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La Route sauvage

 
 
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Titre Original: Lean On Pete
 
Durée: 121 min
 
Date de sortie: 25/04/2018
 
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Posted 10 mai 2018 by

 
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Charley Thompson a quinze ans et a appris à vivre seul avec un père inconstant.
Tout juste arrivé dans l’Oregon, le garçon se trouve un petit boulot chez un entraineur de chevaux et se prend d’affection pour Lean on Pete, un pur-sang en fin de carrière.
Le jour où Charley se retrouve totalement livré à lui-même, il décide de s’enfuir avec Lean on Pete, à la recherche de sa tante dont il n’a qu’un lointain souvenir.
Dans l’espoir de trouver enfin un foyer, ils entament ensemble un long voyage….

L’avis de Manu

D’un récit décousu et quasi irréel, Andrew Haigh livre une œuvre proche du cinéma de Terrence Malick des débuts. Evidemment la force n’est pas la même mais tant mieux, car tout au long de ce road (trip) movie, c’est la liberté qui est convoquée moins que la contemplation.

Pourtant le rythme, bancal, décousu et parfois très lent peine à séduire totalement et ce malgré les nombreuses étapes, entre errance et perdition que Charlie Plummer, révélation du film, doit traverser. Film qui ose effleurer une certaine poésie proche de l’Americana, qui pose un regard juste et rare sur les laissés pour compte d’un pays qui se cherche encore une fois. Bien que découpé d’une étrange manière, lui conférant le charme d’une douce rêverie, composé par chapitres, La Route Sauvage se suit comme un livre qu’on feuillette, page après page, avec cette figure fragile, ce jeune homme dont l’interprétation de Charlie Plummer est, une fois de plus pour un film indé, une force intègre du film. On retrouve en ce jeune acteur ce qu’on avait tutoyé de magnétique et d’énigmatique chez River Phoenix à ses débuts (la ressemblance compte ici).

En décidant de suivre le parcours de son héros sans réel début et sans en figer vraiment la fin (bien que très dessinée sur un magnifique plan final), Andrew Haigh trouve en terre américaine le parfait écrin pour son cinéma, qui, sur la facilité d’un récit qui voit défiler personnage après personnage (tous interprétés par des comédiens connus, sinon « déjà-vus » par le spectateur), envoûte par sa forme et sa manière de mettre en scène tant de choses et de sentiments, dessinant parfaitement la profondeur de son intention.

La Route Sauvage n’a pas l’intégralité du charme escompté mais situe Andrew Haigh dans les rares réalisateurs à suivre prochainement.


Fabien Brajon

 


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