Critique de Cold Storage
Synopsis
Il y a plusieurs dizaines d’années, un micro-organisme hautement infectieux et en constante mutation – capable d’une destruction de niveau extinction – a été contenu dans une installation militaire. Aujourd’hui, l’armée a scellé le sous-sol le plus bas de l’installation et a vendu l’espace restant à une société de self-stockage. Alors que la température augmente sous terre, le micro-organisme trouve un moyen de s’échapper. Si on le laisse se propager, il va bientôt se multiplier de manière incontrôlée dans le monde entier. Le sort de l’humanité repose maintenant sur un agent de bioterrorisme à la retraite et deux héros improbables employés dans l’installation – qui sont pris dans une course contre la montre pour détruire l’organisme et sauver l’humanité.
Avis de Zast
Cold Storage commence fort. Dans le désert australien des scientifiques en combinaison découvrent les ravages d’un champignon spatial arrivé sur Terre via un débris de la station Skylab. Les cadavres sont partout. L’une des scientifiques est contaminée et c’est à travers elle que le spectateur découvre les effets de l’organisme. Le champignon prend possession de son hôte et cherche à se transmettre par tous les moyens. Un échantillon est ramené aux États-Unis et enfermé dans un bunker militaire sous contrôle strict. Cette ouverture donne le ton : ce sera gore.

De nombreuses années plus tard ce centre de l’armée est devenu un simple dépôt de garde-meubles. Le bunker scellé sous le bâtiment est oublié de tous. Deux employés de nuit Travis « Teacake » et Naomi assurent la surveillance quand un bip d’alarme les mène vers les sous-sols. Le champignon est en train de s’échapper à cause d’une défaillance du système de refroidissement.
C’est cool de retrouver Joe Keery que l’on avait adoré dans le rôle de Steve Harrington dans Stranger Things. Il est parfait dans ce rôle de glandeur attachant embarqué malgré lui dans un cauchemar biologique. Georgina Campbell (Les Guetteurs) forme un duo qui fonctionne très bien avec lui.

Liam Neeson débarque en renfort dans le rôle de Robert Quinn un ancien agent de bioterrorisme à la retraite rappelé en urgence. Après The Naked Gun il continue de montrer qu’il excelle dans la comédie. Il joue le vieux dur à cuire traumatisé par sa première rencontre avec le champignon des décennies plus tôt. Il arrive en sauveur mais la situation lui échappe autant qu’aux autres.

Le champignon se propage alors à tout ce qu’il touche. Les humains deviennent des sortes de zombies mutants dès le moindre contact. L’organisme prend le contrôle de leur cerveau et les pousse à contaminer d’autres victimes avant que leur corps explose littéralement. Chaque mort est plus inventive que la précédente. La biche mutante qui débarque dans le garde-meuble est un moment absolument hilarant. Le chat mort qui revient à la vie grâce au champignon avant de s’empaler sur une antenne est tout aussi dingue. Le roi des rats infecté devant la porte du bunker est une trouvaille géniale. Un gang de bikers débarque pour voler des télés dans les box et se retrouve contaminé en quelques secondes. C’est du grand n’importe quoi mais c’est jouissif.
Le scénario est signé David Koepp le monsieur qui a écrit Jurassic Park, Spider-Man et Mission: Impossible. Il adapte ici son propre roman de 2019 et il sait exactement quel ton adopter. Le film assume complètement son côté série B avec un mélange de d’horreur et d’humour noir qui tient la route du début à la fin. Le film ne se prend jamais au sérieux et c’est ce qui fait sa force.
Je trouve que Cold Storage est un film fun où on passe un très bon moment. On rit autant qu’on grimace devant ce délire de champignon spatial qui transforme tout le monde en zombie explosif. Le duo Joe Keery et Georgina Campbell est génial et Liam Neeson apporte la touche badass qu’il faut. Si vous aimez les films comme Shaun of the Dead ou Zombieland vous allez adorer.

