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Le Retour des morts-vivants : le test blu-ray

 
 
Overview
 

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Titre Original: The Return of the Living Dead
 
Durée: 85 min
 
Date de sortie: 08/05/1985 (salles) - 20/11/2017 (blu-ray)
 
Note
 
 
 
 
 


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Posted 19 décembre 2017 by

 
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Franck et Freddy, deux employés d’UNEEDA, société de fournitures médicales, libèrent accidentellement un gaz toxique d’un conteneur militaire stocké dans la cave de l’entreprise depuis la fin des années soixante. Pendant ce temps, Tina, la petite amie de Freddy, décide de l’attendre dans un cimetière voisin avec ses amis punks. Malheureusement pour eux, la maladresse de Franck et Freddy va déclencher une invasion de morts vivants et transformer cette nuit en cauchemar.

L’avis de Margaux :

C’est encore une grande sortie que nous propose Le Chat qui fume, cette fois c’est le devenu culte Le retour des morts vivants qui vient s’ajouter au catalogue plus que séduisant de l’éditeur. Le film est réalisé par Dan O’Bannon connu pour son travail de scénariste sur des films tels que Total Recall ou encore Alien. Il commence sa carrière sur le premier film de John Carpenter, Dark Star, en 1974. C’est avec Le retour des morts vivants qu’il décide de passer derrière la caméra. Le film est tout d’abord conçu par John A. Russo qui écrit un premier scénario. Co-scénariste sur La nuit des morts vivants, il voit en ce nouveau film la suite du grand chef-d’œuvre de George Romero. Le film est finalement réécrit avec l’arrivée de Dan O’Bannon aux commandes et parvient ainsi à s’éloigner du modèle pour finalement donner naissance à ce film culte.

Le retour des morts vivants est une œuvre notable dans la grande lignée des films de morts vivants. En effet, Dan O’Bannon parvient à se démarquer du style de Romero, il crée ainsi un univers oscillant entre horreur pure et comédie délurée et ce, dans un bon équilibre. C’est principalement cette caractéristique qui donnera au film la force de résister dans le temps.  Avec l’aide du directeur artistique William Stout, inspiré principalement des EC Comics (Tales from the Crypt entre autres), une nouvelle vision du mort vivant se met au point. Il crée ainsi, avec son équipe, un nouveau genre de zombie bien plus rapide et surtout plus intelligent qu’autrefois. Ces monstres communiquent et sont même capables de berner l’être humain; dans une séquence plutôt comique on voit une de ces créatures demander des renforts d’ambulanciers (ou plutôt de chair fraîche) par le biais de la radio du véhicule.

Les effets spéciaux sont particulièrement réussis, certaines créatures parviennent encore à faire leurs effets. On pense notamment à la morte vivante coupée en deux créée par Tony Gardner avec un étonnant dispositif d’animatronique. La séquence est forte car, dotée de la parole, la créature explique aux personnages qui l’ont ligotée pourquoi elle se nourrit de cerveaux humains. L’autre figure phare du film reste « l’homme-goudron », un zombie provenant d’une cuve entreposée dans une cave depuis des années et qui se réveille soudainement d’un long sommeil.  Revêtu d’une matière visqueuse et dégoulinante, il s’avance vers la bande de jeunes punks horrifiés en criant la célèbre réplique « braiiiinnns » (« cerveauuuux » pour la version française).  Il est alors un peu décevant de découvrir le reste des morts vivants du film, certains sont à peine maquillés et cela dénote dans la globalité du film. Mais il faut comprendre le contexte  du film, le manque de moyen à l’équipe des effets spéciaux ainsi que la qualité qu’ils ont sû produire malgré tout pour ne pas y tenir compte bien longtemps.

Le casting est globalement bien pensé. Les jeunes punks sont criants de vérité, il est d’ailleurs amusant de voir dans les bonus qu’aucun d’entre eux n’était réellement comme ça dans la vie. La musique punk ajoute à l’image toute la sauvagerie des séquences gores. Le film, en plus de sa dimension horrifique, est le reflet d’une société pessimiste des années 80 comme en témoigne bien le graffiti  « no future »  sur la porte du cimetière, présage aussi de ce qu’il va s’y dérouler. La fin du film n’est pas non plus là pour arranger les choses.

Dan O’Bannon signe un film vraiment ancré dans son temps. Le retour des morts vivants est, à la surprise de ses concepteurs, un film qui a marqué son époque et les générations suivantes (il a d’ailleurs donné naissance à plusieurs suites). L’édition du Chat qui fume permet de se rendre compte que le film n’a pas beaucoup vieilli, il est donc formidable de pouvoir découvrir ou redécouvrir ce film et ce, dans les meilleures conditions qui soient.

Technique

D’un point de vue technique c’est quasiment un sans faute. Le film est proposé dans sa version intégrale au format 1.85 voulu, à l’origine, par le réalisateur. Le film étant tourné en 1.33, Le Chat qui fume offre la possibilité de le voir dans ce format dans les bonus; on se rend rapidement compte à quel point les cadrages sont beaucoup plus beaux dans la version principale.

Ce nouveau transfert HD redonne au film une nouvelle jeunesse, les couleurs criardes des années 80 ne pouvaient pas rêver mieux.

Pour le son, le rendu général est plus que convenable. La version originale est satisfaisante et pour les nostalgiques, la version française l’est tout autant.

Bonus

Le coffret du combo Blu-ray 2DVD du Retour des morts vivants est un très bel objet. Pour les commandes passées via le site de l’éditeur, un livret exclusif composé de photos rares du film accompagne le digipack.

En ce qui concerne les compléments, les amateurs du film pourront approfondir leurs connaissances du film, et il y a de quoi faire. Dans un premier temps un documentaire d’un peu plus de deux heures vous est proposé, More brains ! A return to the living dead réalisé par Bill Philputt revient sur toute la genèse du film.  On y retrouve toute l’équipe, des acteurs aux concepteurs des effets spéciaux en passant par les producteurs et scénaristes. Le documentaire met en lumière toutes les problématiques que l’équipe a pu rencontrer (changement de réalisateur, problèmes juridiques concernant les droits du titre, litiges entre les acteurs….).

Dans Les origines, John A. Russo revient sur sa carrière et notamment sur sa collaboration avec Georges Romero  ainsi que sur l’écriture de ce nouveau film qui n’a pas été une mince affaire.

Dans Les FX, William Stout parle de la conception de cet univers et les nombreux problèmes rencontrés la plupart du temps par manque d’argent. On y retrouve également Bill Muns qui a du quitter le tournage pour être remplacé par Kenny Myers. Tony Gardner explique la manière dont il a conçu l’animatronique. Enfin Gene Warren et Bret Mixon commentent leur participation pour le final du film très explosif.

Dans Party Times ! Tout sur la musique, certains membres des groupes (45 Grave, T.S.O.L., SSQ, Flesheaters…) figurant sur la bande son du film racontent leurs expériences aux côtés de Budd Carr, le superviseur musical.

Le Chat qui fume offre également la possibilité de voir des scènes inédites extraites d’un premier montage ayant servi de référence. La qualité est très mauvaise mais il est quand même notable de pouvoir y avoir accès. Les Bloopers dans le chapitre suivant sont des images tournées sur le plateau ou dans les bureaux pendant que l’équipe travaillait, on peut ainsi assister à un magnifique pas de danse de l’homme-goudron en pleine répétition.

Pour finir : les traditionnels films annonces comprenant celui du film ainsi que celui d’Opera de Dario Argento (paru précédemment chez l’éditeur) mais aussi de deux prochaines sorties à venir dont Sanctuaire de Michele Soavi et Lord of illusions de Clive Barker.


Fabien Brajon

 


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