Prés de 70 ans après Lon Chaney Jr, c’est au tour de Benicio Del Toro d’endosser le masque de Larry Talbot (ou plutôt Lawrence, tel qu’il est appelé tout au long du film) pour incarner l’un des plus célèbres monstres des studios Universal. Vous l’aurez compris, on assiste une fois de plus à un remake. Et la surprise est bonne, preuve que les scénaristes, même s’ils manquent d’idées originales, se creusent tout de même la tête pour nous offrir un spectacle de qualité. L’ambiance de l’original est là, malgré une histoire bien différente. On retrouve pourtant les personnages principaux, mais avec quelques différences (Gwen Conlife est en fait fiancée au frère de Talbot, l’inspecteur n’est plus un ami d’enfance de Larry,…). Cela n’empêche pas l’histoire d’être captivante, avec notamment des rôles inattendus pour certains protagonistes.
Le casting est impressionnant, et c’est certainement une fois de plus ce qui fait pencher la balance vers le bon coté du film. Benicio del Toro, même s’il n’a pas la stature de Lon Chaney, nous propose une interprétation quasi identique à l’original ! Belle performance d’acteur, certainement son meilleur rôle. A ses côtés, on retrouve Anthony Hopkins qui, une fois de plus, se retrouve dans la peau d’un individu plus qu’ambigu. Et à côté de la ( ?) bête, il nous fallait une belle, et c’est Emilie Blunt qui s’y colle. Un trio qui à lui seul donne envie de voir le film ! Mais ce n’est pas tout.
Pour être sûr de ne pas se planter, les studios Universal ont fait appel au meilleur maquilleur dans le domaine, celui qui a déjà su redonner une vie aux loups-garous dans les années 80 en créant des transformations qui resteront à jamais gravées dans nos mémoires : celles de Hurlements et Le loup-garou de Londres. Je veux parler bien entendu de Rick Baker, le seul capable à mon avis de donner les mêmes traits de visages à Benicio qu’à Lon ! Epoustouflant de réalisme.
Rajoutez à cela une bande originale signée Danny Elfman et le tour est joué.
Loin des remakes classiques, on assiste plutôt à une sorte de simili-suite comme on en a déjà eu par le passé. Et on remarquera également les petits clins d’œil sympathiques notamment à la fameuse scène du loup-garou de Londres sur Piccadilly Circus, mais transposé dans le passé.
La bonne surprise pour le retour des loups-garous sur grand écran. Ca valait la peine d’attendre 70 ans pour voir ça. Le film fait enfin peur, pas comme l’original qui prêtait plutôt à sourire… A hurler de peur…