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Les anges de la nuit : test blu-ray

 
 
Overview
 

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Titre Original: State of Grace
 
Durée: 134 min
 
Date de sortie: 10/07/1991 (salle) - 05/11/2019 (blu-ray)
 
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Posted 25 novembre 2019 by

 
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Terry Noonan revient apres plusieurs années d’absence dans le quartier de Hell’s Kitchen a New York, fief des Irlandais. Il retrouve ses anciens camarades en pleine guerre avec la mafia italienne qui menace la communauté irlandaise. Terry est un fait un policier infiltré. Il va être déchiré entre sa loyauté pour son vieux quartier et son sens de l’ordre…

En pleine hype à la fin des années 80, Phil Joanou, collaborateur de U2 (le documentaire Rattle & Hum) et réalisateur d’épisodes de la série Amazing stories et d’un premier long remarqué Three o’clock high (1987), se voit confier la réalisation des Anges de la nuit (State of grace).  Mais suite à l’échec commercial du film qui a eu le malheur de sortir aux USA en septembre 1990 une semaine après Les Affranchis, le flamboyant film de gangsters de Martin Scorsese, Joanou ne fera pas pas grand chose, un médiocre thriller avec Kim Basinger et Richard Gere, Sang chaud pour meurtre de sang-froid (92) et plus récemment l’insignifiant film d’épouvante The veil (2016).

Avec l’histoire de ce flic infiltré dans le cercle mafieux de ses amis d’enfance dans le quartier new-yorkais d’Hell’s Kitchen, Les anges de la nuit aborde les thèmes de la trahison, de la perte ou du poids écrasant de l’héritage familial, ingrédients de la tragédie grecque enrobés sous la forme d’un thriller urbain comme on en verra des années plus tard sublimés par l’excellent James Gray dans des films comme The Yards ou La nuit nous appartient avec leurs personnages affectés de tourments moraux et de choix cornéliens à faire pour survivre.

La mise en scène urbaine (superbe plan inaugural sur Manhattan puis exploration du décor du quartier Hell’s Kitchen en mutation aux dernières lueurs des années 80) et lyrique (le duel final avec gunfight à la John Woo) de Joanou s’appuie sur un excellent casting pour faire exister ses personnages peu attachants. Les anges de la nuit doit en effet beaucoup à son superbe casting composé de Sean Penn, Ed Harris, Gary Oldman et Robin Wright qui apporte un peu de douceur dans ce monde de brutes.

La superbe musique d’Ennio Morricone et la photo crépusculaire de Jordan Cronenweth (Blade runner) sont également des atouts majeurs de ce bon film de gangster certes à des années lumière des films criminels du maître Scorsese en terme de mise en scène et de narration mais à redécouvrir.

Technique

Rimini livre une belle copie avec une colorimétrie nuancée, des contrastes appuyés, un grain argentique préservé; on notera quelques petits points blancs et un piqué parfois un peu doux mais globalement l’image HD est de bonne qualité, bien supérieure à celle du dvd. Le remixage de la piste vo en DTS-HD Master Audio 5.1 permet à la splendide composition d’Ennio Morricone et aux différentes ambiances urbaines de se déployer sur les différentes enceintes. La piste vf en DTS-HD Master Audio 2.0 met les dialogues plus en avant que son homologue vo en DTS-HD Master Audio 2.0.

Bonus

Les suppléments de cette édition blu-ray signée Rimini sont composés de deux passionnantes interviews. La première est celle du réalisateur Phil Jouanou, Diriger une bande de gangster (22′) qui présente Les anges de la nuit comme « un film de gangster italien mais en plus détraqué ». Il revient sur le choix du casting, le tournage en décor réel à New-York, son travail avec le directeur de la photo Jordan Cronenweth, sa collaboration avec le maestro Morricone et la sortie difficile en salles du film quelques semaines après le monument Les affranchis et la même année que d’autres films de gangsters comme Le Parrain 3.

La seconde interview donne la parole à Samuel Blumenfeld, critique du cinéma au Monde : Les anges de la nuit, New-York portée disparue (46′). Tout d’abord le journaliste replace le film dans son contexte de production (un projet confié à Sean Penn qui a choisit ses collaborateurs) avant de parler du tournage à New-York. Il évoque la comète Phil Joanou repéré dans les années 80 par Spielberg puis délaissé par les studios suite à l’échec du film qui lui rappelle Sur les quais d’Elia Kazan pour la trajectoire de son personnage ambivalent qui à la fin aura tout perdu. Puis sont abordés le casting et leurs personnages de « cols bleus de la mafia ». Enfin Samuel Blumenfeld parle de la calamiteuse réception publique du film qui se rattrapera plus tard en dvd et sur le câble sans oublier la partition d’Ennio Morricone qui permet au film de « s’extraire de son naturalisme naturel, de cette volonté documentaire, pour en faire un mélodrame ».


Fabien Brajon

 


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