Critique de Evil Dead 2
Synopsis
Dans un chalet qui semble abandonné, Ash et Annie découvrent un magnétophone. Ils le mettent en route et entendent la voix du Professeur Knoby qui a réussi à traduire le livre des morts. Mais ses paroles réveillent l’Esprit du Mal. Annie disparaît. Ash est poursuivi par une force étrange. A son réveil, il est possédé par le Mal, mais au lever du soleil, retrouve son apparence normale. Il cherche en vain à s’enfuir et se réfugie à nouveau dans le chalet. Des spectres hideux s’en prennent à lui…
Avis de Yanick Ruf
Evil Dead II : quand Ash devient une légende
Toujours la même cabane perdue dans les bois, le même magnétophone maudit qui libère les démons : Evil Dead II s’ouvre comme un prolongement direct du premier film. Le récit reprend exactement là où s’achevait Evil Dead, puis enchaîne sans temps mort sur la suite des événements, multipliant les clins d’œil au volet précédent.

Le film conserve l’animation image par image chère à Sam Raimi, mais pousse encore plus loin les animatronics, avec des effets pratiques souvent géniaux. En revanche, certains effets numériques naissants, surtout visibles dans la version remasterisée HD, accusent le temps et paraissent nettement moins convaincants.

Autre nouveauté de taille par rapport au premier opus : Evil Dead II impose une fin suggestive, clairement conçue pour ouvrir sur une suite rapide, ce qui arrivera avec Army of Darkness.

Cet opus marque un tournant décisif dans le destin d’Ash Williams. C’est ici qu’il se tranche la main, possédée par le mal, et qu’il adapte une tronçonneuse à la place de son membre mutilé. Ce geste iconique scelle définitivement l’identité du personnage et en fait une figure culte du cinéma de genre.

Le film impose surtout la licence autour de la figure d’Ash, interprété par Bruce Campbell. L’acteur y montre tout son talent, excellant dans des séquences en quasi-solo, notamment la scène mémorable où il lutte contre sa propre main possédée. Un exercice de style exigeant, qu’il réussit avec brio, entre comédie physique, terreur pure et cabotinage maîtrisé.
