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Posted 15 octobre 2017 by NicoH in Jeux Vidéo
 
 

Frantics, Hidden Agenda… Nos impressions sur la gamme Playlink pour PS4 !





C’est à l’occasion d’un événement organisé par Sony que nous avons pu nous essayer à plusieurs titres de la gamme Playlink pour PS4. Pour vous au fond qui faites une grimace en demandant ce qu’est la gamme Playlink, il s’agit de titres de différents genre (allant du quizz au jeu de plates-formes) conçus pour rassembler autant les gamers que les néophytes autour de la PS4, avec un élément commun à tous les jeux de la gamme : les titres Playlink se jouent avec vos smartphones/tablettes, et non à la manette. C’est autour de cet élément d’importance que la gamme Playlink entend séduire et rassembler famille et amis, un choix finalement logique: si tout le monde n’est pas forcément adepte de la manette de jeux traditionnelle, rares sont ceux à ne pas savoir utiliser les possibilités d’un simple smartphone. Mais cela suffit-il à offrir des jeux réussis et qui plaisent au plus grand nombre ?

Grand abonné des soirées entre proches, le quizz répond évidemment présent dans la gamme Playlink avec Knowledge is Power. Jeu de questions de culture générale dans la grande tradition du genre, KiP se démarque par divers aspects, comme la possibilité de lancer des malus à ses adversaires pour les empêcher  temporairement de lire les questions sur leur écran (ex : les cases étant recouvertes de peinture, il faudra frotter l’écran pour révéler les réponses possibles) ou encore des types de questions assez originaux (ex : classer les propositions selon le domaine auquel elles appartiennent). L’ensemble a le mérite de ne pas se jouer au tour par tour (chaque joueur à son écran) et dispose d’un univers graphique assez amusant, mélange de cartoon et carton-pâte évoquant la rencontre du jeu Puppeteer et du film animé Tempêtes de Boulettes Géantes. Toutefois, on émettra un léger bémol sur le dynamisme des parties tant ces dernières auraient gagné à proposer un rythme plus soutenu. En l’état, c’est amusant, mais on s’imagine mal passer une soirée entière dessus comme on le ferait sur d’autres jeux de sociétés (plateau ou jeu vidéo).

 

Dans un autre registre, abordons « Qui es-tu ? », où les joueurs doivent répondre à des questions concernant d’autres joueurs (ex : quel type de voyage préfèrerait tel joueur ?) ou encore réaliser des mini-jeux et les soumettre ensuite au vote. Un jeu sans prétention, mais qui pourrait bien révéler son efficacité si vous y jouez au moins à 4 et entre proches (lors de notre test, nous étions 3 dont un inconnu, autant dire que la dynamique s’en ressentait).

Passons rapidement sur Singstar (jeu de karaoké jouable à deux simultanément et se jouant avec le micro de votre smartphone) pour nous concentrer sur une très jolie surprise : Frantics.

Dôté d’un univers graphique très carton-pâte qui évoquera à nouveau Puppeteer ou les films animés de Wes Anderson, Frantics propose à quatre joueurs de s’affronter dans plusieurs mini-jeux dont la variété ne sera pas sans rappeler Mario Party. Durant notre test, nous avons ainsi pu tester trois de ces mini-jeux :
Dans le premier, les joueurs devaient se pousser hors de la zone de jeu (qui rétrécit peu à peu) pour récupérer une pièce et remporter la manche. L’ensemble se dirige en orientant votre smartphone dans la direction voulue, et une pression sur l’écran permet de faire un saut.
Le second était une mini-course de voitures où on contrôle uniquement l’accélérateur, sauf qu’entre chaque course, les joueurs peuvent donner des malus aux autres joueurs pour modifier leur voiture façon Banjo-Kazooie :Nuts & Bolts et espérer les ralentir (ex : roues carrées, propulsion à ressort, châssis très lourd…). Si on regrettera que les courses soient un peu trop courtes pour apprécier plus longuement les réactions des véhicules modifiés, l’efficacité est là et les fous rires fusent facilement devant les comportements de certains véhicules, sans compter les inévitables joutes verbales et vengeances entre les joueurs lorsqu’il s’agit de modifier les véhicules des autres.
Le troisième jeu était dans une veine de plate-forme/stratégie : les joueurs doivent se battre pour le contrôle d’une plate-forme, avec une condition particulière : pour gagner, il ne faut pas un seul, mais deux joueurs se trouvant simultanément sur la plate-forme. Inutile de dire que ce facteur est propice aux alliances éphémères et aux coups les plus vicieux, d’autant qu’il est possible de se donner des coups de battes pour éjecter les autres joueurs. Pour parachever le tableau, la plate-forme s’atteint grâce à des canons orientables via lesquels les joueurs se propulsent façon Angry Birds. Côté contrôles, là aussi, les personnages se dirigent en orientant le smartphone (pour les phases à pied), en tapant sur l’écran pour se donner des coups et avec une flèche à orienter sur l’écran tactile pour orienter le canon.

Dans l’ensemble, et malgré des contrôles manquant un poil de réactivité, Frantics est une très bonne surprise. Varié, frénétique, bourré d’humour et visuellement très réussi, le titre a tous les atouts pour s’imposer dans la gamme Playlink et séduire le plus grand nombre.

Dernier titre de l’événement, mais non le moindre : Hidden Agenda. Développé par Supermassive (le studio derrière Until Dawn), Hidden Agenda est un thriller essentiellement composé de cinématiques durant lesquelles les joueurs – chacun avec son smartphone – peuvent voter pour choisir la suite de l’histoire. Un véritable film interactif, en somme, avec quelques petites joyeusetés telles que les intentions cachées (les fameuses « Hidden Agenda »). Pour résumer, si tous les joueurs participent à l’évolution de l’histoire, un joueur particulier (et choisi aléatoirement à chaque chapitre) devra secrètement s’assurer qu’un objectif de l’histoire soit – ou ne soit pas – rempli, ceci afin de remplir sa quête personnelle. Si la démo que nous avons testé ne permettait pas de voir quelles conséquences ont ces intentions cachées sur l’ensemble de l’histoire, l’idée de semer le doute parmi les participants est en soi une très sympathique idée et vient joliment renforcer l’ambiance angoissante de l’expérience imaginée par les développeurs. En passant, on saluera le soin apporté au côté visuel du jeu, de la même qualité que Until Dawn, même si on regrettera encore des expressions faciales un peu bancales.

Au final, la gamme Playlink est une sympathique surprise. Avec son concept qui ne sera pas sans rappeler la Wii (avec ses jeux casuals et la simplicité de sa Wiimote), la gamme ne manque pas de qualités pour s’imposer. Par son contrôle au smartphone tout d’abord, facilement accessible à à la fois aux gamers et aux non-joueurs (pour preuve, nous avons testé ces titres avec une non-joueuse qui a été facilement séduite par les différents titres). Par la variété des jeux également, où chacun devrait trouver son compte. Mais surtout, la gamme a également le mérite de proposer des titres originaux et ambitieux que l’on attendait pas forcément ici, notamment Frantics et Hidden Agenda, et qui confirment que la gamme Playlink a tous les atouts, tant pour rassembler les joueurs et les non-joueurs que pour proposer des expériences vraiment mémorables.


NicoH