Vingt Dieux » de la Franc-comtoise Louise Courvoisier. Elle a été récompensée du César de la meilleure révélation féminine lors de la 50e cérémonie des César, le 28 février 2025. 

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Les Films en Séance spéciale :

« Vesna » du réalisateur ukrainien Rostislav Kirpicento, film d’une brûlante et dramatique actualité traite de l’inhumanité des forces armées russes en Ukraine occupée. Celles-ci interdisent aux ukrainiens d’enterrer les civils ukrainiens exécutés. Les Russes creusent d’immenses fosses dans lesquels ils entassent les cadavres puis les incinèrent après les avoir arrosé d’essence pour empêcher l’identification des corps et ainsi minimiser leurs exactions. 

Les films en séance de minuit :

« Colony – Gun-che » film d’horreur du réalisateur coréen Yeon Sang-ho, est parfait pour les amateurs du genre. 

Les Films de Cannes Première : 

« Heimsuchung –  Le Bois de Klara » de Volker Schlöndorff, adaptation du roman autobiographie de Jenny Erpenbeck, peint une fresque historique d’un siècle de l’histoire allemande, de l’Allemagne de Weimar dans les années 1920, de la montée du nazisme, de l’arrivée au pouvoir des Nazis en 1933, de la seconde guerre mondiale, de l’arrivée de l’armée rouge, de l’instauration du communisme en RDA, de la chute du mur de Berlin, de la réunification allemande. Une demeure située au bord d’un lac dans la campagne des environ de Berlin change de propriétaire au gré des bouleversements du XXe siècle. 

« Le Château d’Arioka – The Samurai and the Prisoner » de Kiyoshi Kurosawa, est un film en costume (Chambara) dans la lignée des films des grands maîtres du genre (Akira Kurosawa, Masaki Kurosawa, Kenji Mizoguchi, …).

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Les Films de la Semaine de la Critique :

« The Station » de la réalisatrice yéménite Sara Ishaq, est une parabole sur la guerre qui déchire le Yémen depuis tant et tant d’années. Une femme, Layla, gère une station service exclusivement réservée aux femmes où les armes sont proscrites, où l’on ne parle pas de politique, pour préserver ce lieu véritable havre de paix dans un monde en guerre. 

« La Deuxième fille – A Girl Ubknown – Wu Ming Nü Hai » de la réalisatrice chinoise Jing Zou aborde le problème de l’enfant unique et celui de l’adoption. L’histoire décrit la vie d’une jeune Chinoise de ses 6 ans à ses 18 ans, adoptée tour à tour par trois familles pour des motifs différents. Ce film sensible traitant d’un sujet tout à la fois chinois et universel a remporté le prix du jury FIPRESCI des sections parallèles. 

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Les Films de la Quinzaine des Cinéastes : 

« Dora » de la réalisatrice coréenne July Jung, déçoit avec ce troisième long métrage, par les outrances de son propos et l’accumulation d’invraisemblances. Son premier film « A Girl at my Door » et son second « About Kim Sohee », étaient bien mieux maîtrisés. 

« We Are Aliens » film d’animation du réalisateur japonais Kohei Kadowaki surprend par le graphisme employé pour réaliser cette japanimation. Le choix des couleurs ternes donne l’impression d’un film cotonneux et brumeux se déroulant par temps de brouillard. 

« 9 Temples To Heaven » du réalisateur thaïlandais Sompot Chidgasornpongse, est un road movie se déroulant sur une journée au cours de laquelle les protagonistes se rendent dans 9 temples bouddhistes dans l’espoir de prolonger la vie de leur grand-mère. Cette plongée au cœur du bouddhisme interroge et pousse à la réflexion sur le sens de la vie. 

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Les Films de l’ACID (Association du Cinéma Indépendant pour sa Diffusion) :

« Living Twice, Fying Thrice » du réalisateur iranien Karim Lakeadeh, est une comédie dramatique déjantée mettant en scène trois mineurs victimes d’une explosition dans la mine où ils travaillent. Considérés comme morts, ils espèrent que leurs familles touchera une indemnisation, pour cela ils sont contraints à une vie clandestine absurde.

Les Films de Cannes Classics :

« Torino Shadow – Du Ling Zhi Ying » de Jia Zhang-ke avec l’actrice Zhao Tao, est un moyen métrage d’une grande justesse analytique.

Avant la cérémonie de clôture, la remise des prix des jurys des critiques : 

Invités à la remise du prix du jury Œcuménique et des prix FIPRESCI, dans le salon des Ambassadeurs, le samedi 23 mai 2026, jour de la clôture, les représentants du FICAV ont pu rencontrer Cristian Mungiu, doublement primé de deux prix prestigieux de la critique, cinq heures avant la consécration de la palme d’or 2026 pour « Fjord », l’épouse du réalisateur Wang Bing, président du jury du 32e FICAV (celle-ci est la productrice du film chinois « La deuxième fille – Wu Ming Nû Hai » de la réalisatrice Zou Jing présenté à la Semaine de la Critique, prix FIPRESCI) et l’actrice vésulienne Eloise Valli. Décidément le monde est petit, et Vesoul partout !

Texte écrit par Jean-Marc Thérouanne, au retour de Cannes entre le 24 et le 30 mai 2026.