Critique de Hope
Synopsis
Alors que les secours sont mobilisés ailleurs et que toute communication est interrompue, les habitants de Hope doivent faire face seuls à une menace grandissante. Tandis que certains tentent de protéger le village, d’autres s’aventurent dans la montagne… mais deviennent à leur tour des proies. L’ignorance et la peur déclenchent une spirale incontrôlable aux conséquences dévastatrices.

Avis de Yanick Ruf
Hope, présenté en Sélection officielle au Festival de Cannes, est un film de monstres coréen qui replace le genre au premier plan. L’histoire se déroule en Corée du Nord, soudainement frappée par les attaques d’une créature étrange et terrifiante.

Dès la découverte des premières empreintes, on comprend que l’humanité a affaire à quelque chose d’inconnu. La première attaque, dans un marché, est particulièrement efficace : la créature reste invisible, mais chaque bruit, chaque destruction et chaque réaction des personnages suffisent à installer une angoisse palpable. Les indices suggèrent un animal gigantesque, à la silhouette reptilienne. Le réalisateur joue habilement avec cette absence : pendant de longues minutes, le monstre n’apparaît pas, et c’est précisément ce qui rend la tension si puissante.

La première heure explore le mystère à travers les dégâts laissés dans la ville, sans jamais dévoiler la bête. Puis, une fois la créature révélée, le film bascule dans une dynamique de traque et d’affrontements. Les poursuites s’enchaînent dans les rues, dans les bois, avant de culminer dans une spectaculaire course sur l’autoroute. La fin ouvre clairement la porte à une suite, déjà en préparation, et laisse même espérer une trilogie.

Le bilan est très positif : le scénario est solide, la photographie soignée, les créatures crédibles et impressionnantes, tandis que les maquillages et effets spéciaux sont remarquablement réussis. Les comédiens sont tous convaincants, et l’action est savoureusement relevée par des touches d’humour qui font respirer le récit. Malgré ses plus de deux heures et demie, le film ne s’essouffle jamais. Quelques zones d’ombre demeurent, mais elles nourrissent surtout l’envie de découvrir la suite.
Après The Host de Bong Joon-ho, Hope confirme que le cinéma coréen excelle toujours dans le film de créature.
