Critique de Pinocchio : Déchaîné
Synopsis
Geppetto présente à son petit-fils, James, une mystérieuse marionnette dotée d’une âme nommée Pinocchio. Ignorant la nature naïve et imprévisible de celle-ci, James fait découvrir le monde extérieur à son nouvel ami. Sous la guidance de Cricket, Pinocchio se lance alors dans une quête sanglante pour éradiquer tout ce qu’il considère comme mauvais et devenir un véritable petit garçon.

Avis de Yanick Ruf
Après Popeye, Mickey et Bambi, c’est au tour de Pinocchio de passer du conte pour enfants au film d’horreur. À peine la marionnette découvre-t-elle la vie que ses premiers spectateurs le paient de la leur, dans des circonstances aussi sanglantes qu’inattendues.

Pinocchio déambule dans un hôpital sans se cacher, mais semble pourtant invisible aux yeux de tous. Il entreprend de tuer les « méchants » sans vraiment comprendre ce que cela signifie. Entre scènes ultra-gore et récupération d’organes pour devenir un véritable petit garçon, le film ne fait pas dans la dentelle. Sa mère de bois l’encourage dans cette quête, tout comme Jiminy Cricket, qui semble lui aussi être fait du même matériau.

Le récit réserve quelques clins d’œil à Winnie l’ourson : Sang et Miel, aux Dents de la mer et même à Shinning. Mais derrière son apparence de créature sanguinaire, Pinocchio n’est finalement qu’une gentille marionnette qui rêve de vivre auprès de son ami humain. Manipulé par les autres créatures conçues par Geppetto, il se retrouve pris dans les conséquences d’une expérience destinée à faire revenir les âmes des morts.

Très bien réalisé et filmé, ce film d’horreur est une belle découverte pour les amateurs du genre. Une curiosité aussi sanglante qu’attachante.
