Festival du Cinéma Allemand 2026 : cinq jours de cinéma allemand à L'Arlequin
Festival du Cinéma Allemand 2026 : cinq jours de cinéma allemand à L'Arlequin

Festival du Cinéma Allemand 2026 : cinq jours de cinéma allemand à L’Arlequin

Festival du Cinéma Allemand 2026 : cinq jours de cinéma allemand à L'Arlequin

Le Festival du Cinéma Allemand tient sa 31e édition du 7 au 11 octobre 2026 au cinéma L’Arlequin, à Paris. Cinq jours pour prendre le pouls de la production allemande actuelle, avec dix films de la sélection Panorama, trois avant-premières, un focus sur un cinéaste invité ainsi qu’un programme de courts métrages. Beaucoup de séances se terminent par une rencontre avec l’équipe du film.

PROSECUTION de Faraz Shariat ouvre le festival

L’ouverture a lieu le mercredi 7 octobre à 20h avec PROSECUTION (Staatsschutz), deuxième long métrage de Faraz Shariat, présenté en avant-première. La procureure germano-coréenne Seyo Kim est victime d’une agression raciste. Elle décide de porter l’affaire devant la justice, quitte à se heurter à sa propre institution, qui minimise la violence de l’extrême droite.

Le film dure 113 minutes. La soirée démarre à 19h par une réception, suivie des discours à 20h. La projection est suivie d’une rencontre avec Chen Emilie Yan, qui tient le rôle de Seyo Kim. On retrouve également Julia Jentsch à l’affiche.

Faraz Shariat s’était fait remarquer avec Futur Drei, présenté à la Berlinale 2020 où il avait décroché deux Teddy Awards. Il a depuis réalisé des épisodes de DRUCK, de THE BABY et de ZEIT VERBRECHEN.

Panorama 2026 : dix films allemands inédits en France

C’est le cœur du festival. La sélection Panorama est composée par un comité de trois personnes. Les films retenus n’ont pas encore de distributeur français, ils sont donc inédits chez nous. Tout est projeté en version originale sous-titrée en français.

Dix titres cette année : L’Homme perdu, Allegro Pastel, Les invités, Hijamat, La grenouille et l’eau, Six semaines plus tard, BABYSTAR, ROYA, Ce qui reste de la sensibilité ainsi que le documentaire Ingeborg Bachmann – Quelqu’un qui était moi autrefois.

La journée du jeudi 8 octobre s’ouvre à 16h avec Six semaines plus tard de Jacqueline Jansen, projeté en présence du chef opérateur Markus Ott.

ROYA, le retour clandestin de Mahnaz Mohammadi

ROYA est programmé le samedi 10 octobre à 16h. Mahnaz Mohammadi y filme une enseignante iranienne emprisonnée à Evin pour ses convictions politiques. On lui laisse le choix entre des aveux télévisés obtenus sous la contrainte ou l’enfermement dans une cellule de trois mètres carrés. Melisa Sözen (Winter Sleep, Le Bureau des Légendes) tient le rôle principal.

Le contexte du tournage pèse lourd. Cinéaste et militante des droits des femmes, Mahnaz Mohammadi a été arrêtée à plusieurs reprises en Iran, condamnée à sept ans de prison puis privée de passeport pendant dix ans. Depuis Son-Mother en 2019, elle n’avait plus le droit de tourner. ROYA a été réalisé clandestinement, sans autorisation officielle. La réalisatrice sera présente à L’Arlequin après la projection.

BABYSTAR, l’enfance sous contrat

Toujours le samedi 10 octobre, à 18h30, BABYSTAR est le premier long métrage de fiction de Joscha Bongard. Luca, 16 ans, sert depuis sa naissance de produit d’appel à l’empire d’influenceurs monté par ses parents. Quand ces derniers décident d’avoir un autre enfant, elle commence à mesurer à quel point sa vie ne lui appartient pas. Maja Bons tient le rôle de Luca.

Joscha Bongard connaît son sujet de l’intérieur : il a travaillé à Cologne dans un réseau de gestion de chaînes YouTube avant de passer par la Filmakademie. Son documentaire PORNFLUENCER avait déjà été nommé au Prix allemand du film documentaire.

Sandra Hüller face aux textes d’Ingeborg Bachmann

Le jeudi 8 octobre à 18h30, le festival propose Ingeborg Bachmann – Quelqu’un qui était moi autrefois, documentaire de Regina Schilling. Sandra Hüller s’empare des mots de l’écrivaine autrichienne le temps d’une journée imaginaire. Le film mélange scènes improvisées, archives, entretiens et textes de Bachmann pour retracer son parcours, de son enfance en Carinthie marquée par la guerre à ses derniers jours à Rome, en passant par le Groupe 47. La séance est présentée par Thomas Kufus.

Le bois de Klara : Volker Schlöndorff en avant-première

Le rendez-vous du samedi soir. Le bois de Klara (Heimsuchung) est projeté le samedi 10 octobre à 20h30, en avant-première. Volker Schlöndorff filme une maison au bord d’un lac près de Berlin, occupée par trois familles successives des années 1930 jusqu’à la chute du Mur. Douze personnages y cherchent un foyer pendant que l’Histoire leur passe dessus. La maison reste le vrai personnage central, indifférente à ce que vivent ses habitants.

Le casting réunit Martina Gedeck, Lars Eidinger, Susanne Wolff, Ulrich Matthes, Detlev Buck, Angela Winkler ainsi que David Bennent, qui jouait le petit Oskar dans Le Tambour. La soirée commence par une réception à 19h, une introduction à 20h15, puis une rencontre avec Volker Schlöndorff et Martina Gedeck après la projection. Le film dure 118 minutes.

No good men de Shahrbanoo Sadat ferme le festival

La dernière avant-première est programmée le dimanche 11 octobre à 18h30. No good men de Shahrbanoo Sadat se déroule à Kaboul en 2021. Naru est la seule femme cameraman de la principale chaîne de télévision locale. Elle se bat pour garder son fils de trois ans après sa séparation, puis se retrouve affectée au journaliste vedette de la chaîne. Ils sillonnent ensemble une capitale qui vit ses derniers jours de liberté. Comédie dramatique de 103 minutes.

Focus Goethe : trois films de Julian Radlmaier ainsi qu’une masterclass

Le Focus Goethe est consacré cette année à Julian Radlmaier, présent pendant tout le festival. Trois films sont programmés, chaque fois suivis d’une rencontre avec le réalisateur :

  • Phantoms of July (Les fantômes de juillet), jeudi 8 octobre à 20h30
  • Bloodsuckers (Suceur de sang), vendredi 9 octobre à 15h
  • Self-Criticism of a Bourgeois Dog (Autocritique d’un chien bourgeois), samedi 10 octobre à 11h

Le cinéaste donne aussi une masterclass le vendredi 9 octobre à 13h, en salle 3. L’entrée est gratuite mais la réservation est obligatoire.

Next Generation Short Tiger, le programme de courts métrages

Le dimanche 11 octobre à 14h, le festival projette la sélection Next Generation Short Tiger, vitrine annuelle du court métrage allemand. La séance est suivie d’une rencontre avec Gwenola Heck, réalisatrice du film GAÏA. Le tarif est fixé à 3 euros.

Le programme complet, les horaires de séances ainsi que la billetterie sont à retrouver sur le site officiel du festival

https://www.festivalcineallemand.com