Critique de La Malédiction de la veuve noire
Synopsis
Le détective privé Mark Higbie enquête sur une série de meurtres commis de manière curieuse. Les victimes, toutes de sexe masculin, sont retrouvées vidées de leur sang, avec de profonds trous dans la poitrine et parfois enroulé dans du fil de soie. Malgré les réticences de la Police, Higbie continue ses investigations qui l’amènent sur la légende de la veuve noire ; une femme qui, sous le coup d’une malédiction, se transforme en araignée géante les nuits de pleine lune.
Avis de Yanick Ruf
La Malédiction de la Veuve Noire (1977) est un téléfilm fantastique kitsch qui incarne parfaitement l’esprit des séries B d’horreur des années 70. Réalisé par Dan Curtis, ce polar arachnide mêle enquête policière et créature monstrueuse dans une ambiance rétro à souhait.

L’histoire suit un détective privé, Mark Higbie (Anthony Franciosa), chargé d’élucider une série de meurtres étranges : des victimes masculines vidées de leur sang, enveloppées de fils de soie, comme piquées par une araignée géante. Tourné comme un polar classique, le film distille le mystère avec parcimonie, cachant l’essentiel pour entretenir la tension. Petit à petit, des indices surnaturels émergent (légendes indiennes, pleine lune, métamorphose) jusqu’à révéler une malédiction liant une séduisante jeune femme (Patty Duke Astin) à une veuve noire humanoïde.

Ce qui frappe, c’est son esthétique datée et charmante : de véritables araignées rampent à l’écran, sans effets CGI. La scène finale dévoile une imposante bestiole en animatronique rudimentaire, faite de « trois bouts de ficelle », qui évoque les monstres en caoutchouc des années 50 comme dans Tarantula ou Le Blob. Ce bricolage low-tech fait tout le charme : on y croit par nostalgie, et ça rêve autant qu’un blockbuster moderne.

Moins effrayant que sanglant, ce téléfilm brille par son rythme haletant et son casting solide (Donna Mills, June Allyson). Parfait pour les amateurs de vintage fantastique qui aiment quand l’horreur se teinte de mystère policier. Un petit bijou kitsch qui prouve qu’avant le numérique, on faisait vibrer avec du carton-pâte et beaucoup d’imagination !


