Critique de Black Box
Synopsis
Faisant la liaison entre la Nouvelle-Orléans et Seattle, le vol 298 de Vero Airlines est frappé d’un mystérieux phénomène surnaturel.
Avis de Yanick Ruf
Black Box surprend d’abord par son style visuel : le film multiplie les changements de format, avec de nombreuses scènes tournées en mode portrait, comme avec un téléphone ou une GoPro, au milieu de plans beaucoup plus classiques. Cette alternance incessante peut dérouter, mais elle donne aussi une impression de réalité brute, comme si on assistait à un direct angoissant filmé par les passagers eux‑mêmes. Heureusement, ce n’est que dans la première partie du film!

L’histoire repose sur un phénomène massif et inquiétant : des avions, de plus en plus nombreux, perdent contact avec les tours de contrôle, tandis que les témoignages de phénomènes OVNI se multiplient. Très vite, il devient clair qu’il ne s’agit pas d’une simple série de pannes, mais d’une véritable invasion extraterrestre qui se joue en plein ciel.

À bord du vol concerné, la tension monte progressivement. La panique gagne les passagers, et chacun réagit selon sa personnalité : certains tentent de garder leur sang‑froid, d’autres cèdent à l’égoïsme, à la colère ou à la prière. Ce huis clos aérien devient alors un laboratoire social où se révèlent nos instincts les plus primaires face à l’inconnu.

Pour les spectateurs un peu plus âgés, impossible de ne pas penser à l’épisode culte de La Quatrième Dimension de Rod Serling, où un passager aperçoit une créature sur l’aile d’un avion. Black Box reprend cette idée de la menace invisible et incomprise, mais la pousse plus loin en en faisant une invasion globale, visible et assumée.

Avec ses bons effets spéciaux, le film reste un agréable petit divertissement de science‑fiction, rythmé et facile à regarder. Ce n’est pas un chef‑d’œuvre, mais c’est une série B d’horreur spatiale en milieu confiné qui fait le job : on embarque, on stresse, et on ressort sans regret.

