Critique de La Mascotte

Critique de La Mascotte

06/03/2026 Par Yanick Ruf

Fiche technique

Titre original : Slotherhouse

Réalisateur : Matthew Goodhue

Acteurs : Lisa Ambalavanar, Sydney Craven, Andrew Horton, Bianca Beckles-Rose, Olivia Rouyre, Tiff Stevenson, Sutter Nolan, Milica Vrzić, Stefan Kapičić, Annamaria Serda

Date de sortie : 30 août 2023

Durée : 1h33

Genre : Horreur, Comédie, Thriller

Pays : États-Unis, Serbia

Synopsis

La jeune Emily découvre un paresseux caché dans son université. Prête à tout pour être élue présidente de sa promotion, elle en fait sa mascotte pour gagner en popularité. Mauvaise idée : cette adorable créature nommée « Alpha » se révèle être un prédateur sanguinaire bien décidé à massacrer – lentement – les étudiantes…

Avis de Yanick Ruf

Rares sont les films qui osent aller aussi loin dans le délire assumé. La Mascotte en fait partie, et il le revendique fièrement : ici, le tueur n’est autre qu’un paresseux animatronique sanguinaire, fusion improbable entre mascotte de campus et monstre de foire. L’idée est tellement absurde qu’elle en devient irrésistible. Oui, le film est idiot, volontairement excessif, et justement, c’est ce qui fait tout son sel.

Critique de La Mascotte

Sous ses airs de comédie d’horreur décomplexée, le film s’amuse à égratigner l’univers des influenceuses, des concours de popularité et des réseaux sociaux. Les candidates à la présidence de leur sororité rivalisent de superficialité et d’arrogance, obsédées par leur image, leur taux d’engagement et leurs followers. Pendant ce temps, leur adorable mascotte (Alpha, un paresseux à l’air inoffensif) révèle une intelligence surprenante, capable de manipuler ordinateurs, photos, boissons et même capsules de bière… avant de passer à l’acte avec une efficacité meurtrière redoutable.

Critique de La Mascotte

Les morts s’enchaînent, souvent grotesques, parfois inventives, toujours absurdes. La lenteur légendaire du paresseux contraste délicieusement avec la frénésie hystérique de ses victimes, donnant lieu à des scènes d’un comique macabre jouissif. On rit, on sursaute, on secoue la tête d’incrédulité. La Mascotte appartient à cette lignée de films d’horreur volontairement débiles, mais tellement conscients de leur propre absurdité qu’ils en deviennent attachants.

Critique de La Mascotte

Côté réalisation, le choix d’une marionnette est une vraie bonne surprise. Le monstre a une présence physique qui manque souvent aux créatures en CGI : il bouge maladroitement, mais chaque clignement d’œil renforce le malaise. Techniquement, c’est plutôt réussi, et l’humour second degré du film assume à fond cette artificialité.

On notera également une distribution presque entièrement féminine, volontiers caricaturale, mais énergique et complice du délire ambiant. Le tout compose un festival d’excès et de non-sens, à mi-chemin entre film d’horreur et une parodie des slashers 90’s. Bien sûr, il ne faut surtout pas chercher la vraisemblance (la narration part dans tous les sens, l’humour frôle parfois le ridicule) mais le résultat reste diablement divertissant.

Critique de La Mascotte

En somme, La Mascotte est un carnage volontairement idiot mais pleinement assumé, un film qui célèbre la bêtise avec un aplomb réjouissant. Du gore, des rires, et un paresseux tueur plus malin que ses victimes : c’est n’importe quoi, mais c’est exactement le genre de n’importe quoi qu’on aime regarder entre amis.

Bande annonce du film La Mascotte

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