Critique de War Machine
Synopsis
Lors d’une dernière mission éprouvante pendant sa formation de Ranger, un ingénieur militaire doit mener son unité contre une gigantesque machine à tuer venue d’un autre monde.
Avis de Zast
War Machine commence par un drame. Deux frères veulent devenir Rangers de l’armée américaine. Ils sont pris dans une embuscade des talibans à Kandahar. Leur convoi est attaqué et le personnage incarné par Alan Ritchson (Reacher) est le seul rescapé. Son frère joué par Jai Courtney y perd la vie. Deux ans plus tard il décide de poursuivre leur rêve commun en rejoignant le programme de sélection des Rangers. Il est rongé par le deuil et les séquelles physiques de l’embuscade.

La première partie du film est consacrée à l’entraînement. Les recrues sont identifiées par des numéros et non par leurs noms. Elles enchaînent les épreuves physiques éprouvantes sous la supervision de deux instructeurs sans pitié incarnés par Dennis Quaid et Esai Morales.

Les séquences d’entraînement sont assez longues. Au fur et à mesure les recrues sont éliminées les unes après les autres. Le personnage de Ritchson reçoit le numéro 81. Solitaire et renfermé il refuse tout rôle de leader et il préfère prouver sa valeur en silence. Il est hanté par la mort de son frère. Alan Ritchson que l’on connaît surtout pour son rôle de Jack Reacher dans la série éponyme sur Prime Video est ici comme une véritable machine de guerre. Sa stature imposante et son jeu physique collent parfaitement au personnage.

Après une bonne trentaine de minutes dans cet univers militaire réaliste d’entrainement le film bascule radicalement (enfin). Lors de la mission finale de sélection les recrues survivantes découvrent dans la forêt ce qui ressemble à un vaisseau écrasé. Persuadés qu’il s’agit d’un élément de leur exercice d’entraînement ils tentent de le faire sauter. Mais c’est une mauvaise idée. L’appareil se transforme en un robot géant dans un style qui rappelle celui d’un robot de la saga Transformers et il commence à les attaquer. La transition n’est pas d’une grande finesse mais le choc fonctionne. Le film bascule dans un registre gore assumé avec des corps déchiquetés et carbonisés par les tirs de la machine.

La seconde moitié s’inscrit dans une ambiance à la Predator. Les survivants sont chassés par la machine dans un environnement hostile. Le numéro 81 jusque-là en retrait finit par devenir le leader du groupe. Son expérience de combat fait la différence face à des recrues moins aguerries. Le film joue alors pleinement la carte de l’esprit d’équipe et de la survie avec des séquences d’action bien chorégraphiées dont un passage spectaculaire dans des rapides. Patrick Hughes qui avait déjà réalisé Expendables 3 et Hitman & Bodyguard sait filmer les scènes d’action. Les cascades sont impressionnantes. Les effets spéciaux sont convaincants. Le robot est imposant.

En revanche ce ne sont pas les dialogues incroyables. Les répliques sont classiques et elles sont parfois presque maladroites. Le développement des personnages secondaires reste superficiel et la plupart des recrues servent essentiellement de chair à canon.
Je trouve que War Machine est un bon film d’action qui ne se prend pas au sérieux. Ce n’est pas réaliste mais il y a plein d’action et il ne demande aucune réflexion. Le film assume son statut de divertissement musclé et décomplexé dans la lignée des films d’action des années 80 et 90.

